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Notre-Dame de l’Osier

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Au dessus de Vinay, le plateau de Chambaran est un haut-lieu de la spiritualité : abbayes, monastères, édifices religieux attestent cette richesse.

Notre-Dame de l'osier

Le village de Notre-Dame de l’Osier, anciennement le hameau « Les Plantés », doit son nom à un événement extraordinaire qui se produisit le 25 mars 1649, jour de l’Annonciation de la Vierge.

À cette époque le hameau « Les Plantés », à 4 km de Vinay,  compte une vingtaine d’habitants dont le huguenot Pierre Port-Combet et sa femme, catholique, Jeanne Pélion.

Il prend une échelle et sa serpe et décide de tailler l’amarinier (l’osier) qui se trouve sur le devant de sa maison.
Sa femme lui réplique c’est « un bon jour » (un jour saint) et sous-entend qu’il ne faut point travailler.
Mais Pierre passant outre, décide de tailler. Après quelques instants de labeur, il constate que sa serpette et ses vêtements sont couverts de sang.

Au début, Pierre pensait qu’il était blessé, mais il ne voit aucune blessure apparente, il a taillé le saule une autre fois, et de nouveau l’arbre a saigné. Pendant ce temps, la femme de Pierre est revenu de l’église. Voyant que les bras de son mari étaient couverts de sang, elle se précipita pour l’aider.

Pierre a essayé d’expliquer à sa femme ce qu’il venait d’avoir lieu. Jeanne a tenté de calmer son mari et coupe l’arbre avec son couteau, mais rien ne se passe. Quand Pierre a remarqué que le sang provenait de l’arbre, il saisit le couteau de sa femme et coupe une branche de saule. Le sang a giclé de l’arbre de façon très abondante.

Pierre a maintenant très peur ! Il a appelé  Louis Caillat-Miquelle, le voisin qui devait aller avec lui à la foire de Vinay, et le pria de venir voir ce qui s’était passé. Mais quand Louis prit le couteau et a tenté de couper l’arbre, aucun sang n’est sorti.

Louis Caillat-Miquelle a vu du sang sortir de l’arbre quand Pierre Port-Combet a retenté de tailler l’arbre devant lui.
« ... en dix ou douze endroits, du sang en sort de chaque coupure » déclarera t’il plus tard aux enquêteurs.

Ébranlés, les 2 hommes vont quand même à la foire de Vinay.
Pendant ce temps sa femme tente une expérience.
Elle taille de plus près les branches déjà élaguées par son mari.
Cette fois-ci, il sortira du sang à grosses gouttes, dira-t’elle.
Mais des branches non touchées par son mari, rien ne coule.

Dans les jours suivants, les curieux se pressent autour de l’osier.
Ils ont commencé à se rendre compte que le sang de l’arbre était un avertissement de Dieu pour Pierre, afin qu’il revienne à la foi catholique et de ne plus travailler les Dimanche.

Pierre veut en avoir le cœur net et le dimanche suivant, le 28 mars 1649, il retaille son osier et les branches saignent de nouveau.

Effrayé, Pierre se rend au temple protestant de l’Albe, un village voisin. Ses amis le calmèrent et lui conseillèrent de rester huguenot.

La nouvelle se répand dans la région ; ce mystère attire de nombreuses personnes qui viennent voir l’osier miraculeux, devenu source de dévotion.

Le 25 mars 1657, Pierre Port-Combet laboure son champ quand apparaît une belle dame. Celle-ci lui demande de changer de vie et de quitter son état de protestant pour celui de catholique. Cette rencontre aboutit à la conversion du paysan au terme de sa vie, convaincu qu’il a aperçu la Vierge qui lui a donné la grâce.

Une croix et une chapelle sont érigées à l’emplacement de la rencontre. Notre-Dame de l’Osier est reconnue comme le lieu de la conversion des cœurs par la présence bienfaitrice de la Vierge.

 Notre-Dame de l'osier

L’apparition de la vierge en 1657 est colportée bien au-delà des frontières du Dauphiné et fit de l’Osier une terre de prédilection. Les miracles se succèdent au rythme des pèlerinages.

Le village aura été dans un premier temps occupé par des prêtres au comportement peu digne de l’église. Ils resteront pour l’histoire les « malandrins de l’Ozier » (avec un z à l’époque). Ils furent heureusement remplacés par les Augustins venus de Vinay puis par les Oblats de Marie Immaculée jusqu‘en 1997 date de leur départ de la Les prêtres auront tout de même régné 350 ans au service du « sanctuaire ». Ces trois siècles et demi de cohabitation ont laissé des traces parmi elles, le changement de nom qui passe de « Plantés » à Notre Dame de l’Osier faisant référence à la fois à la vierge et à l’osier ensanglanté.

Notre-Dame de l'osier

Le 4 septembre 1869 le village devient une commune indépendante de Vinay et ne cesse de se développer.

La première pierre de l’église de Notre-Dame de l’Osier est posée le 17 mai 1858 et sa construction durera 10 ans, selon les plans d’Alfred Berruyer. Elle ne sera jamais complètement terminée et restera sans les flèches de ses clochetons et sans le campanile qui, sur sa droite, devait supporter les cloches. Gravures et vitrail central du chœur témoignent de ce qu’elle aurait dû être. Inaugurée en 1868, elle est consacrée le 8 septembre 1873 en présence de l’évêque de Grenoble. En 1924, l’église de Notre-Dame de l’Osier devient basilique par décret du pape Pie XI. A l’intérieur, se trouvent une relique de l’osier sanglant et des morceaux de la charrue de Pierre.

N-D de l'osier au XIXème

Plus proche de nous, ce village a su en dehors de toute xénophobie s’ouvrir aux plus faibles, aux persécutés. Plusieurs fois sollicité, il sut accueillir, protéger et aider quelques victimes de sombres périodes de l’histoire contemporaine.

Un projet est en cours pour l’avenir du monument religieux. Une association a été créée en juillet 2010 pour restaurer et mettre en sécurité la Basilique, en partenariat avec la municipalité, propriétaire, la paroisse et le diocèse de Grenoble-Vienne, affectataires. Les premiers travaux concerneront la restauration des vitraux, notamment ceux du transept nord (côté place) et la rosace au-dessus de la porte d’entrée.

Si dans la période où l’activité religieuse était faste on ne comptait pas moins de onze pensions, il ne reste aujourd’hui même plus le seul restaurant l’Oseraie qui méritait le détour avec ses traditionnelles cuisses de grenouilles. Il a malheureusement fermé en 2011 pour cause de changement de propriétaire.

 Notre-Dame de l'osier

Pèlerinages : le 15 août, le dimanche autour du 8 septembre, le 8 décembre
Sanctuaire Notre Dame de l’Osier
38470 Vinay
Téléphone : 04 76 36 70 44

A voir aux alentours :

La chapelle de Bon Encontre

Fait face à l’église Notre-Dame de l’Osier, au bout de la rue qui lui fait face. Parée de nombreux ex-voto témoins de la ferveur qui l’entoure, cette chapelle célèbre l’apparition de la Vierge à Pierre Port-Combet en 1657.

Voûté d’un berceau en plein cintre, le petit sanctuaire a fait l’objet d’un agrandissement en 1836. Une tour accolée est érigée en 1856 à l’occasion du deuxième centenaire de l’apparition de l’Osier. Restaurée en 1941, elle accueille en son sommet une statue de l’Immaculée Conception.

Notre-Dame de l'osier 004

Notre-Dame de l'osier

Notre-Dame de l'osier

Notre-Dame de l'osier

Le Jardin Pédagogique de Bon Encontre.

Web : http://enisere.asso.fr

Chapelle de l’Espinouse

Construite à l’endroit où la Vierge apparut à Pierre Port-Combet, la chapelle de L’Epinouze est un modeste sanctuaire de plan rectangulaire, coiffé d’une toiture à deux pans. Elle abrite une petite Vierge de l’Immaculée Conception en plâtre polychrome.

A proximité, il est possible de faire une balade pédestre en sous bois de 4 km assez facile : à partir du parking situé à l’orée du bois, prendre la direction Les Ayes, puis Bergerandière et enfin l’Epinouse  pour le retour au parking.

La Vierge du Belvédère – La Madone

Statue en bronze de cinq mètres de haut, la Vierge du Belvédère domine la vallée de l’Isère. Elle fut offerte en 1946 par la commune de Vinay en échange de six candélabres provenant de la chapelle du Couvent des Sœurs de Notre-Dame-de-L’Osier. Cette statue fait face, à celle qui est placée dans la montée vers la route des gorges du Nan, de l’autre côté de la vallée de l’Isère.

Un parking permet de stationner à proximité, il suffit ensuite de suivre le chemin en bordure du champ de noyers pour arriver à la statue, la table d’orientation, et profiter de la vue exceptionnelle sur la vallée de l’Isère et ses vergers de noyers. Il y a également une table de pique-nique face au panorama.

 Notre-Dame de l'osier

Notre-Dame de l'osier

Notre-Dame de l'osier

Notre-Dame de l'osier

Réserve Naturelle du Lac Luitel

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Luitel, altitude 1262 mètres

La Réserve naturelle nationale du Lac Luitel  est située à 25 kilomètres de Grenoble sur la commune de Séchilienne à une altitude de 1250 mètres. C’est la première réserve naturelle nationale créée en France, le 15 mars 1961. Elle occupe une surface de 17 ha et protège les tourbières et la flore originale du pourtour du lac Luitel.

 Le lac Luitel occupe une dé­pres­sion en­gen­drée jadis par le gla­cier de la Romanche, ancien glacier de Belledonne qui a rejoint celui de la vallée de l’Isère. Occupant initialement toute la surface du lac, les zones d’eau libres tendent à se réduire par progression des radeaux végétaux en périphérie. Les sphaignes avancent ainsi vers le centre du lac puis la matière organique s’accumule et forme un sol flottant où les arbres s’implantent. Lors de leur développement, ils finissent par basculer ou s’enfoncer lorsque le système aérien exerce trop de pression sur le sol. Cette évolution naturelle tend vers une fermeture du plan d’eau.

La tourbière du lac Luitel comprend deux systèmes tourbeux : le lac-tourbière caractérisé par des radeaux flottants et la tourbière du col, partiellement boisée par des pins à crochets. On y trouve tous les stades d’évolution écologique de ces milieux à sphaignes.

Ce paysage nordique constitue un refuge pour des espèces reliques des périodes glaciaires. On y trouve les petites pousses du lycopode des tourbières, la scheuchzérie des marais, les plantes carnivores comme le rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), la grassette (Pinguicula vilgaris) ou l’aquatique petite utriculaire (Utricularia minor) et la canneberge (Vaccinium macrocarpon) qui ne pousse naturellement qu’ici en Isère. En tout, 255 espèce de plantes ont été répertoriées sur le site.

Dix sept espèces de libellules sont présentes sur le site dont certaines sont inféodées aux tourbières : cordulies alpestre et arctique, leucorrhine douteuse.

Le site est géré par l’ONF qui assure différentes missions : accueil du public, aménagement du site, études et suivis scientifiques. Des sorties sont organisées régulièrement.

Il est formellement interdit de s’aventurer dans le milieu très fragile de la tourbière.

Le site est très bien aménagé et permet de découvrir, en famille, ce biotope si particulier ainsi que sa flore et sa faune.

Un premier sentier vous permet de surplomber le lac et d’avoir ainsi une vision globale.

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Puis, un bon chemin à fleur d’eau fait le tour du lac et revient par la route d’accès au parking.

Lac Luitel Lac Luitel 025

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Enfin, un cheminement de caillebotis en bois, sur pilotis, traverse la tourbière de l’autre côté de la route.

Lac Luitel

Lac Luitel

Plusieurs sentiers de randonnée passent par ce site. Un chemin balisé permet de rejoindre la chartreuse et la forêt de Premol.

Forêt de Prémol

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Le site de la Forêt Domaniale de Premol est situé sur la route de Chamrousse station de ski près de Grenoble. Il y a deux routes pour monter à Chamrousse. Après avoir traversé Uriage (station thermale ) prendre la route via Vaulnaveys le Haut pour monter sur Chamrousse. À peu près à mi-chemin vous trouverez sur votre droite le site de Premol avec un grand espace de parking.

Forêt de Premol

Vous trouverez à cet endroit de nombreux lieux pique-nique ainsi qu’un chemin d’environ 1 km aménagé par l’ONF pour les personnes handicapées, les poussettes… Promenade très agréable agrémentée de sculptures taillées dans les arbres abattus pour réaliser le circuit. Initiative très intéressante de l’ONF que nous voudrions voir dans de nombreux lieux.

Forêt de Premol

Découvrez les restes de l’ancienne Chartreuse de Prémol, fondée en 1234 par Béatrix de Montferrat (épouse du Dauphin Guigues André), plusieurs fois éprouvée par des incendies (notamment en 1467 et 1707), détruite durant la Révolution Française. Après que la Chartreuse fut désertée en 1791, les paysans des environs se ruèrent à l’assaut des bâtiments pour les piller et les démanteler. La Chartreuse de Prémol et ses terrains furent inscrits comme site naturel le 2 décembre 1943.

Forêt de Premol

La gravure, reproduite ci-dessous, est un document authentique extrait de l’Album du Dauphiné de 1835 (le 1er guide touristique du Dauphiné). Voici le descriptif qu’en donnait le guide Joanne de 1872 :

Prémol (on peut trouver des rafraîchissements et au besoin un gîte pour la nuit chez le garde), ancienne chartreuse dont il ne reste plus qu’une grande porte avec deux pavillons habités par des gardes forestiers, et quelques ruines dans un massif de sapins. Des sentiers, ménagés au milieu des sapins, conduisent aux parties les plus intéressantes des ruines. On remarque surtout une grande porte romane en tuf, haute de 6 à 8 mètres et une fenêtre en ogive trifoliée. L’intérieur de l’église est envahi par une végétation vigoureuse qui en cache peu à peu les débris.

Gravure de la chartreuse de Premol

La grande maison forestière (appelée Porterie) occupait une partie des anciens bâtiments conventuels de la Chartreuse de Prémol. Avant la Seconde Guerre Mondiale, on y trouvait des vivres, du lait et des rafraîchissements. L’hospitalité pouvait y être offerte à condition d’être muni d’une autorisation de l’Inspecteur des Eaux et Forêts à Grenoble !
Malheureusement, le bâtiment fut par la suite abandonné, vandalisé et dévasté par un incendie en 1989.

Les restes de Béatrix de Montferrat seraient encore présents, là où était érigée l’église.

Forêt de Premol

Le domaine de la Chartreuse s’étendait sur 397 hectares, et les bâtiments allaient de la Porterie à l’actuelle petite maison forestière.

Il faut remonter au XIIème siècle, époque où il y avait des droits d’usage sur la forêt. Pour se chauffer, pour construire, les gens avaient besoin de bois et ils avaient obtenu l’usage d’aller se servir chez le seigneur du lieu. A la Révolution, ce qui était la propriété des Chartreux, est devenu la forêt domaniale de Prémol (c’est à dire propriété de l’État). D’autres forêts sont devenues propriété des communes avec deux cas de figures : certaines sont devenues propriété spécifique de la commune où elles sont situées. C’est la cas de la forêt communale de Vaulnaveys le Haut (d’une csuperficie d’environ 81 hectares). Dans d’autres forêts, il y avait des droits d’usage de plusieurs communautés villageoises : les gens avaient l’habitude d’amener leurs vaches pour paître, d’emmener leurs porcs pour manger les faines, de ramasser du bois. Celle-ci sont restées  » indivises ».

C’est ainsi qu’est née la forêt « indivis » d’une surface d’environ 420 hectares, située sur la commune de Vaulnaveys-le-Haut mais propriété de manière indivise des communes de Brié, Herbeys, Vaulnaveys le Haut, Vaulnaveys le Bas.

A partir de ce lieu aménagé partent plusieurs sentiers de randonnée pédestre pour découvrir cette partie de montagne très fréquentée par les grenoblois toute l’année.

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

La flore est variée en toutes saison, on peut notamment y voir la Grande gentiane à fleurs jaune dont les racines sont utilisée pour la fabrication de divers élixirs et alcools.

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D 22 la route des gorges du Nan

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Gorges du Nan

La route, taillée dans la falaise, fut achevée en 1894, sinueuse comme il se doit pour une véritable route de montagne, elle est des plus pittoresques par ses tunnels, ses corniches et ses paysages exceptionnels.

Route de Malleval

Elle permet de rejoindre le plateau du Vercors depuis la vallée de l’Isère, et relie le village de Cognin-les-Gorges au village de Malleval-en-Vercors la plus petite commune du Sud-Grésivaudan, une des portes d’entrée du Massif des Coulmes. Ce dernier village est aussi un des hauts-lieux de la résistance. C’est dans ce village que, le 29 janvier 1944, un groupe de résistants fut pris en tenailles par les troupes allemandes venant des gorges de Nan et de Coulmes. Le village et ses habitants furent massacrés par l’ennemi.

A Cognin-les-Gorges, au feu tricolore, quitter la D 1532 pour prendre, en direction de Malleval par la D 22.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Tourner à gauche à la première intersection, puis à droite après le panneau de fin d’agglomération, la route commence ensuite à s’élever en lacets sous les arbres de suite après le cimetière du village.

Gorges du Nan

Attention, il s’agit d’une route de montagne, étroite et sinueuse, que vous allez partager avec d’autres automobilistes (dont des indigènes qui l’utilisent quotidiennement et ont depuis longtemps oublié sa dangerosité), des motos, des cyclistes, des engins agricoles ou forestiers, et, également des piétons, car la route croise à plusieurs reprises des sentiers de randonnées qui, parfois empruntent même le bitume.  Sans parler des animaux sauvages et domestiques à qui personne n’a encore enseigné les règles de prudence ou le Code de la Route.

Il s’agit donc de rester constamment très prudents et courtois.

A travers les arbres, dans de rares trouées, la route offre de beaux points de vues sur le village de Cognin-les-gorges…

Gorges du Nan

… puis sur la vallée de l’Isère, avec, ici, la prédominance de la culture des noyers. On peut voir une large partie jusqu’à Saint-Marcellin, Vinay, l’Albenc, repérable à sa motte. On aperçoit également le viaduc autoroutier à proximité du péage de Vinay, et le pont sur l’Isère qui a remplacé l’ancien pont suspendu disparu lors d’une crue.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Dans un virage en épingle, une statue de la Vierge fait face à la vallée et semble faire face à l’autre statue mariale qui, juste en face, au dessus de Vinay, surplombe la vallée au Belvédère de Notre-Dame-de-l’Osier. (découvrez notre balade à Notre-Dame-de-l’Osier)

Gorges du Nan

Nous n’avons pas encore découvert le pourquoi de la présence de cette statue à cet endroit ni l’histoire qui lui est liée certainement. Dès que nous l’auront découverte elle sera racontée ici : revenez bientôt !

Gorges du Nan

Peu de temps après avoir dépassé la statue de la Vierge, la route offre une petite particularité offerte par la DDE locale. Lorsque vous y arrivez, vous pouvez avoir l’impression que la route continue tout droit :

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Sauf qu’en réalité vous arrivez sur un autre virage en épingla à gauche et que, tout droit, c’est le grand saut dans le vide, le Nan coule 300 mètres plus bas. On le voit bien sur cette page Google maps :

Gorges du Nan

Imaginons ce qui peut arriver à cet endroit en cas de brouillard, ou si la personne qui conduit a consommé quelque substance qui altère sa vigilance, ceci d’autant plus qu’aucune signalisation n’indique ce danger.

Gorges du Nan

La route passe au lieu-dit Chapeau de Napoléon, à l’altitude de 510 mètres. ici, un sentier de randonnée pédestre très fréquenté croise la route (il redescends dans la vallée en coupant les épingles de la route). A partir de cet endroit la route sort de la forêt et le paysage devient grandiose.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Puis, dans un dernier lacet la route arrive au premier tunnel. Préparez-vous, le grand spectacle de la route va commencer !

Gorges du Nan

Comme vous pouvez le voir, le tunnels sont courts, une cinquantaine de mètres environs chacun. Il y a deux tunnels et une arche. La route est étroite et deux voitures ne se croisent pas sauf dans les espaces aménagés. Rappelez-vous en cet endroit que vous partagez cet espace avec d’autres usagers, voitures, motos, vélos, chevaux, piétons… et les animaux sauvages. Inutile d’utiliser votre avertisseur sonore, RALENTISSEZ !

Ce passage est, en réalité très court, profitez donc du spectacle avec prudence.

Une fois que vous avez franchis le premier tunnel, voici le paysage qui vous attends :

Gorges du Nan

Vous franchissez ensuite un second tunnel.

Gorges du Nan

Puis, la route taillée dans la roche, devient un balcon à mi-falaise (comme on peut le voir depuis le sentier de randonnée qui longe le torrent en dessous de la route).

Gorges du Nan

Gorges du Nan

A cet endroit précis, à la sortie des encorbellements, les falaises composées d’empilements de couches de rochers qui, comme une pile de livres, s’entassent dans les gorges et, plus généralement, dans les paysages du Vercors. Cette pile a eu la bonne idée de glisser sur le côté, comme les livres dans les étagères d’une bibliothèque, pour donner un alignement continu à environ 45°.

Puis la taille de la route dans la falaise a eu l’excellente idée de traverser intégralement toutes les couches déposées là ! La route de Malleval est donc unique dans son genre. Elle permet à hauteur d’homme de relire l’encyclopédie complète des dizaines de millions d’années qui se sont inscrites dans le rocher. C’est un véritable musée-école.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Quand nous pouvons prendre le temps de lire la roche, nous remontons le temps pour nous retrouver au départ à moins 127 millions d’années, dans un climat tropical : la roche contient des fossiles d’oursins. Ces animaux ne vivent que dans les eaux chaudes, dans la vase où la nourriture en micro-organismes est abondante et à l’abri de la lumière, à une profondeur de 30 à 100 m. Le calcaire est piqueté de traces d’épines de ces animaux. Plus bas, nous observons des fossiles de crinoïdes ou lys de mer (petit animal au corps formé d’un calice fixé au fond de la mer par une tige flexible) que l’on retrouve dans le calcaire à lauze.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Revenons aux paysages de rêve des périodes préhistoriques, nous sommes à la limite des terres émergées, juste sur la bande de sable où vos pas s’impriment : elle est inscrite dans la falaise, marquée de trace de grains de sable. La tempête sévit : une couche distincte s’inscrit à nouveau dans le calcaire. Se succèdent ainsi plusieurs couches, plage-tempête (entre les repères 26 et 27 de la route).

Enfin nous voici au niveau zéro à l’approche du tunnel, nous sommes au niveau de l’épi karst littoral, les microcavités de ce massif karstique sont remplies de dolomie (sédiments).

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gardez toujours à l’esprit que vous partagez cet espace unique avec d’autres usagers…

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Route des gorges du Nan

Gorges du Nan

Le passage à hauteur de la grotte de la Vierge marque la fin du défilé. Ces grottes visibles de la route, sont typiques des massifs Karstiques. L’un des composants du calcaire se dissout, permettant l’infiltration de l’eau donnant parfois naissance à ces cavités.

Gorges du Nan

Ensuite la route se retrouve à nouveau dans la forêt dans un secteurs où débouchent plusieurs chemins de randonnée.

Gorges du Nan

La route continue jusqu’au lieu-dit Le Moulin, où le torrent dans une grande cascade (peu visible et non accessible) s’enfonce dans le canyon …

Gorges du Nan

Cette route est déjà l’une des montées cyclistes des plus prisées du massif…

C’est également un régal pour les nombreux motards qui la fréquentent…

C’est un paradis pour les marcheurs, les botanistes, les observateurs de la faune…

Voilà, de plus, une route qui ne cache pas ses atouts à qui sait voir et prendre le temps de lire la roche…

Si le Vercors avait droit à son classement géologique, il est sûr que cette route en serait l’un des fleurons.

Dans les gorges du Nan

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Il existe plusieurs randonnées qui ont toutes pour point de départ Cognin-les-Gorges et qui empruntent le sentier qui remonte les gorges le long du Nan, le torrent qui les traverse depuis des millénaires. Le secteur des Coulmes est un refuge privilégié pour les randonneurs lors des fortes chaleurs estivales, ses forêts profondes comme ses nombreux points d’eau permettent en effet de se préserver d’un soleil devenu trop cuisant.

Gorges du Nan

C’est l’occasion de traverser ainsi l’un des plus beaux sites de l’Isère.

La première partie du parcours est relativement facile est c’est, de loin, la partie la plus belle avec des paysages variés et des sites magnifiques.

Il faut se rendre à Cognin-les-Gorges et laisser votre véhicule sur le vaste parking devant l’église paroissiale, à gauche au feu tricolore ou devant la mairie, en face, dans le cas où le parking de l’église est plein.

Cognin-les-Gorges, parking de l'église

Devant l’agence postale (juste après les toilettes publiques), vous trouverez un panneau du Parc National du Vercors avec la carte des environs et les sentiers de randonnées.

Carte des chemins autour de Cognin-les-gorges

Remonter la rue de la vieille église, passer devant le château pour tourner sur la droite devant le fronton de l’ancienne église romane. Quelques mètres après on s’engage sur le chemin des gorges, sans omettre de remarquer, à votre gauche, la pierre de Dime (voir explications et photos dans notre article sur Cognin-les-gorges).

Gorges du Nan

On remonte d’abord par un large chemin le très beau ruisseau du Nan, que l’on commence par surplomber.

Gorges du Nan

Près du village, un joli pont en pierres enjambe le torrent et un autre sentier, taillé dans la roche revient vers le hameau de la Tour, célèbre pour son séchoir à noix du XVIIIème, classé Monument Historique (nous vous montrerons une autre fois ce chemin).

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Le chemin à suivre pour la randonnée est balisé en jaune et vert.

Gorges du Nan

Après le pont, le chemin se fait entier et commence à monter dans la gorge, au plus près du torrent. Mais il faut savoir, souvent s’écarter de ce chemin balisé et fréquenté pour découvrir les plus beaux trésors de ce torrent qui regorge de cascades et de piscines naturelles baignées par une eau cristalline.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Le sentier balisé continue à monter tranquillement nous offrant toujours de superbes points de vue privilégiés sur le torrent.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Nous continuons à monter sous la falaise couverte de lierre auxquelles se mêlent quelques plantes saxatiles qui échappent à l’envahissement des carex.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Ne manquez pas d’admirer cette jolie petite tufière qui semble avoir pris l’aspect de la gueule d’un monstre sorti de la paroi montagneuse. L’eau qui ruisselle sur les mousses est chargée de calcaire accumulé pendant sa traversée de la roche. Lorsque qu’elle mouille ainsi la mousse, elle finit par la calcifier, puis la transformer en une pierre poreuse que l’on nomme le tuf et qui, dans la région, était utilisé dans la construction des maisons en raison de sa légèreté, et ses propriétés isolantes. C’est souvent, également un biotope particulier où l’on peut trouver des plantes exceptionnellement rares… mais ici, mis à part un beau scolopendre, point de plante étonnante.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Puis, un peu en amont, on trouve la prise d’eau de la conduite forcée qui alimente la petite centrale électrique que nous avons vu au début de notre promenade. C’est une partie de l’électricité produite par cette centrale qui permet l’immunisation des gorges les soirs d’été.

Gorges du Nan

Le sentier continue à grimper et nous sommes déjà à proximité du premier tunnel en dessous la route qui à flan de falaise, mène à Malleval-en-Vercors.

Gorges du Nan

Le sentier emprunte une première passerelle qui a été aménagée pour faciliter un passage technique.

Gorges du Nan

Il est temps, pour les familles avec enfants ou les promeneurs qui ne sont pas équipés de chaussures correctes de faire demi-tour et de rentrer car les passages de plus en plus techniques vont désormais se succéder, et, même si des aménagement ont été fait, ce serait de l’inconscience d’aller plus loin sans un bon équipement, jugez plutôt :

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Ceci d’autant plus que le sentier, désormais s’éloigne du torrent dont on n’entends plus que le tumulte en contrebas, et que, si encore quelques instants nous avons une vue superbe sur les gorges…

Gorges du Nan

… et sur la grotte de la vierge.

Gorges du Nan

Le chemin est bientôt happé par les arbres et la progression se poursuit sous les frondaisons.

Gorges du Nan

Après un passage un peu délicat dans des éboulis où plusieurs sentiers différents on été tracés, on continue à progresser sous les arbres sur le sentier qui fait plusieurs lacets.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Au détour d’un de ces lacets, si le randonneur prends le temps de lever la tête, il découvrira la route creusée sans la rocher (voir ce circuit en détail).

Gorges du Nan

Et, entre les branches de noisetiers, un peu panorama sur la vallée de l’Isère entre les gorges.

Gorges du Nan

Puis, c’est un morne et large chemin entre les buis, sous les noisetiers et les érables qui continue à monter, au frais, heureusement.

Gorges du Nan

Puis le sentier débouche par un raidillon sur le bitume de la D 22 et c’est par la route goudronnée que l’itinéraire rejoint le lieu dit « Le Moulin », d’où vous pourrez choisir entre plusieurs variantes possible…

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Cognin et les gorges du Nan

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Le Nan est le nom d’un torrent issu des contreforts ouest du Vercors. Il coule dans un passage étroit que l’on peut suivre depuis la route en surplomb qui longe la montagne ou parcourir près de l’eau grâce à un sentier balisé

Gorges du Nan

La route, taillée dans la falaise, fut achevée en 1894, sinueuse comme il se doit pour une véritable route de montagne, elle est des plus pittoresques par ses tunnels, ses corniches et ses paysages exceptionnels.

Route des gorges du Nan

Elle permet de rejoindre le village de Malleval-en-Vercors, une des portes d’entrée du Massif des Coulmes. Le village est aussi un des hauts-lieux de la résistance. C’est dans ce village qu’en janvier 1944 un groupe de résistants fut pris en tenailles par les troupes allemandes venant des gorges de Nan et de Coulmes. Le village et ses habitants furent massacrés par l’ennemi.

Cognin-les-Gorges (38)

Le point de départ de toutes les randonnées autour des gorges du Nan se fait depuis le joli village de Cognin-les-gorges, un joli village niché au pied du massif du Vercors et des gorges du Nan qui fait partie du Parc Naturel Régional du Vercors. L’accès y est facile par la départementale D1582 ou l’autoroute A49 Grenoble – Valence, sortie Vinay.

Cognin - place de la fontaine

Cognin les Gorges est entouré de champs de noyers. En effet, la production de la noix est une des principales activités économiques de la région. On la trouve sous toutes les formes : en cerneaux sucrés, caramélisés ou salés, en huile de noix, vinaigre de noix, vin de noix, gâteaux, tartes et autres gourmandises…

Rue de Cognin les Gorges

Ce village qui comptait 1200 habitants en 1851, ne comptait plus que 400 âmes après la seconde guerre mondiale. De nos jours la population croit à nouveau et est désormais légèrement inférieure à 700 habitants.

Eglise romane de Cognin-les-gorges

Le vieux Cognin était autrefois groupé autour de son ancienne église romane. Elle a conservé son chœur qui remonte sans doute au Moyen Age. Une grande partie de l’église a été modifiée au XVIIème siècle, comme le clocher et l’étonnant fronton à festons encadrant la porte d’entrée. La façade à génoise offre un exemple intéressant et assez rare en Isère de composition baroque. En 1896, lorsque la nouvelle église est édifiée au bas du village, l’ancienne église est donnée au charpentier en échange de son travail.

Les travaux de construction de la nouvelle église commencèrent en 1890 pour remplacer l’ancienne église en haut du village alors en mauvais état. Elle est construite selon un plan en croix latine. Le clocher est entouré par deux tourelles polygonales et possède des contreforts sur ses angles. Les matériaux de construction proviennent des ressources locales : maçonnerie en pierre calcaire, flèche et lanternon en tuf, baies en ciment moulé.

Château de Cognin-les-gorges

Le château, ou ancienne maison noble du XVIIème siècle appartenait à François Ferrand Teste, seigneur de la Motte-Guimetières. On aperçoit, derrière l’imposant portail surmonté d’une génoise, une tour hexagonale aux délicates ouvertures finement moulurées. L’escalier qu’elle renferme permettait de desservir les différents niveaux du bâtiment actuellement propriété privée.

Prise d'eau de la conduite forcée

Les eaux du Nan ont apporté vie et activité à Cognin. Utilisée comme force motrice par les habitants, elle leur amena aussi très tôt l’électricité.

La turbine située au débouché des Gorges fut en effet édifié en 1910. Elle alimentait Cognin, mais aussi les villes d’Izeron et de Saint Pierre de Chérennes. Abandonnée en 1960, elle fut rachetée en 1996 par un privé, Une partie du courant qu’elle produit sert à alimenter l’éclairage nocturne des gorges tous les été. La prise d’eau se situe plus haut dans la gorge, puis l’eau est transportée dans une conduite forcée que l’on voit lors de la randonnées dans les gorges.

La pierre à Dime

La pierre à Dime est une mesure à grains médiévale est composée de deux cavités taillées dans un bloc de pierre. La tradition raconte que la plus grande cavité correspondait à la part du Seigneur, la plus petite étant réservée à la portion des serviteurs. D’autres prétendent qu’il s’agit d’une pierre à meunier, mesurant d’un coté les grains de blé et de l’autre la farine.

Le séchoir à noix du Hameau de la Tour est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1994. Il est l’un des plus beaux exemples de cette architecture remarquable qui caractérise le patrimoine rural du Sud Grésivaudan. Conçu pour sécher les noix, ce bâtiment indépendant de la ferme comprend une remise et, au dessus, une vaste salle au plancher de bois. Il possède une charpente exceptionnelle dont le bois remonte à 1776.

Cognin-les-Gorges

Désert de J-J. Rousseau

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« Le plaisir d’aller dans un désert chercher de nouvelles plantes couvre celui d’échapper à mes persécuteurs et, parvenu dans des lieux où je ne vois nulles traces d’hommes, je respire plus à mon aise comme dans un asile où leur haine ne me poursuit plus.« 

Les Rêveries du promeneur solitaire, Jean-Jacques Rousseau.

Désert JJ Rousseau

Deux lourdes portes en bois qui s’ouvrent sur  une gorge étroite entre deux hautes falaises de calcaire. Le promeneur qui les franchit fait alors ses premiers pas dans le désert Jean-Jacques Rousseau.

Un lieu fréquenté par Jean-Jacques Rousseau en 1768.

Le livre L’ancien mandement de Pariset de Jean-Joseph-Antoine Pilot de Thorey (1805 – 1883) nous fournit l’explication : « En 1768, Jean-Jacques Rousseau, décrié par les uns, peu ou mal compris des autres, dégoûté au surplus, lui-même, d’une célébrité qui lui devenait fastidieuse, avait conçu le projet de quitter Genève, pour vivre plus calme et tranquille, sous le pseudonyme de Rénou. Il arriva, le dimanche 10 juillet à Grenoble, où il logea d’abord chez Antoine Vachat, fondeur, en une maison de la rue Vieux-Jésuites, et bientôt après, chez son ami Gaspart Bovier, jeune avocat, avec qui il était en rapport de sympathie, et qui, même, avait le plus contribué à le déterminer dans le choix de notre cité ; mais son caractère inquiet et sa manière de vivre devaient bientôt le dégoûter de sa nouvelle résidence. En effet, son séjour ne dura qu’un mois à Grenoble ; il en partit précipitamment, et sans en faire part à personne dès le 13 août, pour se rendre à Bourgoin. Durant ce mois, ROUSSEAU fit des excursions de montagnes et des courses de botanique ; il fut reçu chez des amis de son hôte et partout avec le plus de cordialité possible : il visita Beauregard, il y séjourna. Il se plaisait surtout à herboriser dans son voisinage. De là vient qu’on a donné le nom de désert de Jean-Jacques à l’un de ces points d’excursions que préférait le plus notre philosophe.« 

Cette année là donc, le philosophe, pour vivre plus au calme et plus tranquille et quitter sa vie de « people » de l’époque s’est éloigné de Genève. Durant un mois, à Grenoble sous un pseudonyme, puis au château de Beauregard (situé en contrebas du désert), d’où fit de nombreuses courses en montagne et des excursions botaniques. Jean-Jacques Rousseau appréciait particulièrement les promenades au pied des falaises calcaires des Vouillants. D’où le nom que ce site porte aujourd’hui.

La terminologie « désert » désigne ici une gorge plus ou moins étroite entre deux falaises.

Quitter Grenoble par Seyssinet et monter en direction du Vercors jusqu’au parking de la zone aménagée du site des Vouillants où vous découvrirez cette carte des balades qui vous sont proposées depuis cet endroit.

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La balade qui permet de découvrir le désert de J-J Rousseau est facile, accessible en famille, même avec de jeunes enfants.

Tout le long du parcours des panneaux didactiques vous informent sur la nature du lieu.

Désert JJ Rousseau

Suivre donc le large chemin qui conduit à la porte enchâssée dans un mur qui coupe la gorge. De suite après la porte, le chemin se divise en deux parties. Peu importe, chaque chemin emprunte un côté de la gorge et ils se rejoignent plus loin. Parfois, des sentiers semblent s’éloigner du chemin principal : évitez de vous y aventurer en raison du danger que représentent les chûtes de pierres fréquentes.

Proche de l’agglomération grenobloise, cet espace est très fréquenté, autant par des personnes qui viennent courir, que par des VTT. Partagez-le donc en bonne intelligence et avec courtoisie.

La première partie va du désert J-J Rousseau au Pré Faure, soit 2,2 kilomètres sous les arbres, en grande partie dans la gorge entre les falaises.

Désert JJ Rousseau

Désert JJ Rousseau

Désert JJ Rousseau

Désert JJ Rousseau

Désert JJ Rousseau

Comme vous pouvez le voir, dans le désert de J-J. Rousseau, le chemin est très bien aménagé, ce n’est pas un sentier de montagne comme nous vous en indiquons dans certaines de nos balades. De petits escaliers rendront toutefois délicat le passage des poussettes (nous en avons croisé) et des VTT…

Si vous savez rester discrets, vous apercevrez peut-être quelques rapaces qui ont choisi ces falaises pour leur habitat où comme terrain de chasse. Du haut de ces véritables tours de guet, ils s’élancent en quêtes de proies qui assureront leur repas et celui de leur progéniture restée au nid perché dans la falaise. Aussi, pour mieux préserver cette faune, l’escalade est interdite dans le désert J-J Rousseau.

Le Faucon Pèlerin, au plumage contrasté, ventre clair moucheté et dos sombre, saisit toujours sa proie en plein ciel. L’oiseau est capturé en vol à l’issue d’un spectaculaire piqué (la vitesse du faucon dépasse alors 300 km/h ce qui en fait l’oiseau le plus rapide du monde). La femelle dépose en mars ses œufs directement sur la roche, sur une corniche.

Le Grand Duc est, de loin, le grand et le plus puissant des rapaces nocturnes. Actif dès le crépuscule, on entends son hululement grave et sonore, essentiellement en automne et en hiver. C’est un redoutable prédateur capable de saisir des mammifères de la taille du renard. Il dépose ses œufs dès le mois de février, dans un environnement rocheux.

Un autre oiseau emblématique de ce lieux est le Tichodrome Échelette qui ne s’éloigne jamais des falaises. Cet oiseau-papillon reste invisible au regard quand il est accroché au rocher, les ailes repliées. En vol, vous remarquerez ses ailes tachées de rouge, de noir et de blanc. Il se nourrit d’insectes, surtout des araignées qu’il déloges dans les anfractuosités de la falaise grâce à son bec courbé. Il niche en mars.

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Sous les chênes, frênes, conifères et châtaigniers, la flore est variée, tant au sol que sur les falaises souvent recouvertes de lierres aux branches impressionnantes. De nombreuses fougères, et, en été, la rare sauge jaune (Salvia lutea) pour qui saura être attentif à ce qui pousse à côté de ses pieds…

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Au sortir de la gorge, on découvre sur la gauche une prairie, avant de passer la seconde porte de bois qui ferme le désert.

Désert JJ Rousseau

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Comme à l’autre extrémité de la gorge entre les deux falaises calcaires, l’entrée du désert est clôturée par mur dans lequel s’ouvre une double porte de bois.

Désert JJ Rousseau

Désert JJ Rousseau

Continuez toujours tout droit pour parvenir au Pré Fauré, bien connu des étudiants grenoblois qui viennent y faire des grillades et des choses  dont on ne peut parler ici…

Le retour peut se faire par le même chemin, ou l’on peut revenir par le Désert de l’Écureuil, sentier qui offre un point de vue remarquable sur l’agglomération grenobloise. Il est également possible de continuer vers la Ferme Froussard, balade un peu plus sportive, qui peut, ensuite remonter vers la Tour San Venin.

Les Vouillants

(à suivre donc)