Balade en famille avec enfants

Descente de l’alpage

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Pour une fois, nous ne vous proposons pas de partir dans nos montagnes, car ce samedi, ce sont nos montagnes qui sont venues à Grenoble à l’occasion de la 4ème descente de l’Alpage.

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Les vaches ont voulu se balader dans Grenoble en utilisant le nouveau réseau Tag et essayer le tram, puis sont allées à l’Office de Tourisme de Grenoble demander quelques précieux conseils…

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Toute l’après-midi encore, profitez des nombreuses animations…

Toute la journée de10h à 18h, présentation des animaux, animations commerciales, dégustations, restauration. A 11h défilé de vaches. A 17h traite et dégustation de lait.

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Descente des alpages, 4e édition
4, rue de Strasbourg
GRENOBLE

Site web : http://www.les-alpages.fr/

Gorges du Gorgonnet de la Drevenne

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Les Gorges du Gorgonnet, site remarquable par sa beauté et sa discrétion, se découvrent pas à pas le long du sentier facile à pratiquer.
Ce nom insolite cache une cascade secrète qui se jette dans une vasque claire à laquelle on accède par un étroit défilé qui donne des frissons. Tout cela n’est pas très connu, sauf des pêcheurs à la truite.

Pas très loin et d’un accès particulièrement facile. Cette balade plaira à tout ceux que faire un ou deux kilomètre sur une petite route tranquille n’ennuie pas et qui ne veulent pas faire de gros dénivelés ni marcher sur un chemin accidenté (par exemple s’ils portent un bébé sur le dos… ou sur le ventre). Le coin est aussi propice au VTT ou aux randonnées équestres. On évitera cette balade les jours de chasse.

Le dénivelé total de la promenade avoisine la centaine mètres.

Gorges du gorgonnet

La Drevenne descend du plateau du Vercors où elle prends sa source au dessus de Cognin-les-gorges, à proximité du col de Romeyère (près de la D35)à 1064 mètres. Après avoir coulé en direction du nord sur le plateau, elle descends dans la vallée de l’Isère par des gorges encaissées, succession de cascades et de vasques profondes, constituant l’un des plus prestigieux canyons du Vercors : le canyon des Ecouges, où elle entre à l’altitude de 882 mètres, pour atteindre 661 mètres au pieds de la célèbre cascade des Ecouges. La partie haute, la plus encaissée est la plus difficile d’accès (une partie est même inaccessible). C’est une succession de vasques plus ou moins grandes.

Passerelle de la Gaffe

Puis, grossie de ses sept affluents, elle descends par des vallons peu accessibles jusqu’au gorges du Gorgonnet de la Drevenne, dont le point haut, accessible enjambé par la pittoresque passerelle de la Gaffe, permet d’admirer une cascade secrète qui se jette dans une vasque claire.
La partie médiane, du canyon jusqu’au dessus de Saint-Gervais est une succession de courants entre les blocs, de remous, de cascades, vraiment magnifique. Assez difficile d’accès, donc tranquille tôt le matin ou le soir… (à partir de mai, canyonnig en journée sur le haut).

Ensuite elles s’assagit jusqu’à Saint-Gervais le Port où elle se jette dans l’Isère après un parcours d’une dizaine de kilomètres.

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Le point de départ peut se faire depuis Saint-Gervais le Port, ou depuis Rovon.

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Si vous choisissez de faire cette balade au départ de Rovon, laissez votre voiture sur le parking du cimetière.

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Commencez la balade en prenant, en face, le chemin du Mollard.

La route goudronnée monte légèrement en bordure des champs de noyers. Et oui, la noix de Grenoble ça vient d’ici, pas de la capitale de l’Isère !

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Au croisement des Buissières (235 mètres) prendre à gauche entre les fermes et les séchoirs à noix.

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Le chemin passe alors à travers bois, entre noiseraies et prairies pâturées par des ânes ou des chevaux.

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A certains endroits, l’homme a laissé sa marque dans le paysage, montant des murets aujourd’hui à demi écroulés, avec les rochers expurgés des champs. En d’autres endroits, le chemin est bordé de buis qui forment un mur odorant et frais.

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On atteint ainsi paisiblement Les Rez où l’on arrive en traversant une exploitation maraichère.

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Éviter le fastidieux crochet, et prendre directement à droite, puis à droite devant le Domaine du Pressoir (qui propose de l’huile de noix). La route goudronnée monte jusqu’à une plantation de noyers où les chasseurs ont établis leur maison associative.

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Après un virage en épingle, la route devient chemin, et la balade dans un monde féérique commence. Nous apercevons Saint Gervais et les contreforts du Vercors au loin. Le sentier est désormais balisé jaune et vert. C’est d’ici, lorsqu’on est au dessus de la maison des chasseurs que part la trace d’un sentier pour une randonnée plus sportive qui permet de rejoint le Pied Aigu par le Saut de la Vache (avant le premier virage, derrière la maison des chasseurs, repérer face à une vieille clôture, une trace qui remonte parmi les buis vers le Sud. S’engager et de suite virer à droite, pour éviter la montée raide. En peu de temps on prend de l’altitude, on gagne la base des rochers des Enversins).

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Une petite centrale hydro-électrique se trouve à l’embouchure des gorges, d’où le large tuyau qui suit le chemin. Le torrent, que l’on entends gronder au fond du ravin est, pour le moment caché par les arbres.

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Nous entrons à présent dans des gorges étroites, appelées le Gorgonnet. A notre droite, la falaise, humide et ruisselante. De l’autre côté, le torrent, qui coule dans un trou de quelques mètres de large et plusieurs mètres de profondeur !

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Du côté de la falaise, nous trouverons deux tufières, dont l’une est haute et large d’une bonne dizaine de mètres. On peut même y voir une petite vasque naturelle, comme si nous étions à l’entrée d’une chapelle dédiée aux miracles de la nature.

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Appuyé au parapet, avec le grondement du torrent qui coule dans une gorge étroite de quelques mètres, à une dizaine de mètres en dessous de nous, nous faisons face à une miracle naturel : la transformations, sous l’action de l’eau chargée en calcaire du Vercors, du végétal en minéral. Touchez la mousse, encore verte, et sentez comme elle est dure et déjà rigidifiée. Plus loin, elle a pris une teinte brun clair, et dessous, la mousse est déjà devenue cette roche friable qui était utilisée autrefois pour construire les maisons à l’isolation incomparable.

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Les parties de la tufière qui sont devenues sèches accueillent une flore unique, que l’on ne peut trouver que sur ce milieux riche en calcaire et, en même temps, poreux et friable. Le tuf est une roche fragile, n’y touchez pas, et surtout n’essayez pas d’y grimper car c’est très dangereux.

De suite après la tufière, le chemin, en balcon est surplombé par la roche, qui suinte un peu toute l’année, s’orne de stalagmites de glace en hiver et vous qualifie d’une bonne douche glacée et abondante au printemps, à la fonte des neiges, ou après un bon orage.

Retournez-vous et profitez du paysage sur la vallée de l’Isère et le sud Grésivaudan.

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Dans les rochers en face du chemin, parfois fréquentés par des chamois, qui s’aventurent là, en hiver, en dehors des jours de chasse, on observe souvent quelques oiseaux de proie.

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Le chemin est encore en balcon au dessus du torrent partiellement caché par la conduite forcée. Du la paroi rocheuse, les fougères sont nombreuses, les capillaires (Adiantum capillus-veneris) se disputent la place d’honneur avec les langues de cerf (Phyllitis scolopendrum).

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Puis on parvient dans une forêt dignes des contes de fées, et où l’on s’attend donc à rencontrer Mélusine

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A la sortie de ce bois on atteint l’embranchement vers la passerelle de la Gaffe. Si vous continuez tout droit, vous pouvez monter jusqu’au Pied Aigu, après avoir traversé le hameau, désormais sans âme des Combes, puis continuer vers Malleval pour revenir sur Cognin-les-gorges par les gorges du Nan avant le retour sur Rovon (une randonnée d’au moins une journée avec de forts dénivelés qui demande une certaine pratique).

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Comme nous avons promis une balade familiale, descendez vers la passerelle. Juste avant le torrent à l’altitude 330 mètres, un petit sentier part sur votre gauche pour accéder au pont de bois.

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Certains dimanche, vous trouverez beaucoup de monde dans ce coin tranquille et « secret »…

Vous pouvez revenir à votre point de départ par le même chemin, ou continuer par une boucle moins spectaculaire, plus champêtre, mais tout aussi calme et variée.

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Le chemin continue à travers les praires et les noisetiers et châtaigniers. Si vous cheminez discrètement, vous pourrez observer de nombreux oiseaux et rencontrer, encore, quelques personnages féériques.

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Au lieu dit Le Moléron (alt. 300 mètres), juste après l’apiculteur qui propose un miel excellent, prendre à droite, et, après 300 mètres, un chemin peu visible sur la droite qui descends vers le Réservoir de la Gabouille (alt. 280 mètres) que vous reconnaîtrez à l’odeur en arrivant. Un élevage des Cochons de la Drevenne (de Monique Faure) est effectivement installé en ce lieu.

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Après l’exploitation porcine prendre à gauche le raidillon qui permet, en cinq minutes de rejoindre le lieu-dit Sous le Rocher.

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De là, on atteint le Pont sur la Drevenne, désormais assagie, et, entre champs de noyers, fermes et belles villas, on rejoint le village de Rovon.

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Cascade de la Gorge

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Dans son écrin de pins noirs d’Autriche, plantés pour lutter contre l’érosion, la gorge demeure toujours verte. C’est une chute de plusieurs dizaines de mètres qui affiche un débit impressionnant lors de la fonte des neiges.

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On peut se garer devant la mairie de La Terrasse, et de là, rejoindre le ruisseau de La Terrasse 200 mètres à droite en passant derrière la maison de retraite. Le chemin de la Gorge démarre de l’autre côté de la route devant un groupe d’immeubles puis franchit un petit pont.

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Le chemin ensuite monte paisiblement au bord du ruisseau de La Terrasse et atteint le pont de la Gorge à 360 mètres d’altitude en une grosse demi-heure environs. Quelques maisons abandonnées il y a quelque années ont retrouvé un propriétaire. L’entretien de ces lieux embellit encore le site, sur le parcours la cascade de la Terrasse est visible sous différents aspects et, suivant le débit des eaux donne un spectacle grandiose, un sentier part à votre droite et plonge vers le lit du ruisseau pour le longer jusqu’au village en passant par les anciens moulins dont les ruines sous les feuilles et la végétation, cachent les anciennes chambres à eau, on aperçoit encore le canal qui amenait l’eau aux différents moulins qui se suivaient, un seul bâtiment reste visible et sert d’habitation, dans la cour les meules de pierres énormes, servent de décoration et restent les témoins d’un passé pas très lointain.

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Posez-vous quelques temps sur un banc en bord de ruisseau et cherchez les traces d’un passé révolu…

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Au pied de la cascade, un petit pont enjambe le torrent, au-dessus, on peut gravir quelques rochers et monter dans le dédale de pierres que l’eau s’amuse à contourner, à sauter, à caresser accompagnée d’une symphonie de murmures légers, parfois féeriques ou assourdissants, prudence quand même car les plus beaux sites sont parfois dangereux à approcher.

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En hiver ou au printemps, après les pluies, le chemin est glissant.

Pour les enfants, la présence de nombreuses salamandres dans ce milieu très humide, sera une découverte supplémentaire, surtout avant l’été.

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En remontant le torrent en rive droite, après avoir franchi le pont de la Gorge, on atteint en 15 min la deuxième chute après avoir franchi une passerelle constituée de trois troncs. En traversant devant la chute, on trouve un sentier rive gauche qui monte en lacets et rejoint un autre sentier balisé en jaune. Le suivre à gauche jusqu’aux Ebavous – 570 m juste en dessous la D29 (route de Le Touvet à St Hilaire) pour rejoindre la rue de l’Orme. Un des plus jolis chemin de la commune, la source thermale dont les vertus étaient reconnues, était située dans le ravin des Combettes dans lequel coule le ruisseau du Glésy, qui descend en cascade alimenté par les eaux de la montagne de l’Aulp du seuil et de saint Michel, il rejoint l’Isère en traversant le village, bordé au sud et au nord par des éboulis, des forêts de sapins et d’autres broussailles agréable à regarder lors de promenades sur les sentiers qui le serpentent.

Plus facile : A l’entrée dans La Terrasse, avant le centre, au niveau d’une fontaine, s’engager dans la route du hameau de Montabon. Le chemin se trouve 1 km plus haut dans une épingle près d’un poteau portant un balisage bleu et orange, juste avant les ruines du château de Montabon. Un large chemin part sur la gauche au fond du vallon. On accède au ruisseau en 10 min. La première chute est alors juste au-dessus du petit pont (la Gorge – 360 m).

Atelier des Dauphins - Maquette du château de La Terrasse en 1339
Atelier des Dauphins – Maquette du château de La Terrasse en 1339

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En s’élevant à gauche du pont la Gorge, en direction de La Côte, par le sentier étroit qui grimpe en lacets serrés et qui mène à St Hilaire du Touvet et au Château du Carré, ainsi qu’à la cascade du Glésy, on aura de jolis points de vue sur la cascade et sur la vallée en dessous de nous.

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Mais cette partie ne peut se faire avec des enfants car le sentier est étroit et la pente au dessus du ravin abrupte. On atteint la D29 après être passé au dessus de la combe Barbouse. Après avoir emprunté la route en descendant, sur une centaine de mètres, on trouve sur la gauche un chemin agricole qui descends a travers bois et prairies. Le chemin, bien tracé passe parfois entre des anciennes métairies transformées en résidences secondaires.

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Cette descente offre de superbes points de vues sur la vallée du Grésivaudan.

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De nombreuses balades, avec toutes les variantes possibles, sont possibles dans ce secteur qui compte de nombreuses cascades, hélas, les chemin ne sont pas bien indiqués sur les cartes IGN ce qui rends ces randonnées accessibles uniquement à des personnes équipées et averties.

Boucle de la cascade de la Terrasse

Localisation :
Entre le Touvet et Crolles, le village de La Terrasse se trouve un peu au-dessus de la Route Nationale 90.
Altitude départ : 250 m (ou 360 m depuis Montabon).
Altitude arrivée : 400 m environ à la deuxième chute.
Durée : 30 min depuis le village de La Terrasse sinon à peine 15 min par la route.
Dénivelée : 150 m depuis La Terrasse au 50 m depuis la route.
Difficulté : Très facile et familiale jusqu’au pont de la Gorge.
La promenade, dite des deux cascades, la Gorge + Glésy par Montabon, est un peu longue mais ne présente pas de difficulté particulière.
La randonnée par la combe Barbouse est plus technique.
Balisage : Rencontre jaune du PNR Chartreuse.

Une journée d’automne à Notre-Dame de la Salette

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Il y a des jours où nous avons prévu de vous montrer un bel endroit, emblématique de l’Isère… mais une fois sur place, le climat de nos montagnes et les caprices de l’automne en décident autrement…

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Nous avons tout de même décidé de partager avec vous ces moments a cœur d’un nuage accroché dans la montagne, alors qu’un beau soleil régnait sur les vallées iséroises.

Pour vous montrer les fabuleux paysages et le panorama, nous reviendrons, c’est promis !

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Le 19 septembre 1846, dans les alpages au dessus du village de La Salette en Isère, deux enfants bergers, Maximin Giraud et Mélanie Calvat, disent avoir rencontré une « Belle Dame » en pleurs, toute de lumière. Elle leur confie un message de conversion, pour « tout son peuple ».

Après 5 ans d’une enquête rigoureuse, l’évêque de Grenoble, Mgr Philibert de Bruillard, reconnaît officiellement l’authenticité de l’apparition. Dès le lendemain de l’apparition, quelques personnes puis une foule toujours grandissante gravit la montagne pour invoquer la protection de la Vierge. S’inscrivant dans le formidable renouveau de la pratique religieuse du XIXème siècle, cette apparition, comme celles de Lourdes (1858) et de Pontmain (1871), participera au développement de la ferveur populaire pour le culte marial. Le pèlerinage de La Salette, fortement encadré par l’Église, conserve, malgré le recul de la pratique catholique en France, la dimension internationale qu’il acquît dès son origine.

La première chapelle, attestée en 1852, avant même la construction de la basilique fut probablement conçue par l’architecte Alfred Berruyer (1819-1901) sur les lieux mêmes où la Vierge aurait disparu du regard des deux enfants, au sommet de l’actuel chemin de croix du Sanctuaire. Premier édifice en dur construit sur la montagne, cette chapelle aurait été détruite par les intempéries, réédifiée, puis démolie et enfin réédifiée en 1865 à l’emplacement actuel, dans le cimetière du Pèlerinage. Une première esquisse de la Basilique est réalisée dès 1850, avec comme particularité un clocher à six pans à la croisée du transept. Mais ce n’est que deux ans après, en 1852, que l’archevêque Philibert de Bruillard commande à Alfred Berruyer (nommé architecte diocésain en 1853), une grande église de style néo-roman. Sans modèle médiéval local, Berruyer se distingue un peu des constructions néo-gothiques qui se répandaient à cette époque. Le profil de la nef, de la voûte en berceau et des fenêtres hautes semble puiser aux édifices de l’architecture romane sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, comme Sainte-Foy de Conques. Mais l’ornementation des chapiteaux et des arcatures sous les corniches rappelle plutôt le Moyen-Age roman lombard. En 1854, le chœur est achevé. En 1857 le projet est modifié et en 1865, la façade, flanquée de deux tours en pavillon, est établie (Berruyer venait d’élever les tours carrées des églises de Voiron et de Saint-Laurent-du-Pont). Initialement composée de trois nefs, la basilique est élargie de deux bas-côtés supplémentaires par Ferdinand Bugey en 1897.

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38970 La Salette-Fallavaux
Téléphone : 04 76 30 32 90
Web : http://lasalette.cef.fr
Mail : infos@lasalette.cef.fr

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Vallée de l’Eau d’Olle et Lac du Verney en automne

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Cette vallée, qui porte le nom du torrent qui la creuse, est encaissée entre ses flancs montagneux. La vallée de l’Eau d’Olle appartient à une longue succession des vallées qui marquent les flancs est des chaînes de la Lauzière (Savoie) et de Belledonne jusqu’au Taillefer.

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La vallée de l’Eau Dolle, l’une des plus boisées de l’Oisans, a été profondément modifiée par la construction des deux retenues hydroélectriques du Verney et de Grand’Maison, cette dernière étant la plus grande d’Europe.

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Ils représentent des marqueurs paysagers forts et des ouvrages d’arts plutôt réussis sur le plan architectural.

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Mais ils ont aussi engendré des équipements moins esthétiques, dizaines de pylônes électriques qui hérissent toutes les pentes de leurs pics élancés. Pas une image sans pylône. La vallée de l’Eau Dolle, bascule entre paysages naturels et paysage de grands aménagements. Des efforts ont toutefois été faits pour intégrer les barrages dans le paysage et valoriser ce patrimoine industriel par la création d’un musée.

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Ce territoire a finalement trouvé un certain équilibre, entre fonds de vallée aménagés et hauteurs naturelles. Mais celui-ci est menacé par l’installation de récents équipements au col du Glandon, 2 téléskis viennent encore casser l’image de l’alpage. Destinés à relier les stations savoyardes entre elle, leur utilité à moyen terme est discutable : l’enneigement à 2000 mètres n’est pas assuré, leur fréquentation non plus. Ces transformations pourraient faire basculer cette unité paysagère.

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Le Lac du Verney entre Belledonne et Grande rousses propose de nombreuses activités nautiques l’été et est le départ de jolies randonnées familiales ou plus sportives.

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Le lac du Verney s’étend sur une superficie de 75 ha à 725 mètres d’altitude et a une profondeur variable.

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Le barrage du Verney a été construit et exploité à ses débuts par la Société hydroélectrique de l’Eau d’Olle, fondée à Lancey en 1907 par Maurice Bergès, fils d’Aristide Bergès, maire de Villard-Bonnot, conseiller général, industriel et actif dans l’éclairage de la vallée du Grésivaudan. Le barrage, d’une puissance de plus de 16 000 CV, sera à l’origine de la construction dès 1909 de la première ligne à haute tension de 60 000 volts entre Grenoble et Saint-Chamond, l’un des premiers grands équipements électriques du pays.
Le barrage que l’on peut voir de nos jours à été construit par EDF entre 1979 et 1984.
Ce barrage forme avec la centrale hydro-électrique de l’Eau d’Olles et le barrage de Grand’Maison l’ensemble hydro-électrique du vallon de l’Eau d’Olle.
Puissance : 1800 MW

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Le jour : l’eau descend
L’eau issue de la retenue supérieure (1698m) transite par une conduite forcée vers la centrale 930 mètres en aval où se trouvent des Turbines Francis puis se déverse dans a retenue inférieure (cote 769m).
Les Turbines Pelton sont utilisées en appoint pour le démarrage matinal ou les pics de consommation (plus rapides à lancer).
Ainsi, lorsque la demande est forte, le barrage vient en complément des centrales nucléaires françaises.

La nuit : l’eau remonte
L’eau est pompée de la retenue inférieure vers la retenue supérieure, par les mêmes turbines Francis (réversibles) et via la conduite forcée.
Les Turbines Pelton sont utilisées pour aider au démarrage des turbines Francis en mode pompe le soir venu.
Ainsi, lorsque la demande est faible le fait de pomper l’eau vers la retenue supérieure permet de stocker l’énergie surproduite par les centrales nucléaires.

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Le Musée EDF Hydrélec ; depuis fin 2011 le musée vivait une situation de fermeture exceptionnelle. Tout fut mis en oeuvre pour rouvrir sur un musée finement rénové, doté d’un parcours sur l’hydroélectricité à forte valeur scientifique. La fermeture est un temps fort de réflexion sur le sens même du musée, sa fonction, sa place en Oisans et en France..
Le parcours de visite de l’exposition permanente permettait d’aborder les différents angles du sujet de l’hydroélectricité : patrimoine, sciences physiques, technologie, sciences de la vie et de la Terre. Tout au long de l’année, des expositions temporaires complémentaient ce circuit. De nombreux thèmes étaient abordés :
L’histoire de l’usage de l’eau en tant que force motrice
Les inventions majeures en électricité et hydroélectricité
Le développement industriel autour de l’hydroélectricité
Les premières centrales hydroélectriques
L’évolution des modes de production en France
Le rôle des lacs et des barrages dans la vie économique et quotidienne
L’hydroélectricité, une énergie renouvelable
Le fonctionnement d’une centrale
La station de pompage de Grand’Maison, l’aménagement hydroélectrique le plus puissant de France
Les différents types de barrages et de turbines
La transformation d’énergie
Le cycle de l’eau
La production d’électricité.

Sa réouverture est donc la possibilité d’un plaisir renouvelé pour découvrir l’histoire de la houille blanche, chère au patrimoine industriel de la région, et l’occasion de venir retrouver cette vallée sculptée par la nature et apprivoisée par l’homme.

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Il est possible de se balader à pieds ou en VTT sur les bords du lac.

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Préférez la rive gauche…

Au départ d’Allemont,  une boucle autour du lac du Verney ne nécessite pas de gros efforts et permet de pédaler dans le cadre enchanteur de la vallée de l’Eau d’Olle. Blottie entre le massif de Belledonne et  celui des Grandes Rousses cette vallée s’élève  vers les cols du Glandon et de la Croix de Fer. La petite route adossée à Belledonne (D43) en direction d’Allemont est un magnifique belvédère tourné vers les Grandes Rousses.

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Légende de la montagne Saint-​Eynard

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Cette légende est tirée de Sous le signe des Dau­phins livre écrit par Paul Ber­ret, éditions Didier et Richard, à Gre­noble.

Sous le signe des Dauphins

Selon la légende, St Eynard, compagnon de St Bruno, fut le co-fondateur des Chartreuses par le monde. Il mourut à 126 ans.

Montagne Saint-Ainard

Sachez d’abord que jadis, Dieu, la Vierge et les saints fai­saient sur la voûte céleste de longues pro­me­nades. Quand ils arri­vaient au-​dessus de cette val­lée, c’était pour leurs yeux un émerveillement.
Ils aper­ce­vaient les Sept-​Laux, les crêtes du Bel­le­donne toutes blanches de neige… Au soleil levant, le mas­sif de la Char­treuse et le gla­cier lilial du Mont-​Blanc.
À leurs pieds, l’Isère cou­lait avec ses flots argen­tés à tra­vers des clai­rières bor­dées de chênes, de châ­tai­gniers et de peu­pliers… Saint Pierre s’asseyait pour mieux voir ; la Vierge Marie joi­gnait les mains d’admiration… Dieu souriait…
Mon Dieu ! dit un jour la Vierge Marie, pour­quoi les bords de cette rivière, ces forêts et ces pâtu­rages sont-​ils inha­bi­tés ! Les hommes y seraient si heureux !
— Il n’y a pas de mai­sons, dit saint Pierre, un peu bourru. Et com­ment diable ! voulez-​vous que les pauvres humains trans­portent des maté­riaux dans ces montagnes ?…
— Eh bien ! saint Pierre, dit le Père Éter­nel, tu vas tout de suite en apporter.
— Oh ! dit saint Pierre, des chan­tiers du Para­dis à cette val­lée, le tra­jet est long. Des mai­sons, c’est lourd. Je ne suis plus jeune… Que saint Eynard s’en charge !…

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Voilà donc saint Eynard, muni d’un grand sac et qui puise inlas­sa­ble­ment dans les docks du ciel ; châteaux-​forts à tou­relles, don­jons cré­ne­lés, manoirs, chau­mières au toit de paille, clo­chers aux cam­pa­niles aigus s’entassent… Saint Eynard… charge le sac sur ses épaules ; il part.
Mais la route est longue, la charge lourde, la cha­leur accablante.
Il arrive, fourbu et assoiffé, à la crête de la mon­tagne qui porte son nom. Il avise un ruis­seau qui bruit entre les sapins ; il boit, se repose, contemple la val­lée et, rafraî­chi, dou­ce­ment las, les membres éten­dus, saint Eynard s’endort, avec le grand sac à son côté…
Alors, le diable, suivi d’une légion de dia­blo­tins… s’approche à pas de loup et, sournoisement :
Fils de Samaël, dit Luci­fer, découds-​moi sans bruit le des­sous de ce sac.
Le dia­blo­tin ne se fit pas prier.
Alors, ce fut un écrou­le­ment for­mi­dable. Tous les édifices du sac glis­sèrent les uns sur les autres, rou­lèrent en bas pêle-​mêle, bon­dis­sant çà et là, écar­tés par les rocs qu’ils ren­con­traient et allèrent se poser sur les pentes, au hasard de leur chute. Un cas­tel s’accrocha le pre­mier sur l’escarpement des Cor­beaux ; un don­jon s’implanta plus bas, pour deve­nir la Tour des Chiens ; l’église de Corenc dégrin­gola plus loin avec une dizaine de chau­mières ; un château-​fort se fixa sur la ter­rasse de Bouquéron.
… La Tronche se peu­pla de quelques maçon­ne­ries qui déva­lèrent en s’ébréchant…

Les dia­blo­tins se tor­daient les côtes et saint Eynard dor­mait tou­jours. Pour l’éveiller et jouir de son mécompte, Satan dut l’égratigner du bout de la griffe de son aile de chauve-​souris.
Saint Eynard se frotta les yeux… Tout effaré, il contem­plait son sac éven­tré et le désastre de la vallée.
Il n’osa pas ren­trer au Paradis…
Il est arrivé sûre­ment quelque mal­heur, dit la Vierge Marie, il est trois heures du matin et saint Eynard n’est pas rentré.
Alors, com­pa­tis­sante, par la nuit bleue constel­lée d’étoiles, elle par­tit avec un cor­tège d’anges pour l’aller chercher.
Quand elle arriva, le soleil se levait et tein­tait de rose les mai­sons éparses. Saint Eynard raconta son aven­ture en pleurant.
Mais la Vierge Marie regarda et dit :
Comme c’est plus joli ainsi !

Et, pour que ce fût encore plus beau, de sa main, elle fit éclore dans les prai­ries, autour des mai­sons, des anco­lies, des nar­cisses, des ané­mones et des sabots de la Vierge.

***

S’il fut un spécialiste de l’œuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861-1943) n’en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois. Il publia, en 1937, cette suite de « Au pays des brûleurs de loups« , recueil qui connut, tout au long de la première moitié du XXème siècle, un succès constant. Alors n’hésitez pas à vous laisser entraîner dans ces légendes et récits historiques qui, dune façon ou d’une autre, vous amènerons dans une meilleure connaissance du passé du Dauphiné, proche ou lointain.
Du clin d’œil à Victor Hugo avec le manuscrit « perdu » du mariage de Mandrin, en passant par la légende des trois pucelles, la mystérieuse et horrible disparition de Lucie de Précomtal, l’idylle avortée d’un certain sous-lieutenant Bonaparte avec Mlle du Colombier ou encore l’histoire de l’ensevelie de la Tour de Brandes… Une galerie de portraits et d’évènements qui vous laisseront tour à tour songeur, étonné, compatissant, triste ou joyeux !

Montagne Saint-Ainard 2

Le Funiculaire de Saint-Hilaire du Touvet

Publié le Mis à jour le

Le Funiculaire de Saint-Hilaire du Touvet est aujourd’hui l’un des plus anciens chemins de fer touristiques des Alpes Françaises.

Le Funiculaire de St. Hilaire du Touvet 000

Au début des années 1920, le funiculaire est construit par la Caisse Syndicale d’Assurance Mutuelles des Forges de France, pour acheminer le matériel nécessaire à la construction des Établissements de Cure du Plateau des Petites Roches, puis desservir le sanatorium. Il est mis en service le 19 juillet 1924. Le funiculaire assure un trafic touristique permettant la visite du plateau, le transport des marchandises sur le plateau, notamment les matériaux de constructions des bâtiments des sanatoriums, et également une desserte quotidienne de ces établissements et du plateau.

Le développement de l’automobile a fortement concurrencé le funiculaire à partir des années 1930. Le trafic diminue et l’exploitation est abandonnée en 1972.

En 1973, la société des Chemins de Fer Touristiques et de Montagne (CFTM) reprend l’exploitation jusqu’en 1977.

Depuis une régie municipale assure le service. Le trafic touristique a été développé grâce à une bonne publicité et l’essor des parapentes qui utilisent le funiculaire pour remonter, notamment durant la Coupe Icare au mois de septembre.

Aujourd’hui, il vous propose une promenade pittoresque et originale le long des abruptes de Chartreuse… Une promenade aux charmes rétro qui vous conduit, en 20 minutes, de la gare inférieure de Montfort (dans la vallée du Grésivaudan) à la gare supérieure, située sur le plateau des Petites Roches.

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Saint-Hilaire…
c’est d’abord un panorama exceptionnel sur tout un horizon de sommets : Vercors, Belledonne, Mont-Blanc
Mais c’est aussi une escale privilégiée, au sein du Parc Naturel Régional de Chartreuse

Gare du Funiculaire du Touvet

La ligne à voie métrique a une longueur de 1,4 km. Elle a son origine dans la vallée du Grésivaudan, à Montfort, a une altitude de 251 m sur la commune de Lumbin, puis s’élève rapidement sous le tunnel, jusqu’au plateau des Petites Roches, après avoir traversé un tunnel de 130 m de long.

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La gare supérieure est située à l’altitude de 967 mètres.

Le funiculaire, en s’élevant, passe à proximité de la cascade de l’Oule que l’on peut aller admirer à pieds, depuis le bas de la falaise, ou depuis le haut, ou par une via ferrata.

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Les deux voitures sont tractées par un unique câble. La machinerie actionnant ce câble se trouve à la station supérieure. Elle a été livrée par la firme suisse Von Roll. La voie étant unique, les voitures se croisent sur un évitement Abt situé au milieu de la ligne qui sert aussi de station facultative.

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Le funiculaire c’est aussi :
– 700 mètre de dénivelée,
– la pente la plus forte d’Europe (83% maxi.),
– le tunnel le plus incliné du monde en transport de passagers.

Plus d’infos :
Si vous désirez plus d’informations concernant notamment les tarifs, les jours et horaires d’ouverture, vous pouvez consulter le site du funiculaire.
Jérôme Camand, Le funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet, dans Petits trains de France, Sélection du Reader’s Digest, 2002 (ISBN 2-7098-1324-6), pp. 144-145
Patrick Bouillin, Dominique Allemand, Le tramway Grenoble-Chapareillan et le funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet

P Boulin & D Allemand

Funiculaire : Tél. 04 76 08 00 02
Office du Tourisme : Tél. 04 76 08 33 99 – Fax 04 76 97 20 56

Le Funiculaire de Saint-Hilaire du Touvet