Alfred Berruyer

Une journée d’automne à Notre-Dame de la Salette

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Il y a des jours où nous avons prévu de vous montrer un bel endroit, emblématique de l’Isère… mais une fois sur place, le climat de nos montagnes et les caprices de l’automne en décident autrement…

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Nous avons tout de même décidé de partager avec vous ces moments a cœur d’un nuage accroché dans la montagne, alors qu’un beau soleil régnait sur les vallées iséroises.

Pour vous montrer les fabuleux paysages et le panorama, nous reviendrons, c’est promis !

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Le 19 septembre 1846, dans les alpages au dessus du village de La Salette en Isère, deux enfants bergers, Maximin Giraud et Mélanie Calvat, disent avoir rencontré une « Belle Dame » en pleurs, toute de lumière. Elle leur confie un message de conversion, pour « tout son peuple ».

Après 5 ans d’une enquête rigoureuse, l’évêque de Grenoble, Mgr Philibert de Bruillard, reconnaît officiellement l’authenticité de l’apparition. Dès le lendemain de l’apparition, quelques personnes puis une foule toujours grandissante gravit la montagne pour invoquer la protection de la Vierge. S’inscrivant dans le formidable renouveau de la pratique religieuse du XIXème siècle, cette apparition, comme celles de Lourdes (1858) et de Pontmain (1871), participera au développement de la ferveur populaire pour le culte marial. Le pèlerinage de La Salette, fortement encadré par l’Église, conserve, malgré le recul de la pratique catholique en France, la dimension internationale qu’il acquît dès son origine.

La première chapelle, attestée en 1852, avant même la construction de la basilique fut probablement conçue par l’architecte Alfred Berruyer (1819-1901) sur les lieux mêmes où la Vierge aurait disparu du regard des deux enfants, au sommet de l’actuel chemin de croix du Sanctuaire. Premier édifice en dur construit sur la montagne, cette chapelle aurait été détruite par les intempéries, réédifiée, puis démolie et enfin réédifiée en 1865 à l’emplacement actuel, dans le cimetière du Pèlerinage. Une première esquisse de la Basilique est réalisée dès 1850, avec comme particularité un clocher à six pans à la croisée du transept. Mais ce n’est que deux ans après, en 1852, que l’archevêque Philibert de Bruillard commande à Alfred Berruyer (nommé architecte diocésain en 1853), une grande église de style néo-roman. Sans modèle médiéval local, Berruyer se distingue un peu des constructions néo-gothiques qui se répandaient à cette époque. Le profil de la nef, de la voûte en berceau et des fenêtres hautes semble puiser aux édifices de l’architecture romane sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, comme Sainte-Foy de Conques. Mais l’ornementation des chapiteaux et des arcatures sous les corniches rappelle plutôt le Moyen-Age roman lombard. En 1854, le chœur est achevé. En 1857 le projet est modifié et en 1865, la façade, flanquée de deux tours en pavillon, est établie (Berruyer venait d’élever les tours carrées des églises de Voiron et de Saint-Laurent-du-Pont). Initialement composée de trois nefs, la basilique est élargie de deux bas-côtés supplémentaires par Ferdinand Bugey en 1897.

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