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L’Eglise de Saint-Hugues-de-Chartreuse

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Saint-Hugues-de-Chartreuse est un petit hameau situé au cœur du massif de Chartreuse, à vingt-cinq kilomètres de Grenoble. Unique en son genre, son église est une attraction singulière pour les amateurs d’art et de théologie.

Commencée en 1952, en marge du renouveau de l’art sacré par un jeune artiste inconnu de 25 ans, Jean-Marie Pirot, plus connu sous le nom d’Arcabas.

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L’église, de style néo-roman, est construite par les Chartreux en 1860. En 1952, quand Arcabas arrive à Saint-Hugues, le bâtiment subit les dommages de l’humidité : charpente et toiture sont en réfection.

L’artiste propose de décorer gratuitement l’intérieur de l’église. Une aventure artistique de trente-huit ans va ainsi démarrer.

Cette l’église est entièrement ceinturée de peintures monumentales se développant sur trois registres superposés de dominante rouge et or, où sont représentés entre autres sujets, la Cène, la Résurrection, Adam et Eve, Saint Bruno, la loi de Moïse, le Psaume 150.

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Le petit registre inférieur (Prédelle) exprime avec plus de cinquante œuvres, la vision du monde de l’artiste à travers les textes sacrés en une pédagogie biblique spontanée, poétique plutôt qu’exhaustive.

Vitraux, tabernacle et autel sculptés, incrustations dans le sol, portes cloutées parachèvent cet ouvrage réalisé en trente trois années d’enthousiasme créateur dans l’art et la foi révélant un lieu pastoral inspiré, à l’usage des croyants autant que des laïcs.

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C’est ce que font ressortir avec force la composition architectonique de caractère majestueux et unitaire, le rythme et la symétrie, le chromatisme jubilatoire, plaçant ainsi l’église de Saint-Hugues-de-Chartreuse parmi les réalisations les plus ardentes mais aussi les plus abouties de l’art sacré contemporain.

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C’est la plus importante œuvre monumentale du peintre. Elle a fait l’objet d’une donation au Département de l’Isère en 1984. Église et musée, Saint-Hugues-de-Chartreuse constitue une réalité multiple : église paroissiale et résidence d’une centaine d’œuvres. La cohabitation est naturelle.

Le lieu, une œuvre d’orfèvrerie, étrange et rare, accueille chaque année des milliers de visiteurs (entrée libre sauf pendant les offices religieux).

Visiter le site Internet.

Pour aller plus loin :

Arcabas : Saint-Hugues-de-Chartreuse et autres œuvres de François Boespflug

Arcabas

Relié: 207 pages
Editeur : Conservation du Patrimoine en Isère Musée Dauphinois (1 septembre 2008)
Langue : Français
ISBN-10: 2355670110
ISBN-13: 978-2355670114

Le marais des Sagnes

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C’est le plus grand marais d’altitude du Parc de Chartreuse. Il est compose de trois milieux naturels : prairies humides à orchidées, hautes herbes refuges roselières et boisements éparses de saules cendrés.

Marais des Sagnes

Situé à une quinzaine de kilomètres au nord de l’agglomération grenobloise, dans le massif de la Chartreuse, le marais des Sagnes se situe sur la commune du Sappey-en-Chartreuse, à l’ouest du bourg.

Marais des Sagnes

A une altitude de 1000 mètres, le marais est enchâssé entre les hameaux des Sagnes au nord et des Beauches au sud. Le marais des Sagnes est traversé par le ruisseau de l’Achard (également nommé ruisseau des Sagnes), lui-même affluent du ruisseau de la Vence.

Marais des Sagnes

La commune du Sappey-en-Chartreuse occupe un val peu allongé évidé dans des marnes de Narbonne, au cœur du synclinal du Sappey (Réf. cit. http://www.geol-alpes.com, Maurice Gidon, 1998-2006).
Le cœur de cette dépression est ainsi formé, d’une part de marnes de Narbonne et, d’autre part, d’alluvions fluvio-glaciaires d’obturation (formées, en grande partie, des produits de l’érosion des marnes).
Ceux-ci ont rempli la dépression au Würmien. La présence du marais des Sagnes résulte de l’accumulation de matériaux sédimentaires fins.
Ceux-ci ont en quelque sorte étanchéifié le sol, ce qui a permis à la zone humide de s’installer.

Marais des Sagnes

Deux thèses s’affrontent pour expliquer la formation du marais. Toutefois, l’une d’elles, celle d’une coulée de boue issue des pentes de Chamechaude, reste le plus probable et est actuellement acceptée :
– Le premier scénario met en cause une coulée boueuse issue des marnes du versant sud de Chamechaude. Celle-là se serait écoulée en direction du Sud-Ouest, pour venir s’appuyer sur le versant est de l’Ecoutoux. Le ruisseau des Sagnes, ainsi barré, aurait permis la naissance d’un plan d’eau dans le val du Sappey, en amont du barrage. Il se serait ensuite comblé de matériaux argileux, issus de l’érosion du bassin versant. Ce scénario, à l’heure actuelle, reste le plus plausible.
– La deuxième hypothèse, qui met également en scène un lac comblé par des éléments issus de l’érosion, s’attache à décrire l’origine différente de celui-ci. Ce lac se serait également formé en amont d’un barrage, mais celui-ci serait issu d’une formation morainique apportée par une langue glaciaire du glacier de l’Isère, remontant jusque là à l’époque Würmienne.

Marais des Sagnes

Le marais des Sagnes est situé un peu à l’écart du bourg dans un vallon sous le hameau des Sagnes.
Le site occupe une superficie de 25 ha 05 a 93 ca 250.593 mètres carrés).

Marais des Sagnes

Autrefois, le marais était entretenu par la fauche destinée à la litière des bêtes.
Ce bas marais alcalin reste exploité par des agriculteurs locaux, pour la fauche et le pâturage de bovins. En hiver, dès que l’enneigement est suffisant, une piste de ski de fond traverse le site. Au Nord du marais, un sentier traverse une partie de la roselière et longe une haie pour rejoindre un affût de bois, construit là en 2003 pour faciliter l’observation de la faune et plus particulièrement des chevreuils du coteau voisin.

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En hiver, lorsque le niveau d’enneigement est suffisant, une piste de ski nordique traverse la marais de part en part.

Marais des Sagnes

Le marais offre une mosaïque de milieux humides : roselières, prairies à orchidées et saulaies à forte valeur biologique. Le site s’insère à la lisière des versants forestiers de l’Ecoutoux dans un paysage agricole traditionnel de moyenne montagne. Le marais est le refuge de nombreux espèces de mammifères, d’amphibiens et d’oiseaux, comme le Chevreuil ou la Bécassine des marais. Il abrite aussi des plantes protégées comme par exemple le Séneçon des marais ou la très belle orchidée, l’Orchis de traunsteiner.

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Sortir de Grenoble direction La Tronche. A La Tronche prendre la D512 via Corenc direction le Sappey en Chartreuse. Entrer dans Le Sappey en Chartreuse. Stationner votre véhicule sur la place du village, puis prendre la route suivante sur la gauche indiquant « Les Sagnes ».

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Suivre cette indication jusqu’au panneau qui indique le début du sentier de découverte.

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Jusqu’à la cabane en bois du poste d’observation, le bon chemin est accessible à tous.

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On peut poursuivre la balade par un sentier moins bien marqué, qui vous mènera au cœur du marais et observer, avec discrétion la faune et la flore spécifique de ce lieu.

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Vers la lisière des arbres, une trace moins nette permet d’accéder au point le bas des prairies humides.
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On peut continuer le chemin sous les bois, derrière les habitations, et déboucher en face de l’aire de pique-nique pour le retour sur la place du village.

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Descente de l’alpage

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Pour une fois, nous ne vous proposons pas de partir dans nos montagnes, car ce samedi, ce sont nos montagnes qui sont venues à Grenoble à l’occasion de la 4ème descente de l’Alpage.

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Les vaches ont voulu se balader dans Grenoble en utilisant le nouveau réseau Tag et essayer le tram, puis sont allées à l’Office de Tourisme de Grenoble demander quelques précieux conseils…

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Toute l’après-midi encore, profitez des nombreuses animations…

Toute la journée de10h à 18h, présentation des animaux, animations commerciales, dégustations, restauration. A 11h défilé de vaches. A 17h traite et dégustation de lait.

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Descente des alpages, 4e édition
4, rue de Strasbourg
GRENOBLE

Site web : http://www.les-alpages.fr/

Gorges du Gorgonnet de la Drevenne

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Les Gorges du Gorgonnet, site remarquable par sa beauté et sa discrétion, se découvrent pas à pas le long du sentier facile à pratiquer.
Ce nom insolite cache une cascade secrète qui se jette dans une vasque claire à laquelle on accède par un étroit défilé qui donne des frissons. Tout cela n’est pas très connu, sauf des pêcheurs à la truite.

Pas très loin et d’un accès particulièrement facile. Cette balade plaira à tout ceux que faire un ou deux kilomètre sur une petite route tranquille n’ennuie pas et qui ne veulent pas faire de gros dénivelés ni marcher sur un chemin accidenté (par exemple s’ils portent un bébé sur le dos… ou sur le ventre). Le coin est aussi propice au VTT ou aux randonnées équestres. On évitera cette balade les jours de chasse.

Le dénivelé total de la promenade avoisine la centaine mètres.

Gorges du gorgonnet

La Drevenne descend du plateau du Vercors où elle prends sa source au dessus de Cognin-les-gorges, à proximité du col de Romeyère (près de la D35)à 1064 mètres. Après avoir coulé en direction du nord sur le plateau, elle descends dans la vallée de l’Isère par des gorges encaissées, succession de cascades et de vasques profondes, constituant l’un des plus prestigieux canyons du Vercors : le canyon des Ecouges, où elle entre à l’altitude de 882 mètres, pour atteindre 661 mètres au pieds de la célèbre cascade des Ecouges. La partie haute, la plus encaissée est la plus difficile d’accès (une partie est même inaccessible). C’est une succession de vasques plus ou moins grandes.

Passerelle de la Gaffe

Puis, grossie de ses sept affluents, elle descends par des vallons peu accessibles jusqu’au gorges du Gorgonnet de la Drevenne, dont le point haut, accessible enjambé par la pittoresque passerelle de la Gaffe, permet d’admirer une cascade secrète qui se jette dans une vasque claire.
La partie médiane, du canyon jusqu’au dessus de Saint-Gervais est une succession de courants entre les blocs, de remous, de cascades, vraiment magnifique. Assez difficile d’accès, donc tranquille tôt le matin ou le soir… (à partir de mai, canyonnig en journée sur le haut).

Ensuite elles s’assagit jusqu’à Saint-Gervais le Port où elle se jette dans l’Isère après un parcours d’une dizaine de kilomètres.

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Le point de départ peut se faire depuis Saint-Gervais le Port, ou depuis Rovon.

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Si vous choisissez de faire cette balade au départ de Rovon, laissez votre voiture sur le parking du cimetière.

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Commencez la balade en prenant, en face, le chemin du Mollard.

La route goudronnée monte légèrement en bordure des champs de noyers. Et oui, la noix de Grenoble ça vient d’ici, pas de la capitale de l’Isère !

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Au croisement des Buissières (235 mètres) prendre à gauche entre les fermes et les séchoirs à noix.

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Le chemin passe alors à travers bois, entre noiseraies et prairies pâturées par des ânes ou des chevaux.

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A certains endroits, l’homme a laissé sa marque dans le paysage, montant des murets aujourd’hui à demi écroulés, avec les rochers expurgés des champs. En d’autres endroits, le chemin est bordé de buis qui forment un mur odorant et frais.

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On atteint ainsi paisiblement Les Rez où l’on arrive en traversant une exploitation maraichère.

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Éviter le fastidieux crochet, et prendre directement à droite, puis à droite devant le Domaine du Pressoir (qui propose de l’huile de noix). La route goudronnée monte jusqu’à une plantation de noyers où les chasseurs ont établis leur maison associative.

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Après un virage en épingle, la route devient chemin, et la balade dans un monde féérique commence. Nous apercevons Saint Gervais et les contreforts du Vercors au loin. Le sentier est désormais balisé jaune et vert. C’est d’ici, lorsqu’on est au dessus de la maison des chasseurs que part la trace d’un sentier pour une randonnée plus sportive qui permet de rejoint le Pied Aigu par le Saut de la Vache (avant le premier virage, derrière la maison des chasseurs, repérer face à une vieille clôture, une trace qui remonte parmi les buis vers le Sud. S’engager et de suite virer à droite, pour éviter la montée raide. En peu de temps on prend de l’altitude, on gagne la base des rochers des Enversins).

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Une petite centrale hydro-électrique se trouve à l’embouchure des gorges, d’où le large tuyau qui suit le chemin. Le torrent, que l’on entends gronder au fond du ravin est, pour le moment caché par les arbres.

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Nous entrons à présent dans des gorges étroites, appelées le Gorgonnet. A notre droite, la falaise, humide et ruisselante. De l’autre côté, le torrent, qui coule dans un trou de quelques mètres de large et plusieurs mètres de profondeur !

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Du côté de la falaise, nous trouverons deux tufières, dont l’une est haute et large d’une bonne dizaine de mètres. On peut même y voir une petite vasque naturelle, comme si nous étions à l’entrée d’une chapelle dédiée aux miracles de la nature.

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Appuyé au parapet, avec le grondement du torrent qui coule dans une gorge étroite de quelques mètres, à une dizaine de mètres en dessous de nous, nous faisons face à une miracle naturel : la transformations, sous l’action de l’eau chargée en calcaire du Vercors, du végétal en minéral. Touchez la mousse, encore verte, et sentez comme elle est dure et déjà rigidifiée. Plus loin, elle a pris une teinte brun clair, et dessous, la mousse est déjà devenue cette roche friable qui était utilisée autrefois pour construire les maisons à l’isolation incomparable.

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Les parties de la tufière qui sont devenues sèches accueillent une flore unique, que l’on ne peut trouver que sur ce milieux riche en calcaire et, en même temps, poreux et friable. Le tuf est une roche fragile, n’y touchez pas, et surtout n’essayez pas d’y grimper car c’est très dangereux.

De suite après la tufière, le chemin, en balcon est surplombé par la roche, qui suinte un peu toute l’année, s’orne de stalagmites de glace en hiver et vous qualifie d’une bonne douche glacée et abondante au printemps, à la fonte des neiges, ou après un bon orage.

Retournez-vous et profitez du paysage sur la vallée de l’Isère et le sud Grésivaudan.

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Dans les rochers en face du chemin, parfois fréquentés par des chamois, qui s’aventurent là, en hiver, en dehors des jours de chasse, on observe souvent quelques oiseaux de proie.

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Le chemin est encore en balcon au dessus du torrent partiellement caché par la conduite forcée. Du la paroi rocheuse, les fougères sont nombreuses, les capillaires (Adiantum capillus-veneris) se disputent la place d’honneur avec les langues de cerf (Phyllitis scolopendrum).

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Puis on parvient dans une forêt dignes des contes de fées, et où l’on s’attend donc à rencontrer Mélusine

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A la sortie de ce bois on atteint l’embranchement vers la passerelle de la Gaffe. Si vous continuez tout droit, vous pouvez monter jusqu’au Pied Aigu, après avoir traversé le hameau, désormais sans âme des Combes, puis continuer vers Malleval pour revenir sur Cognin-les-gorges par les gorges du Nan avant le retour sur Rovon (une randonnée d’au moins une journée avec de forts dénivelés qui demande une certaine pratique).

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Comme nous avons promis une balade familiale, descendez vers la passerelle. Juste avant le torrent à l’altitude 330 mètres, un petit sentier part sur votre gauche pour accéder au pont de bois.

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Certains dimanche, vous trouverez beaucoup de monde dans ce coin tranquille et « secret »…

Vous pouvez revenir à votre point de départ par le même chemin, ou continuer par une boucle moins spectaculaire, plus champêtre, mais tout aussi calme et variée.

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Le chemin continue à travers les praires et les noisetiers et châtaigniers. Si vous cheminez discrètement, vous pourrez observer de nombreux oiseaux et rencontrer, encore, quelques personnages féériques.

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Au lieu dit Le Moléron (alt. 300 mètres), juste après l’apiculteur qui propose un miel excellent, prendre à droite, et, après 300 mètres, un chemin peu visible sur la droite qui descends vers le Réservoir de la Gabouille (alt. 280 mètres) que vous reconnaîtrez à l’odeur en arrivant. Un élevage des Cochons de la Drevenne (de Monique Faure) est effectivement installé en ce lieu.

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Après l’exploitation porcine prendre à gauche le raidillon qui permet, en cinq minutes de rejoindre le lieu-dit Sous le Rocher.

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De là, on atteint le Pont sur la Drevenne, désormais assagie, et, entre champs de noyers, fermes et belles villas, on rejoint le village de Rovon.

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La Prairie de la Rencontre

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 Charles de Steuben

Le 7 mars 1815

Très tôt le matin, Napoléon quitte Corps et se met en route vers La Mure, arrivant en fin matinée ils fait halte sur la colline du Calvaire pour s’y restaurer sous le regard de toute la population. Napoléon félicite le maire  qui a sauvé le pont et le nomme sous préfet. De son passage, Napoléon aurait laissé une malle en bronze exposée au Musée Matheysin.

Le général Marchand qui commande à Grenoble est fermement décidé à arrêter l’usurpateur et à l’enfermer au fort Barraux. Il a envoyé un bataillon qui a pris position à Laffrey, défilé étroit entre la colline et le lac.

A l’entrée de ce village, entre lac et montagne, les troupes du 5ème de Ligne occupent une place stratégique pour arrêter Napoléon.

On longe le lac de Pierre-Châtel, puis celui de Petichet et l’on arrive maintenant au grand lac de Laffrey. Le plateau se resserre entre les collines et les lacs. Soudain, les lanciers polonais à bride abattue reviennent vers les chasseurs qui aussitôt sautent de leurs charrettes et chargent leurs fusils. L’Empereur descend de calèche et monte à cheval, puis dépassant les chasseurs pousse vers Laffrey avec les lanciers. Après un temps de galop, ils s’arrêtent: une troupe d’infanterie est rangée en bataille en avant du village.

C’est le bataillon de Lessart qui, pris de scrupules de n’avoir pas fait sauter le pont de Ponthaut dans la nuit, occupe le défilé. Cet infortuné chef de bataillon a troublé les historiens de cette fameuse rencontre de Laffrey: il se nomme suivant les ouvrages Lessart, ou Lessard avec un d, ou devenu noble, de Lessard, ou encore Delessart.

Lessart, donc, a envoyé un courrier à Grenoble au général Marchand et attendant une réponse, il espère retarder les rebelles. A midi, arrive un aide de camp, le capitaine Jacques Randon de St Marul, officier de 19 ans qui n’est autre que le neveu de Marchand. Parti de Grenoble avant que la dépêche arrive, Randon n’a aucun ordre nouveau, mais, jeune et bouillant, il assure « qu’il n’y a pas de doute, Bonaparte, il faudra tirer dessus. » Né à Grenoble en 1793, engagé à 16 ans a fait la campagne de Russie et, lieutenant en 1813, la campagne d’Allemagne, ce jeune capitaine deviendra maréchal et ministre de la guerre pendant le Second Empire, gouverneur de l’Algérie, pour finir à Genève en 1871.

Jacques Randon et ses hommes, se trouvent donc face à face avec Bonaparte, à cheval avec ses lanciers.

« Feu, feu » hurla Randon. Aucun soldat n’obéit…

Dans le silence, une voix forte et calme s’éleva : « Soldats du cinquième de Ligne, je suis votre Empereur, reconnaissez-moi !« , puis, devant l’indécision des soldats pâles d’émotion lui faisant face, il s’approcha à portée de fusil, entrouvrit sa redingote et s’écria: « S’il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voici. » À ces mots, le 5e de Ligne mit bas les armes et se précipita vers Napoléon en pleurant…. les fusils s’abaissèrent, les soldats fraternisèrent aux cris de « Vive l’empereur!« , les cocardes tricolores fleurirent de toute part.

Napoléon venait de remporter une victoire décisive…

Après cet épisode, Napoléon dit au général Cambronne : « C’est fini. Dans huit jours nous serons à Paris.« 

Stendhal a relaté cet épisode chargé de drames et d’émotions dans « Mémoires d’un Touriste » et dans sa « Vie de Napoléon« . N’oublions pas que Stendhal est né à Grenoble en 1783, dans la rue des Vieux Jésuites, aujourd’hui rue Jean-Jacques Rousseau (plaque commémorative au-dessus de la porte). Lieutenant de Dragon sous l’empire, il fera la campagne de Russie en 1812, en qualité d’intendant.

Le lieu de cette confrontation est devenu la « Prairie de la Rencontre« , immortalisée par le peintre allemand Charles de Steuben et marquée par une statue équestre de l’Empereur précédée en bordure de la route par deux aigles en bronze.

La statue de bronze de Napoléon Ier, commandée par Napoléon III et l’œuvre d’Emmanuel Frémiet, fut érigée sur la Place d’Armes (plus tard appelée la Place de Verdun à Grenoble). Démantelée pendant la guerre de 1870 [le 4 septembre*] au temps de la chute du Second empire elle est mise au placard, d’abord à Grenoble au dépôt des marbres, ensuite à Paris au magasin. La première guerre mondiale relance le culte de Napoléon Ier, et entre le Département de l’Isère et Paris s’élève une dispute au sujet de la propriété de la statue. Grenoble pour finir l’emporte, grâce à la ténacité de Marcel Deléon, et obtient en 1929 la permission d’ériger la statue à Laffrey dans la « Prairie de la Rencontre » aux bords du lac, là où Stendhal avait planté un saule. La statue restaurée est inaugurée officiellement pour la deuxième fois le 31 août 1930 (source: Mairie de Laffrey).

Statue Napoleon Bonaparte - 1868 Grenoble

* Nous remercions M. Eric Lombard pour cette précision.

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Prairie de la Rencontre

Cascade de la Gorge

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Dans son écrin de pins noirs d’Autriche, plantés pour lutter contre l’érosion, la gorge demeure toujours verte. C’est une chute de plusieurs dizaines de mètres qui affiche un débit impressionnant lors de la fonte des neiges.

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On peut se garer devant la mairie de La Terrasse, et de là, rejoindre le ruisseau de La Terrasse 200 mètres à droite en passant derrière la maison de retraite. Le chemin de la Gorge démarre de l’autre côté de la route devant un groupe d’immeubles puis franchit un petit pont.

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Le chemin ensuite monte paisiblement au bord du ruisseau de La Terrasse et atteint le pont de la Gorge à 360 mètres d’altitude en une grosse demi-heure environs. Quelques maisons abandonnées il y a quelque années ont retrouvé un propriétaire. L’entretien de ces lieux embellit encore le site, sur le parcours la cascade de la Terrasse est visible sous différents aspects et, suivant le débit des eaux donne un spectacle grandiose, un sentier part à votre droite et plonge vers le lit du ruisseau pour le longer jusqu’au village en passant par les anciens moulins dont les ruines sous les feuilles et la végétation, cachent les anciennes chambres à eau, on aperçoit encore le canal qui amenait l’eau aux différents moulins qui se suivaient, un seul bâtiment reste visible et sert d’habitation, dans la cour les meules de pierres énormes, servent de décoration et restent les témoins d’un passé pas très lointain.

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Posez-vous quelques temps sur un banc en bord de ruisseau et cherchez les traces d’un passé révolu…

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Au pied de la cascade, un petit pont enjambe le torrent, au-dessus, on peut gravir quelques rochers et monter dans le dédale de pierres que l’eau s’amuse à contourner, à sauter, à caresser accompagnée d’une symphonie de murmures légers, parfois féeriques ou assourdissants, prudence quand même car les plus beaux sites sont parfois dangereux à approcher.

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En hiver ou au printemps, après les pluies, le chemin est glissant.

Pour les enfants, la présence de nombreuses salamandres dans ce milieu très humide, sera une découverte supplémentaire, surtout avant l’été.

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En remontant le torrent en rive droite, après avoir franchi le pont de la Gorge, on atteint en 15 min la deuxième chute après avoir franchi une passerelle constituée de trois troncs. En traversant devant la chute, on trouve un sentier rive gauche qui monte en lacets et rejoint un autre sentier balisé en jaune. Le suivre à gauche jusqu’aux Ebavous – 570 m juste en dessous la D29 (route de Le Touvet à St Hilaire) pour rejoindre la rue de l’Orme. Un des plus jolis chemin de la commune, la source thermale dont les vertus étaient reconnues, était située dans le ravin des Combettes dans lequel coule le ruisseau du Glésy, qui descend en cascade alimenté par les eaux de la montagne de l’Aulp du seuil et de saint Michel, il rejoint l’Isère en traversant le village, bordé au sud et au nord par des éboulis, des forêts de sapins et d’autres broussailles agréable à regarder lors de promenades sur les sentiers qui le serpentent.

Plus facile : A l’entrée dans La Terrasse, avant le centre, au niveau d’une fontaine, s’engager dans la route du hameau de Montabon. Le chemin se trouve 1 km plus haut dans une épingle près d’un poteau portant un balisage bleu et orange, juste avant les ruines du château de Montabon. Un large chemin part sur la gauche au fond du vallon. On accède au ruisseau en 10 min. La première chute est alors juste au-dessus du petit pont (la Gorge – 360 m).

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Atelier des Dauphins – Maquette du château de La Terrasse en 1339

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En s’élevant à gauche du pont la Gorge, en direction de La Côte, par le sentier étroit qui grimpe en lacets serrés et qui mène à St Hilaire du Touvet et au Château du Carré, ainsi qu’à la cascade du Glésy, on aura de jolis points de vue sur la cascade et sur la vallée en dessous de nous.

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Mais cette partie ne peut se faire avec des enfants car le sentier est étroit et la pente au dessus du ravin abrupte. On atteint la D29 après être passé au dessus de la combe Barbouse. Après avoir emprunté la route en descendant, sur une centaine de mètres, on trouve sur la gauche un chemin agricole qui descends a travers bois et prairies. Le chemin, bien tracé passe parfois entre des anciennes métairies transformées en résidences secondaires.

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Cette descente offre de superbes points de vues sur la vallée du Grésivaudan.

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De nombreuses balades, avec toutes les variantes possibles, sont possibles dans ce secteur qui compte de nombreuses cascades, hélas, les chemin ne sont pas bien indiqués sur les cartes IGN ce qui rends ces randonnées accessibles uniquement à des personnes équipées et averties.

Boucle de la cascade de la Terrasse

Localisation :
Entre le Touvet et Crolles, le village de La Terrasse se trouve un peu au-dessus de la Route Nationale 90.
Altitude départ : 250 m (ou 360 m depuis Montabon).
Altitude arrivée : 400 m environ à la deuxième chute.
Durée : 30 min depuis le village de La Terrasse sinon à peine 15 min par la route.
Dénivelée : 150 m depuis La Terrasse au 50 m depuis la route.
Difficulté : Très facile et familiale jusqu’au pont de la Gorge.
La promenade, dite des deux cascades, la Gorge + Glésy par Montabon, est un peu longue mais ne présente pas de difficulté particulière.
La randonnée par la combe Barbouse est plus technique.
Balisage : Rencontre jaune du PNR Chartreuse.

Une journée d’automne à Notre-Dame de la Salette

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Il y a des jours où nous avons prévu de vous montrer un bel endroit, emblématique de l’Isère… mais une fois sur place, le climat de nos montagnes et les caprices de l’automne en décident autrement…

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Nous avons tout de même décidé de partager avec vous ces moments a cœur d’un nuage accroché dans la montagne, alors qu’un beau soleil régnait sur les vallées iséroises.

Pour vous montrer les fabuleux paysages et le panorama, nous reviendrons, c’est promis !

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Le 19 septembre 1846, dans les alpages au dessus du village de La Salette en Isère, deux enfants bergers, Maximin Giraud et Mélanie Calvat, disent avoir rencontré une « Belle Dame » en pleurs, toute de lumière. Elle leur confie un message de conversion, pour « tout son peuple ».

Après 5 ans d’une enquête rigoureuse, l’évêque de Grenoble, Mgr Philibert de Bruillard, reconnaît officiellement l’authenticité de l’apparition. Dès le lendemain de l’apparition, quelques personnes puis une foule toujours grandissante gravit la montagne pour invoquer la protection de la Vierge. S’inscrivant dans le formidable renouveau de la pratique religieuse du XIXème siècle, cette apparition, comme celles de Lourdes (1858) et de Pontmain (1871), participera au développement de la ferveur populaire pour le culte marial. Le pèlerinage de La Salette, fortement encadré par l’Église, conserve, malgré le recul de la pratique catholique en France, la dimension internationale qu’il acquît dès son origine.

La première chapelle, attestée en 1852, avant même la construction de la basilique fut probablement conçue par l’architecte Alfred Berruyer (1819-1901) sur les lieux mêmes où la Vierge aurait disparu du regard des deux enfants, au sommet de l’actuel chemin de croix du Sanctuaire. Premier édifice en dur construit sur la montagne, cette chapelle aurait été détruite par les intempéries, réédifiée, puis démolie et enfin réédifiée en 1865 à l’emplacement actuel, dans le cimetière du Pèlerinage. Une première esquisse de la Basilique est réalisée dès 1850, avec comme particularité un clocher à six pans à la croisée du transept. Mais ce n’est que deux ans après, en 1852, que l’archevêque Philibert de Bruillard commande à Alfred Berruyer (nommé architecte diocésain en 1853), une grande église de style néo-roman. Sans modèle médiéval local, Berruyer se distingue un peu des constructions néo-gothiques qui se répandaient à cette époque. Le profil de la nef, de la voûte en berceau et des fenêtres hautes semble puiser aux édifices de l’architecture romane sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, comme Sainte-Foy de Conques. Mais l’ornementation des chapiteaux et des arcatures sous les corniches rappelle plutôt le Moyen-Age roman lombard. En 1854, le chœur est achevé. En 1857 le projet est modifié et en 1865, la façade, flanquée de deux tours en pavillon, est établie (Berruyer venait d’élever les tours carrées des églises de Voiron et de Saint-Laurent-du-Pont). Initialement composée de trois nefs, la basilique est élargie de deux bas-côtés supplémentaires par Ferdinand Bugey en 1897.

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