Villages et Châteaux

Le brâme du cerf à Vizile

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S’étendant sur une centaine d’hectares, le parc du Domaine de Vizille est le lieu de balade préféré des habitants de l’agglomération grenobloise.

Les jardins du Parc du Domaine départemental de Vizille s’étendent devant le château sur une centaine d’hectares. Ils étaient autrefois territoire privé de chasse du Duc de Lesdiguières. Ils comprennent de larges étendues de pelouses bordant un canal, des parterres à la française, une forêt avec des arbres centenaires aux essences multiples, une roseraie et un parc animalier d’une soixantaine d’hectares. C’est ici que vous pourrez observer les biches, cerfs et daims qui évoluent dans cet espace en toute sérénité, malgré la présence des curieux qui viennent les admirer.

Le brâme du cerf à Vizile

Le moment le plus propice à la visite est la période du brame : de mi-septembre à mi-octobre, les cerfs se livrent à une parade bien étrange pour conquérir les biches. Les cerfs luttent alors sans relâche pour déterminer le mâle dominant qui aura le privilège de mener ces dames pendant toute la saison dans un parc immense équipé d’une tour d’observation, et ou on peut avoir la chance de les voir bramer tout près.

Sinon, prévoir un bon téléobjectif et une paire de jumelles.

Pour le son, vous les entendrez de loin.

Quand à la lumière d’automne dans les montagnes…

Domaine de Vizille
Place du Château
Musée de la Révolution française
38220 Vizille
France

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Château de Beaurevoir

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Surplombant Sassenage avec majesté, le Château de Beaurevoir paraît tout droit sorti d’un conte de fées. L’intrigue qu’il suscite est d’autant plus tenace que son « secret » est inaccessible aux curieux puisque c’est une propriété privée qui s’étend sur 25 hectares.

Château de Beaurevoir

Construit à la fin du XIXème siècle par un riche industriel grenoblois, le gantier Alphonse Terray, grand père de l’alpiniste Lionnel Terray, vainqueur de l’Anapurna, acheté en 1914 par André Papet pour trois ans, ensuite par un ingénieur en explosifs, Paul Corbin.

Sassenage, les Côtes

Le château s’appelait à l’époque Beauregard.

Cette demeure d’architecture baroque flamboyante est un « château à la campagne » d’une bourgeoisie industrielle prospère, bâti vers 1880 par les architectes Chatrousse et Ricoud, avec des pierres récupérées de l’ancien château féodal du XIIème siècle appelé château des Côtes, (château primitif) dont il reste encore quelques ruines dans le parc. Les architectes ont également fait largement appel à la technique du ciment moulée, mise au point à Grenoble à cette époque. Travaillé sur une armature métallique, ce matériau imite à s’y méprendre, tantôt la pierre sculptée, tantôt le bois quand il se fait garde-corps et passerelles du belvédère sur le Furon. Et le parc du château, remarquable, reflète en outre admirablement les capacités imitatives du ciment.

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Quelques années après Beaurevoir, Alphonse Terray avait fait élever, au bout de sa propriété et sur un petit promontoire, un autre château, plus modeste, mais dans le style féodal, avec tours, tourelles, donjons, mâchicoulis et créneaux, œuvre des architectes grenoblois Chatrousse et Ricoud il fut détruit par une explosion avant 1914, il n’en reste que des ruines.

Château de Beaurevoir

Vers 1948 le château devient la propriété de la  SNCF qui y installe son service social et une école.

Ecole SNCF

Le tournage du film Le crime est notre affaire s’est déroulé durant l’hiver 2008 un film de Pascal Thomas, avec :
Catherine Frot (Prudence Beresford)
André Dussollier (Bélisaire Beresford)
Claude Rich (Roderick Charpentier)
Chiara Mastroianni (Emma)
Melvil Poupaud (Frédéric)
Hippolyte Girardot (Le Docteur Lagarde)
Annie Cordy (Tante Babette)

Château de Beaurevoir

Grâce à une modification du PLU (plan local d’urbanisme) votée en urgence par la municipalité en 2013 et contre laquelle les élus de l’opposition se sont élevés, un projet immobilier de grande envergure sera réalisé au domaine du Beaurevoir, avec la construction de 200 logements.

Projet Vinci Beaurevoir

Le 20 février 2014, la signature d’une convention de projet urbain en partenariat avec Vinci Immobilier Résidentiel était présentée en conseil municipal, le principal objectif de cette convention étant d’exonérer Vinci Immobilier de la taxe d’aménagement pendant dix ans.

Le 7 juillet dernier, le Préfet de Région a demandé une enquête d’impact.

Pour le moment, le programme immobilier n’est plus « disponible » sur le site de Vinci Immobilier.

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On peut se demander comment, un monument aussi important ne soit pas encore protégé et inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques.

En effet, avec la Casamaure, inscrite depuis 1986, il est le seul exemple dans la région :

  • D’une folie du XIXème siècle, commandée par un industriel appartenant à la bourgeoisie grenobloise.
  • De l’utilisation pour la première fois du ciment moulé, technique inventée à Sassenage par Louis Vicat.

La ganterie était une des activités prédominantes à Sassenage, tout au moins jusqu’au cœur des années 30. Gantiers, mégissiers, brodeuses s’activent ainsi pour leur propre compte ou pour des entreprises de Grenoble et de Fontaine. Souvent ils ont une autre activité, sont par exemple gantiers et cafetiers comme Louis Reverdy au début du XXème siècle. D’après le recensement de la population de 1926, on compte 53 gantiers à domicile, contre 18 seulement en 1946.

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Le meilleur moyen de voir le château de Beaurevoir, caché dans les arbres, est probablement, pour le commun des mortels, depuis le parc de l’Ovalie.

Chateau de Beaurevoir

Chateau de Beaurevoir

Depuis les Côtes de Sassenage, on a une jolie vue sur les ruines du château médiéval, qui était autrefois illuminé pour les fêtes de fin d’année.

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Un sentier de randonnée passe à proximité du château de Beaurevoir.

Du Château de Sassenage suivre le sentier en direction du Nord en passant par le Hameau du Château et rejoindre le chemin des Engenières. Monter ensuite vers les anciens fours à chaux par le sentier des Gingeolles et arriver au belvédère des Gingeolles (350 m) ; regarder la table de lecture du paysage et des informations sur la géologie locale ; profiter aussi d’une vue exceptionnelle sur la Cluze de Voreppe pour découvrir la face sud ouest de la Chartreuse, la vallée de l’Isère et le pays voironnais. Continuer jusqu’au carrefour du Cruy (400 m). Prendre alors le sentier à droite. Couper la D531 au niveau de la Cimenterie (330 m). Traverser le quartier de Rivoire de la Dame pour retrouver le chemin des Côtes qui passe devant les grilles du château de Beaurevoir (310 m).

Chateau de Beaurevoir

Chateau de Beaurevoir

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Accessible par les transports en commun : tramway ligne A , arrêt Fontaine La Poya (terminus), puis bus 20 direction Veurey-Voroise Mairie, arrêt Château de Sassenage ou bus Flexo ligne 50 qui a un arrêt Beaurevoir juste à coté de la grille d’entrée en bas du château médiéval, ou lignes 53, 54, arrêt Château de Sassenage : Voir le site de la Tag

Chateau de Beaurevoir

Chateau de Beaurevoir

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Le tombeau de Paul Claudel

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Au fond d’un grand parc à Brangues en Nord Isère, repose Paul Claudel le grand poète français, au bout d’un sentier en sous-bois attenant au château où il a vécu.

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C’est au fond du parc, à l’issue d’un petit sentier qui chemine en bordure des cultures et le long du haut mur qui entoure le château, que se trouve la tombe du poète. Conformément à ses vœux, Paul Claudel fut enterré à Brangues, aux côtés de l’un de ses petit-fils, Charles Henri Paris, (fils de sa fille Reine Paris), mort en 1938 à l’âge de deux ans. Ce grand père, dans le chagrin, venait en toutes saisons se recueillir sur la tombe de son petit fils. C’est dans cette terre de Brangues, à côté de cet enfant et non loin d’un peuplier, dans les bambous aussi que le grand homme repose.

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Son épouse, Reine Sainte Marie Perrin, sera inhumée à ses côtés en 1973.
C’est dans cette terre de Brangues, à côté de cet enfant et d’un haut peuplier, que le patriarche repose.

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L’épitaphe.

« Ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel »

Cette inscription est inspirée de l’épître de Saint Paul aux Corinthiens : « cette semence que l’on met en terre à l’automne, semble mourir pendant l’hiver, mais germe et revit au printemps« .
Il s’agit d’un message d’espoir.
Déjà en 1892 Paul Claudel avait abordé ce thème :
« Au-dessous de la raison, au-dessous de la conscience, au-dessous du sens,
Au-dessous de l’instinct et de toute partie allumée de nous-mêmes,
Voici que, tout éperdu dans une révolte comme celle de la Conception,
Nous sentons que nous ne pouvons plus défendre ceci en nous,
Qui est comme le noyau germinal, le grain intime, la semence de notre propre nom ! »
Paul Claudel – La Jeune Fille Violaine

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Château de Brangues

Situé à l’entrée du village de Brangues, et à six kilomètres de Morestel, au coeur d’un parc de 17 hectares, le domaine s’organise autour d’un corps de bâtiment flanqué d’une tour ronde, de communs et d’un élégant pavillon qui servait d’orangerie en bordure de l’allée qui mène au château. Construit du XIVème au XVIIIème siècle. Son histoire débute avec les Rossillon, puissante famille delphinale, mais qui s’attira les foudres de Louis XI et se fit confisquer ses biens au profil d’Imbert de Barthernay. En 1609, les Gratet, famille de grand parlementaires dauphinois achetèrent le château et le conservèrent jusqu’en 1834. Puis ils le cédèrent au marquis de Quinsonnas et c’est à ses descendant que Paul Claudel acheta le domaine. C’est en 1927 que Paul Claudel acheta le château de Brangues et y séjourne chaque été avant d’y vivre définitivement à sa retraite, il y reçut les grands de l’époque comme le président Edouard Herriot, l’écrivain François Mauriac

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L’écrivain, meurt à Paris le 23 février 1955 à l’âge de 87 ans, et y repose aujourd’hui dans le parc à l’ombre d’un peuplier, planté par Jean Louis Barrault, (prés de la tombe un jardin japonais, conçu par Olivier Brière, à été inauguré le 7 septembre 2001). Paul Claudel écrivain et auteur du « Partage de midi« , de « L’annonce faite à Marie » et du « Le Soulier de satin » il fut également diplomate, il débuta sa carrière en 1890 (il était alors âgé de 22 ans) comme consul de France aux Etats-Unis, avant d’être nommé, quatre années plus tard, en Chine, en posant les pieds sur l’archipel nippon, Claudel répondait à un vœu formulé par sa sœur Camille, fascinée depuis toujours par ce pays du bout du monde, lui aussi sera conquis. Promu ambassadeur de 1921 à 1935, il était nommé au Japon. Il ira ensuite aux Etats-Unis et en Belgique.

Adresse
Château de Brangues
38510 Brangues
Tel: 04 74 80 12 55
Ouvert
Château partiellement accessible. Seul l’accès à la tombe de Claudel est possible (accès libre et fléché depuis la route). Visite du château pendant les journées du patrimoine
Accès
De Grenoble. A48 direction Lyon, sortie La Tour du Pin, puis direction Morestel par la D16

Le château de Sassenage

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Il est peu de grandes maisons qui, remontant jusqu’à leur origine, ne rencontre une fable : celle de Sassenage y trouve Mélusine

Nicolas  Chorier

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Magnifique exemple de l’architecture française du XVIIème siècle, le Château de Sassenage construit entre 1662 et 1669 par l’illustre famille des Béranger-Sassenage, a su préserver intacte l’identité de ses différents espaces de vie.

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Un premier château, « castrum de Cassinatico », est cité au XIIIème siècle.

Le château actuel fut construit de 1662 à 1669 par Laurent Sommaire pour le baron Charles-Louis-Alphonse de Sassenage, marquis de Pont-en-Royans. Il s’agit d’un château de réception, dernière demeure construite par les seigneurs de Sassenage.

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La famille de Sassenage s’établit en Dauphiné vers l’an mil. Branche affiliée au Bérenger du Royans dès le XIVème siècle, la maison de Sassenage étend son influence sur une vaste partie du Dauphiné et tout particulièrement sur les contreforts et la partie nord du Vercors.

Malgré l’aura que lui confère sa position de seconde baronnie du Dauphiné, et malgré la légitimité historique de la famille, symbolisée par les restes d’un château fort aux Côtes de Sassenage, la famille de Bérenger-Sassenage cherche le moyen de conserver son rang et d’afficher sa puissance.

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Pour ce faire, les Sassenage décident au milieu du XVIIème siècle, d’édifier un château de réception en remplacement de l’ancienne maison forte. Le château actuel est construit de 1662 à 1669. Peu après l’achèvement de cette demeure, la famille, rejoint la Cour de Versailles où, très proche de la famille Royale, elle occupe de hautes fonctions civiles et militaires tout au long du Siècle des Lumières.

Noblesse d’épée au service de la couronne, les Bérenger-Sassenage appartiennent au cercle très restreint des privilégiés vivant au château de Versailles auprès des descendants de Louis XV. Au milieu du XVIIIème siècle, l’héritage légué par le duc d’Hostun de Tallard permet aux descendants de Mélusine d’étendre et d’étoffer leur territoire aux actuels départements de la Drôme et des Hautes Alpes.

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Au cours des deux derniers siècles, les Bérenger-Sassenage continuent de marquer leur temps en s’investissant dans la vie politique et sociale.

En 1971, le château a été légué à la Fondation de France par la marquise Pierrette Elisa de Bérenger, dernière héritière des Bérenger-Sassenage, avec une part de sa fortune. Ce legs s’accompagnaient de la création de la fondation Bérenger-Sassenage, sous l’égide de la Fondation de France, qui avait pour but de gérer la donation afin de générer les fonds nécessaires à l’entretien du domaine. En 2008, une décision de justice a interdit à la Fondation de France de vendre aux enchères le mobilier du château.

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Le parc paysager du Château de Sassenage fut aménagé à partir de 1852 par Tardy et Lecomte pour Raymond-Ismidon-Marie, Marquis de Bérenger. Antérieurement, trois autres jardins avaient été plantés à l’ouest du domaine, le long de l’axe principal. Une partition somme toute classique qui plaçait dans un même prolongement la cour d’honneur, le château lui-même et le jardin.

Passé la grille en fer forgé de l’entrée du château, le parc offre aux visiteurs un moment de rêve et de calme dans un espace naturel préservé.

En pleine agglomération grenobloise, le parc du Château de Sassenage propose un riche patrimoine végétal, parmi lequel, quelques uns des plus beaux arbres remarquables de l’Isère.

Au fil de la promenade, des vues se créent sur les contreforts du Vercors, le massif de la Chartreuse et vers les chaines de Belledonne.

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NB : vélos, chiens et pique nique interdits

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Accessible par les transports en commun : tramway ligne A , arrêt Fontaine La Poya (terminus), puis bus 20 direction Veurey-Voroise Mairie, arrêt Château de Sassenage ou bus Flexo lignes 50, 53, 54, arrêt Château de Sassenage : Voir le site de la Tag

Informations pratiques
Toute l’année : ouvert tous les jours (Pour les individuels: Du 1er mai au 31 octobre, tous les dimanches de 14h à 18h. Et du 1er juillet au 31 août, tous les jours, sauf le vendredi et le samedi, de 14h à 18h. Départ toutes les heures. Pour les groupes : toute l’année sur réservation.).
Adultes : 7 €
Enfants de + de 6 ans : 5 €
Demandeurs d’emploi : 5€
Tarif étudiant: 5 €
Gratuit pour les enfants de -de 6 ans accompagnés de leurs parents
Groupes adultes : 5 €
Visite guidée enfant 3 – 6 ans: 4 €
Groupes enfants : 4 €
Allée du Château
38360 Sassenage
Téléphone : 04 38 02 12 04
Web : http://www.chateau-de-sassenage.com

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Cognin et les gorges du Nan

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Le Nan est le nom d’un torrent issu des contreforts ouest du Vercors. Il coule dans un passage étroit que l’on peut suivre depuis la route en surplomb qui longe la montagne ou parcourir près de l’eau grâce à un sentier balisé

Gorges du Nan

La route, taillée dans la falaise, fut achevée en 1894, sinueuse comme il se doit pour une véritable route de montagne, elle est des plus pittoresques par ses tunnels, ses corniches et ses paysages exceptionnels.

Route des gorges du Nan

Elle permet de rejoindre le village de Malleval-en-Vercors, une des portes d’entrée du Massif des Coulmes. Le village est aussi un des hauts-lieux de la résistance. C’est dans ce village qu’en janvier 1944 un groupe de résistants fut pris en tenailles par les troupes allemandes venant des gorges de Nan et de Coulmes. Le village et ses habitants furent massacrés par l’ennemi.

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Le point de départ de toutes les randonnées autour des gorges du Nan se fait depuis le joli village de Cognin-les-gorges, un joli village niché au pied du massif du Vercors et des gorges du Nan qui fait partie du Parc Naturel Régional du Vercors. L’accès y est facile par la départementale D1582 ou l’autoroute A49 Grenoble – Valence, sortie Vinay.

Cognin - place de la fontaine

Cognin les Gorges est entouré de champs de noyers. En effet, la production de la noix est une des principales activités économiques de la région. On la trouve sous toutes les formes : en cerneaux sucrés, caramélisés ou salés, en huile de noix, vinaigre de noix, vin de noix, gâteaux, tartes et autres gourmandises…

Rue de Cognin les Gorges

Ce village qui comptait 1200 habitants en 1851, ne comptait plus que 400 âmes après la seconde guerre mondiale. De nos jours la population croit à nouveau et est désormais légèrement inférieure à 700 habitants.

Eglise romane de Cognin-les-gorges

Le vieux Cognin était autrefois groupé autour de son ancienne église romane. Elle a conservé son chœur qui remonte sans doute au Moyen Age. Une grande partie de l’église a été modifiée au XVIIème siècle, comme le clocher et l’étonnant fronton à festons encadrant la porte d’entrée. La façade à génoise offre un exemple intéressant et assez rare en Isère de composition baroque. En 1896, lorsque la nouvelle église est édifiée au bas du village, l’ancienne église est donnée au charpentier en échange de son travail.

Les travaux de construction de la nouvelle église commencèrent en 1890 pour remplacer l’ancienne église en haut du village alors en mauvais état. Elle est construite selon un plan en croix latine. Le clocher est entouré par deux tourelles polygonales et possède des contreforts sur ses angles. Les matériaux de construction proviennent des ressources locales : maçonnerie en pierre calcaire, flèche et lanternon en tuf, baies en ciment moulé.

Château de Cognin-les-gorges

Le château, ou ancienne maison noble du XVIIème siècle appartenait à François Ferrand Teste, seigneur de la Motte-Guimetières. On aperçoit, derrière l’imposant portail surmonté d’une génoise, une tour hexagonale aux délicates ouvertures finement moulurées. L’escalier qu’elle renferme permettait de desservir les différents niveaux du bâtiment actuellement propriété privée.

Prise d'eau de la conduite forcée

Les eaux du Nan ont apporté vie et activité à Cognin. Utilisée comme force motrice par les habitants, elle leur amena aussi très tôt l’électricité.

La turbine située au débouché des Gorges fut en effet édifié en 1910. Elle alimentait Cognin, mais aussi les villes d’Izeron et de Saint Pierre de Chérennes. Abandonnée en 1960, elle fut rachetée en 1996 par un privé, Une partie du courant qu’elle produit sert à alimenter l’éclairage nocturne des gorges tous les été. La prise d’eau se situe plus haut dans la gorge, puis l’eau est transportée dans une conduite forcée que l’on voit lors de la randonnées dans les gorges.

La pierre à Dime

La pierre à Dime est une mesure à grains médiévale est composée de deux cavités taillées dans un bloc de pierre. La tradition raconte que la plus grande cavité correspondait à la part du Seigneur, la plus petite étant réservée à la portion des serviteurs. D’autres prétendent qu’il s’agit d’une pierre à meunier, mesurant d’un coté les grains de blé et de l’autre la farine.

Le séchoir à noix du Hameau de la Tour est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1994. Il est l’un des plus beaux exemples de cette architecture remarquable qui caractérise le patrimoine rural du Sud Grésivaudan. Conçu pour sécher les noix, ce bâtiment indépendant de la ferme comprend une remise et, au dessus, une vaste salle au plancher de bois. Il possède une charpente exceptionnelle dont le bois remonte à 1776.

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