Randonnée pédestre

Balade au dessus de Poisat

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Balade sympathique au départ de Poisat, en direction du camp de Poisat, puis en boucle sur les hauteur jusqu’au hameau du Murier.

Carte de la balade

Le départ se fait depuis le terminus de la ligne 13 à Poisat (anciennement 34), en quittant l’arrêt de bus, monter en direction du cimetière intercommunal et du parc Hubert Dudebout.

Balade au dessus de Poisat

Le camp militaire du 4ème de Génie installé au dessus de Poisat depuis la fin du XIXème siècle, faisait partie du système de défense mis en place par le général Raymond Alphonse Séré de Rivières autour de Grenoble.

Ville de garnison, base arrière des opérations dans les Alpes et jugée vulnérable, Grenoble est alors dotée entre 1873 et 1885, d’une couronne de six forts militaires avec 2 700 hommes et environ 130 pièces d’artillerie dont de nombreux canons de 155 mm, cela suite à la défaite de la France dans la guerre franco-allemande de 1870.

Ce camp pour l’entraînement des troupes fut abandonné après la seconde guerre mondiale après avoir que des milliers de soldats soient venus en manœuvres dans ces bois.

Camp du Génie à Poisat

En quelques minutes, les promeneurs se trouvent comme hors du temps, sous les hautes futaies se mêlent châtaigniers, érables planes, sycomores, robiniers faux acacias, charmes, merisiers et néfliers. Les amateurs pourront découvrir, au détour des petites clairières, des pruniers sauvages dont les fruits tombés à terre régalent les sangliers, blaireaux et quelques hardes de chevreuils.

Discrets, les sangliers sont surtout actifs le soir et la nuit, et vous aurez peu de chances d’en croiser sauf en période de chasse s’ils sont dérangés par des chiens. Toutefois vous pourrez observer leurs traces, soir leurs excréments, soit les mares où ils aiment se vautrer : les souilles.

Mais l’élément le plus remarquable de leur présence sont assurément les boutis, ces parcelles de terre retournées là où ils ont cherché des racines, des bulbes ou des petits animaux.

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Au niveau du parc Dudebout et du parking du cimetière, prendre le sentier qui monte sur la gauche, en suivant l’indication « Camp de Poisat« . C’est une sentier agréable qui progresse sous les bois.

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Puis suivre l’indication « Le replat » et « Camp de Poisat ».

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Du camp militaire, il ne reste plus que des vestiges, quelques traces d’un passé qu’il faut savoir lire : les vestiges de la cantine, d’une poudrière et des abreuvoirs pour les chevaux. Mais la vue est superbe… si l’on fait abstraction d’une ligne haute tension EDF.

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Poursuivre en direction de « Romagne » et vers « Les 4 seigneurs », terrain de jeux favoris des sportifs de la région grenobloise. La montée est un peu rude, mais le chemin est bon.

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Enfin, bifurquer sur la gauche en direction de Saint-Martin d’Heres, Le Bigot, bois de Pisalis.

Le chemin sous les châtaigniers offre de belles perspectives sur le massif de Belledonne, la dent de Crolles, le site fortifié de la Bastille et des vues sur l’agglomération grenobloise.

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Après le pilonne électrique rouge et blanc de la ligne haute tension, continuer en direction du Murier.

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Normalement, la roche que l’on trouve au Murier est du schiste de couleur noire. Mais, il y a 20000 ans, la vallée du Grésivaudan était occupée par un immense glacier qui a transporté des pierres de très loin. Ce sont ces énormes galets de la taille d’une voiture que vous rencontrerez et que l’on nomme blocs erratiques.

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Continuer toujours en direction de « Le Murier », « Les Collodes ». Des bornes éducatives on été installées pour les enfants de l’agglomération grenobloise.

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Puis après le lieu dit Les Collodes descendre par la route à gauche en direction de saint-Martin d’Heres, « Chaberte ».

Puis, avec les mêmes indications, abandonner la route goudronnée pour un petit chemin qui descends rapidement.

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On arrive au vieux village de Saint-Martin d’Heres par ce chemin qui jouxte le château.

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Laisser la route du cimetière sur votre gauche et continuez tout droit jusqu’au centre du vieux village. prendre alors à gauche et continuer tout droit jusqu’à notre point de départ.

Balade accessible par le réseau Tag : Ligne 13, terminus Poisat – Prémol.

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Cascade de l’Oule

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La cascade de l’Oule doit son nom à l’ancien français ole qui signifiait marmite. En effet, les ménagères venaient autrefois laver leur linge « à l’Oule », au pied des cascades. Quant à la cascade supérieure, elle se nomme cascade des Gandins, du nom du ruisseau et du hameau du Plateau.

La cascade de l’Oule 003

La randonnée démarre au niveau de la gare du funiculaire, près du ruisseau de Montfort.

Gare du Funiculaire du Touvet

Nommé chemin du Pal de fer, le sentier passe près des réservoirs d’eau avant de monter aux ruines de Château Robert du XIIIème siècle où vécut la Dauphine Béatrix de Faucigny en des temps de lutte entre Maison de Savoie et Dauphinois.

Le sentier continue au-dessus en s’élevant dans la forêt avant de franchir le ruisseau sous les cascades. Il traverse les rails du funiculaire  avant de gagner le Plateau des Petites Roches, la gare d’arrivée et le hameau de Les Gaudes, qui dépends de Saint-Hilaire-du-Touvet, à 950 m.

La cascade de l’Oule 002

Si vous êtes fâché avec la marche, n’hésitez pas, empruntez le funiculaire, c’est le plus pentu d’Europe !

Si vous avez envie de plus d’émotion, empruntez la via ferrata :

Partageant une des plus belle vue des Alpes, faisant face à chaine de Belledonne, comme un trait entre le Mont Blanc et le Vercors, ce parcours en bordure du plateau des petites roches de Chartreuse et de la vallée du Grésivaudan, vous permettra d’évaluer l’ambiance régnant dans les temps reculées où des femmes venais au pied de la grande cascade pour laver leur linge en parcourant la vire suivie maintenant par la via ferrata, mais aussi, les barreaux permettant aux maquisards de rejoindre leur cache d’arme… Des verticales aux vires horizontales, tous les ingrédients d’une belle via ferrata sont réunit.

La cascade de l’Oule 005

Cette Via ferrata peut se gravir selon 3 itinéraires.
Le parcours des lavandières intégral : De difficulté moyenne c’est un itinéraire qui comporte des passages vertigineux mais sans difficultés majeures. Durée de 3h à 4h.

Parcours des Lavandières intermédiaire : Cet itinéraire est de difficulté moyenne. Il permet une découverte de l’activité en douceur tout en profitant de points de vue magnifiques. Durée : 2h30 à 3h.

Parcours du Grand dièdre : Ce parcours, réservé aux sportifs aguerris possédants quelques notions d’escalade, permet, tout en restant dans un cadre grandiose, d’évoluer dans un falaise très raide en passant des surplomb qui risque de vous laisser des souvenirs impérissables … pour vos bras ! C’est la via ferrata la plus difficile de la région. Durée 4h.

Sinon, le dernier loup du plateau fut tué sur le chemin du Pal du Fer le 30 janvier 1840. Cependant, il se peut qu’ils soient déjà revenu !

Quand vous serez au pied de la falaise et que vous comprendrez ce qui vous attends, vous vous souviendrez que nous vous avons prévenu : c’est une randonnée longue et physique, qui exige que vous soyez bien équipé.

– Départ : Parking du funiculaire – Montfort
– Lieu arrivée : Pal de Fer – hameau des Gaudes
– Altitude départ : 250 m
– Altitude arrivée : 950 m
– Dénivelée : 700 m
– Durée montée : 2 heures
– Durée totale : 3 h 30 minimum
– Balisage : rectangle jaune du PNR Chartreuse
– Difficulté : caractère montagnard et dénivelé important.

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Le Bocage du Bessey

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Bocage du Bessey 014

Pour cette balade en famille, nous vous proposons un circuit de 8 kilomètres sans difficulté, à la découverte d’un paysage de bocage que vous n’espériez peut-être pas trouver dans l’Isère. Il peut être fait avec des enfants, mais l’usage des poussettes est à proscrire.

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Au départ de Saint Cassien prenez le chemin de terre qui prolonge la voie d’accès au cimetière et qui longe la voie ferrée. Le chemin n’est pas signalé tout de suite, mais dans le bois, vous rencontrerez les premières balises jaunes, plus visibles à partir de Denay.

Le Bocage du Bessey

Cœur vert du pays voironnais, ce circuit offre encore des paysages d’un pays de polyculture traditionnelle. Le chemin tourne à gauche avant de grimper sur le coteau à travers des bois de châtaigniers. Toute la promenade se fait à proximité de châtaigniers, noisetiers et noyers, pendant l’arrière saison, la promenade devient donc gourmande.

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Dans le bois, une partie un peu ingrate du chemin grimpe dans un chemin de galets qui roulent sous les pieds. C’est la partie la plus technique de la balade.

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On atteint à la sortie du bois, le hameau du Demay, que l’on va traverser en diagonale, au débouché sur la route, prendre à droite, puis de suite le premier chemin à gauche.

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Après le hameau du Demay l’itinéraire s’enfonce dans un bocage inattendu, petit patchwork de champs cultivés, prairies, taillis de châtaigniers, et, bien sûr, alignements des plantations de noyers.

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On arrive au hameau du Fays, et on continue tout droit sur la route, puis, après la belle maison avec un long balcon en bois, on prends à droite, le chemin qui descend. Le marquage à ce carrefour est assez particulier : des croix indiquent les voies où il ne faut pas aller, mais aucune indication n’indique le bon chemin.

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En bas du chemin on rencontre un des 7 lavoirs de Réaumont, le lavoir du Fays.

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Après le lavoir du Fays, la descente sur Réaumont passe par un escalier puis sur le parking de la gare TER (ligne Rives/Grenoble).

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L’itinéraire s’approche ensuite de Réaumont, le village aux sept lavoirs, en longeant la voie ferrée en contrebas du talus. Réaumont est annoncé par le château qui domine le village.

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Sur la place, après le lavoir du village, se dresse le célèbre tilleul de Réaumont classé arbre remarquable.

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Tilleul de Réaumont 005

Vous contemplerez l’église. Un jardin public, près du lavoir permet de se reposer, et de faire gouter les enfants.

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En passant par le chemin de Champ de l’Orne à Réaumont, vous avez la possibilité de visiter un élevage de lamas.

Sur la place, après le lavoir du village, remontez jusqu’au débit de tabac, en bas du château, puis prenez la direction du hameau de Mercuel (car le passage devant la mairie, dans le virage sans accotement est trop dangereux, les limitations de vitesses n’étant jamais respectées par les conducteurs autochtones).

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La montée vers Mercuel par un raidillon goudronné, offre, heureusement quelques belles maisons anciennes et une vue sur le château, si vous pensez à vous retourner au bon endroit (ombragé).

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Dans le hameau, prenez le chemin entre les maisons sur la droite, et passez en fond du jardin d’un indigène.

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Traversez ensuite l’autre partie du bocage du Bessey :

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Avant de rejoindre le lieu-dit « Les Bouleaux« . Au carrefour, prenez à gauche par le chemin de la Martelière, pour rejoindre le hameau du Demay et votre point de départ.

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En revenant sur Saint-Cassien, vous apprécierez de très beaux paysages avec des points de vue sur les Préalpes  d’un côté, avec les premiers contreforts de Chartreuse, et la vallée de l’Isère avec des échappées sur les falaises du Vercors.

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Complément localisation : Cartoguide promenades et randonnées : Pays Voironnais / Carte IGN TOP 25 n°3233 O Le Grand-Lemps / Lac de Paladru et n°3234 O Tullins.

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De Voiron, prenez la D12 (avenue Jean Jaurès puis avenue de la Croix Morin). Au rond-point continuez tout droit par l’avenue Saint-Cassien. Tournez à droite toujours sur la D12 jusqu’à arriver à Saint-Cassien, continuer la route en direction de Rives sur le pont dominant la voie ferrée, prendre tout de suite à droite et garez-vous sur le parking ombragé, sous les tilleuls, devant le cimetière.

Depuis Grenoble, après Voreppe, prendre la D1075puis la D1085, puis, en direction de Charnècles, la D12C, et à droite sur Le Penon, la D12 jusqu’à Saint-Cassien, tourner à gauche vers le cimetière avant le pont ferroviaire.

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Le Bec de l’Aigle par les gorges du Bruyant

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Les gorges du Bruyant 1900

Cet itinéraire, sans jamais être difficile, permet de remonter au fil de l’eau ce joli torrent qui a creusé son lit au fil de quelques cascades. La première partie est très facile, accessible aux plus petits comme aux plus anciens. Après la première passerelle, il est préférable d’avoir des chaussures adaptées, jusqu’aux vestiges du moulin. Après un court effort pour surmonter le seul tronçon raide du parcours, le promontoire du Bec de l’Aigle récompensera le randonneur par le panorama qu’il lui réserve. Le retour par la route est assez décevant…

Les gorges du Bruyant se situent entre le village d’Engins et le plateau de Lans-en-Vercors. Ce havre de paix classé en raison de son intérêt écologique, faunistique et floristique y confère un espace de détente, de découverte, de fraîcheur et et de convivialité. Aussi il n’est pas rare, les dimanche d’été d’y croiser beaucoup de monde, des familles et beaucoup d’enfants.

Site classé depuis 1977, les gorges du Bruyant méritent un respect vis-à-vis de ses caractéristiques naturelles mais également  des richesses patrimoniales qu’elles recèlent. Il n’est pas rare d’y croiser quelques chamois.

Certains passages de cet itinéraire de montagne sont escarpés et/ou exposés, il est déconseillé aux enfants non accompagnés et aux personnes sujettes au vertige. Pour votre sécurité, nous vous invitons à respecter les règles suivantes : être bien chaussé, ne pas s’engager par mauvais temps, ne pas s’écarter de l’itinéraire ni des sentiers.

Carte IGN TOP 25 3235 Autrans – Gorges de la Bourne – PNR du Vercors

Carte Gorges du Bruyant

Départ de Grenoble : Grenoble, Sassenage direction Villard de Lans, Le départ se situe 3km environ après le croisement de la route d’Engins. Se garer sur le (parfois trop petit) parking entre la route et le Furon.

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Depuis le parking du Bruyant, empruntez le sentier balisé qui mène au Haut-Bruyant. Au niveau des tables de pique-nique, il est intéressant d’effectuer des mesures chimiques et d’indices biotiques, notamment en faisant des comparaisons entre le ruisseau du Bruyant et le Furon.

Gorges du Bruyant

Gorges du Bruyant

Gorges du Bruyant

La remontée du Bruyant sur un sentier (balisé vert et jaune) qui se faufile dans les gorges et serpente le long du cours d’eau est des plus agréable lorsqu’il fait très chaud, car même lors des étés les plus torrides, quand la cuvette grenobloise devient étouffante, il fait toujours fais et humide dans les gorges.

Gorges du Bruyant

Gorges du Bruyant

Les gros cailloux que vous retrouvez tout au long du vallon du Bruyant, ont été transportés par le glacier il y a environ 20 000 ans. On les appelle blocs erratiques. Ils sont des indicateurs du rôle de l’eau dans la formation des gorges. Si vous regardez de plus près, vous verrez sur ces roches des cristaux : ce sont des roches cristallines. La nature de ces roches indique l’ampleur de la glaciation et des mouvements du glacier. Après analyse, on sait que ces roches sont originaires des Alpes centrales. On les distingue des blocs de calcaire locaux à leur forme arrondie par l’usure du temps et par le transport par l’eau et la glace. À ne pas confondre avec les galets ronds issus de la molasse.

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Il est possible de traverser le Bruyant à cinq reprises grâce à des passerelles aménagées tout au long du parcours. De nombreuses petites cascades sont disséminées tout au long du parcours.

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Vous pouvez y observer quelques oiseaux d’eau, en particulier un petit passereau de la taille d’une grive. C’est le Cincle plongeur (Cinclus cinclus). Il est trapu et assez haut sur pattes. Sa queue est courte et souvent relevée. Sa gorge et sa poitrine sont blanches alors que le reste de son corps est sombre. Souvent, il se perche sur les rochers, s’agite de secousses rapides et de clignement d’yeux. Il plonge très bien et se déplace sous l’eau en utilisant ses ailes comme des nageoires pour chercher les larves d’insectes, ce qui lui vaut son nom. Il est également capable de marcher sous l’eau ou de se laisser flotter à la surface, les ailes grandes ouvertes. Il construit toujours son nid à proximité de l’eau, sous les passerelles, les cascades, dans la falaise ou encore sur les berges. Il se nourrit surtout de larves aquatiques et d’insectes.

Gorges du Bruyant

Sur les falaises, et parfois à hauteur de vos yeux, il est possible d’observer des plantes saxatiles (qui poussent sur la roche), dont plusieurs espèces de Saxifrages.

Gorges du Bruyant

Gorges du Bruyant

Tout au bout, se trouvent les ruines d’un vieux moulin. En effet, le Bruyant étant le seul cours d’eau de la commune de Saint-Nizier-du-Moucherotte, un moulin y avait été construit, dont les premières traces datent de 1636. La source étant alimentée toute l’année, le site était favorable à cette implantation. Le meunier de Saint-Nizier y transformait le blé récolté ou d’autres céréales en farine. Un chemin en lacets tapissé de dalles permettait un accès au moulin depuis le haut.

Moulin de Saint-Nizier du M

Persistent aujourd’hui meules, voûtes et canaux…

Gorges du Bruyant

… et, dans le premier lacet au dessus du moulin, les mulets qui ont laissé l’empreinte de leurs fers sur la pierre.

Gorges du Bruyant

Une belle cascade et juste au dessus la résurgence du torrent. Le trou d’où sort le torrent marque la fin de la promenade des gorges du Bruyant pour les promeneurs venus en famille.

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A proximité de la résurgence, vous pourrez observer une tufière en formation, où la mousse se transforme en pierre sous l’action de calcification des eaux calcaires qui coulent dans le Vercors.

Gorges du Bruyant

Gorges du Bruyant

Mais pour les plus aguerris, il est possible de poursuivre par quelques lacets dans les éboulis jusqu’au lieu-dit le Haut-Bruyant, dans un grand champ fleuri propice au pique-nique, à la sieste… ou les deux !

Faites attention toutefois à conserver asse de temps pour rentrer …

Plateau

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Un jour, un petit garçon croisé en chemin nous a demandé si nous avions vu le loup

Le prédateur est certes présent dans ce secteur, mais, sauvage, peureux et discret, nous n’avons jamais eu l’opportunité de le voir. Par contre, avec un peu de chance et en restant toujours très discret pour ne pas l’effaroucher, avec de bonne jumelles et un téléobjectif, vous pouvez rencontrer, au loin, quelque renard, dont ce beau spécimen à pelage particulièrement clair.

Renard

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Puis prendre à droite, et après être sorti de la forêt et avoir longé des prés atteindre par un bon chemin entre les pâturages la Croix de Lichou, d’où il sera possible de rejoindre un promontoire rocheux appelé le Bec de l’Aigle et profiter ici d’une vue absolument exceptionnelle.

Bec de l'Aigle

Retourner sur vos pas, puis continuer sur votre droite en traversant vers le sud, en traversant la forêt, vous trouverez la cabane du Vercors de l’an 1000 construite à l’identique par le Parc Naturel régional du Vercors, et descendre pour rejoindre le carrefour de la Combe (990 m).

Cabane an 1000 - 001

Cabane an 1000 - 002

Attention: au croisement, ne pas suivre la direction de Lans-en-Vercors (à gauche) mais tourner à droite pour retrouver la forêt et descendre jusqu’à retomber dans les gorges du Furon dont on suit le cours en bordure de la route départementale pour retrouver le parking du Bruyant.

Dans les gorges du Nan

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Il existe plusieurs randonnées qui ont toutes pour point de départ Cognin-les-Gorges et qui empruntent le sentier qui remonte les gorges le long du Nan, le torrent qui les traverse depuis des millénaires. Le secteur des Coulmes est un refuge privilégié pour les randonneurs lors des fortes chaleurs estivales, ses forêts profondes comme ses nombreux points d’eau permettent en effet de se préserver d’un soleil devenu trop cuisant.

Gorges du Nan

C’est l’occasion de traverser ainsi l’un des plus beaux sites de l’Isère.

La première partie du parcours est relativement facile est c’est, de loin, la partie la plus belle avec des paysages variés et des sites magnifiques.

Il faut se rendre à Cognin-les-Gorges et laisser votre véhicule sur le vaste parking devant l’église paroissiale, à gauche au feu tricolore ou devant la mairie, en face, dans le cas où le parking de l’église est plein.

Cognin-les-Gorges, parking de l'église

Devant l’agence postale (juste après les toilettes publiques), vous trouverez un panneau du Parc National du Vercors avec la carte des environs et les sentiers de randonnées.

Carte des chemins autour de Cognin-les-gorges

Remonter la rue de la vieille église, passer devant le château pour tourner sur la droite devant le fronton de l’ancienne église romane. Quelques mètres après on s’engage sur le chemin des gorges, sans omettre de remarquer, à votre gauche, la pierre de Dime (voir explications et photos dans notre article sur Cognin-les-gorges).

Gorges du Nan

On remonte d’abord par un large chemin le très beau ruisseau du Nan, que l’on commence par surplomber.

Gorges du Nan

Près du village, un joli pont en pierres enjambe le torrent et un autre sentier, taillé dans la roche revient vers le hameau de la Tour, célèbre pour son séchoir à noix du XVIIIème, classé Monument Historique (nous vous montrerons une autre fois ce chemin).

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Le chemin à suivre pour la randonnée est balisé en jaune et vert.

Gorges du Nan

Après le pont, le chemin se fait entier et commence à monter dans la gorge, au plus près du torrent. Mais il faut savoir, souvent s’écarter de ce chemin balisé et fréquenté pour découvrir les plus beaux trésors de ce torrent qui regorge de cascades et de piscines naturelles baignées par une eau cristalline.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Le sentier balisé continue à monter tranquillement nous offrant toujours de superbes points de vue privilégiés sur le torrent.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Nous continuons à monter sous la falaise couverte de lierre auxquelles se mêlent quelques plantes saxatiles qui échappent à l’envahissement des carex.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Ne manquez pas d’admirer cette jolie petite tufière qui semble avoir pris l’aspect de la gueule d’un monstre sorti de la paroi montagneuse. L’eau qui ruisselle sur les mousses est chargée de calcaire accumulé pendant sa traversée de la roche. Lorsque qu’elle mouille ainsi la mousse, elle finit par la calcifier, puis la transformer en une pierre poreuse que l’on nomme le tuf et qui, dans la région, était utilisé dans la construction des maisons en raison de sa légèreté, et ses propriétés isolantes. C’est souvent, également un biotope particulier où l’on peut trouver des plantes exceptionnellement rares… mais ici, mis à part un beau scolopendre, point de plante étonnante.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Puis, un peu en amont, on trouve la prise d’eau de la conduite forcée qui alimente la petite centrale électrique que nous avons vu au début de notre promenade. C’est une partie de l’électricité produite par cette centrale qui permet l’immunisation des gorges les soirs d’été.

Gorges du Nan

Le sentier continue à grimper et nous sommes déjà à proximité du premier tunnel en dessous la route qui à flan de falaise, mène à Malleval-en-Vercors.

Gorges du Nan

Le sentier emprunte une première passerelle qui a été aménagée pour faciliter un passage technique.

Gorges du Nan

Il est temps, pour les familles avec enfants ou les promeneurs qui ne sont pas équipés de chaussures correctes de faire demi-tour et de rentrer car les passages de plus en plus techniques vont désormais se succéder, et, même si des aménagement ont été fait, ce serait de l’inconscience d’aller plus loin sans un bon équipement, jugez plutôt :

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Ceci d’autant plus que le sentier, désormais s’éloigne du torrent dont on n’entends plus que le tumulte en contrebas, et que, si encore quelques instants nous avons une vue superbe sur les gorges…

Gorges du Nan

… et sur la grotte de la vierge.

Gorges du Nan

Le chemin est bientôt happé par les arbres et la progression se poursuit sous les frondaisons.

Gorges du Nan

Après un passage un peu délicat dans des éboulis où plusieurs sentiers différents on été tracés, on continue à progresser sous les arbres sur le sentier qui fait plusieurs lacets.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Au détour d’un de ces lacets, si le randonneur prends le temps de lever la tête, il découvrira la route creusée sans la rocher (voir ce circuit en détail).

Gorges du Nan

Et, entre les branches de noisetiers, un peu panorama sur la vallée de l’Isère entre les gorges.

Gorges du Nan

Puis, c’est un morne et large chemin entre les buis, sous les noisetiers et les érables qui continue à monter, au frais, heureusement.

Gorges du Nan

Puis le sentier débouche par un raidillon sur le bitume de la D 22 et c’est par la route goudronnée que l’itinéraire rejoint le lieu dit « Le Moulin », d’où vous pourrez choisir entre plusieurs variantes possible…

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Cognin et les gorges du Nan

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Le Nan est le nom d’un torrent issu des contreforts ouest du Vercors. Il coule dans un passage étroit que l’on peut suivre depuis la route en surplomb qui longe la montagne ou parcourir près de l’eau grâce à un sentier balisé

Gorges du Nan

La route, taillée dans la falaise, fut achevée en 1894, sinueuse comme il se doit pour une véritable route de montagne, elle est des plus pittoresques par ses tunnels, ses corniches et ses paysages exceptionnels.

Route des gorges du Nan

Elle permet de rejoindre le village de Malleval-en-Vercors, une des portes d’entrée du Massif des Coulmes. Le village est aussi un des hauts-lieux de la résistance. C’est dans ce village qu’en janvier 1944 un groupe de résistants fut pris en tenailles par les troupes allemandes venant des gorges de Nan et de Coulmes. Le village et ses habitants furent massacrés par l’ennemi.

Cognin-les-Gorges (38)

Le point de départ de toutes les randonnées autour des gorges du Nan se fait depuis le joli village de Cognin-les-gorges, un joli village niché au pied du massif du Vercors et des gorges du Nan qui fait partie du Parc Naturel Régional du Vercors. L’accès y est facile par la départementale D1582 ou l’autoroute A49 Grenoble – Valence, sortie Vinay.

Cognin - place de la fontaine

Cognin les Gorges est entouré de champs de noyers. En effet, la production de la noix est une des principales activités économiques de la région. On la trouve sous toutes les formes : en cerneaux sucrés, caramélisés ou salés, en huile de noix, vinaigre de noix, vin de noix, gâteaux, tartes et autres gourmandises…

Rue de Cognin les Gorges

Ce village qui comptait 1200 habitants en 1851, ne comptait plus que 400 âmes après la seconde guerre mondiale. De nos jours la population croit à nouveau et est désormais légèrement inférieure à 700 habitants.

Eglise romane de Cognin-les-gorges

Le vieux Cognin était autrefois groupé autour de son ancienne église romane. Elle a conservé son chœur qui remonte sans doute au Moyen Age. Une grande partie de l’église a été modifiée au XVIIème siècle, comme le clocher et l’étonnant fronton à festons encadrant la porte d’entrée. La façade à génoise offre un exemple intéressant et assez rare en Isère de composition baroque. En 1896, lorsque la nouvelle église est édifiée au bas du village, l’ancienne église est donnée au charpentier en échange de son travail.

Les travaux de construction de la nouvelle église commencèrent en 1890 pour remplacer l’ancienne église en haut du village alors en mauvais état. Elle est construite selon un plan en croix latine. Le clocher est entouré par deux tourelles polygonales et possède des contreforts sur ses angles. Les matériaux de construction proviennent des ressources locales : maçonnerie en pierre calcaire, flèche et lanternon en tuf, baies en ciment moulé.

Château de Cognin-les-gorges

Le château, ou ancienne maison noble du XVIIème siècle appartenait à François Ferrand Teste, seigneur de la Motte-Guimetières. On aperçoit, derrière l’imposant portail surmonté d’une génoise, une tour hexagonale aux délicates ouvertures finement moulurées. L’escalier qu’elle renferme permettait de desservir les différents niveaux du bâtiment actuellement propriété privée.

Prise d'eau de la conduite forcée

Les eaux du Nan ont apporté vie et activité à Cognin. Utilisée comme force motrice par les habitants, elle leur amena aussi très tôt l’électricité.

La turbine située au débouché des Gorges fut en effet édifié en 1910. Elle alimentait Cognin, mais aussi les villes d’Izeron et de Saint Pierre de Chérennes. Abandonnée en 1960, elle fut rachetée en 1996 par un privé, Une partie du courant qu’elle produit sert à alimenter l’éclairage nocturne des gorges tous les été. La prise d’eau se situe plus haut dans la gorge, puis l’eau est transportée dans une conduite forcée que l’on voit lors de la randonnées dans les gorges.

La pierre à Dime

La pierre à Dime est une mesure à grains médiévale est composée de deux cavités taillées dans un bloc de pierre. La tradition raconte que la plus grande cavité correspondait à la part du Seigneur, la plus petite étant réservée à la portion des serviteurs. D’autres prétendent qu’il s’agit d’une pierre à meunier, mesurant d’un coté les grains de blé et de l’autre la farine.

Le séchoir à noix du Hameau de la Tour est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1994. Il est l’un des plus beaux exemples de cette architecture remarquable qui caractérise le patrimoine rural du Sud Grésivaudan. Conçu pour sécher les noix, ce bâtiment indépendant de la ferme comprend une remise et, au dessus, une vaste salle au plancher de bois. Il possède une charpente exceptionnelle dont le bois remonte à 1776.

Cognin-les-Gorges