Balade Découverte Nature

Balade sur le plateau du Peuil

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Voici une balade familiale qui surplombe l’agglomération grenobloise et la ville de Claix, sur le plateau en balcon au pied des falaises du Moucherotte et du Pic Saint-Michel.

Monter par la route étroite du Peuil, jusqu’à une aire de stationnement aménagée à l’intersection de la route qui mène à la tourbière du Peuil.

La tourbière du Peuil

Dès la fin de l’été, prenez garde de ne point écraser quelques colchiques sous vos roues, ils poussent en abondance en bordure de la route.

Peuil

Montez par la route goudronnée qui part en face de l’aire de stationnement.

Peuil

Peuil

Vous n’avez aucune chance de manquer le début du chemin qui est très bien indiqué.

La tourbière du Peuil

En été, dès le début du chemin, vous serez accueillis par des Carlines acaules, plante emblématique des alpages.

Peuil

Les papillons vous accompagneront, nombreux et variés pendant toute la balade, il faut dire qu’il y a une telle abondance et variété de fleurs, qu’ils ont de bonne raison de se plaire dans ce milieu.

Peuil

Peuil

Le chemin, très bien signalé et avec, par endroit, des aménagements mis en place par le Conseil Général de l’Isère propriétaire de la tourbière, va vous mener entre des prairies pâturées par des troupeaux de brebis gardés par une charmante bergère tout en surplombant la tourbière dont l’accès est rigoureusement interdit.

Peuil

Peuil

Peuil

Peuil

Peuil

Puis, à mesure que les prairies laissent leur place aux arbres, les lisières abondent de la Grande Gentiane Jaune.

Arrivé à une barrière en bois, l’itinéraire bifurque sur la droite, dans un chemin sous les bois qui commence par monter un peu, et où l’on remarquera ces arbres qui ont eu l’étrange idée de pousser sur des pierres.

Peuil

Peuil

Ces bois sont, en automne, très fréquentés pas les mycophages et les mycologues.

Peuil

Nous ne saurions présumer si les mangeurs de champignons remplissent leurs poêles avec d’abondantes réponse (même si nous le savions, nous ne le dirions pas), mais les amateurs de mycologie savante passent vraiment du bon temps, loupe à la main, dans ces bois.

Peuil

Peuil

Peuil

Peuil

Parfois quelques rochers viennent nous rappeler que nous sommes juste en dessous d’une imposante falaise.

Peuil

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Le sentier s’élargit de nouveau en chemins utilisés par les agriculteurs, entourées de chênes et de hêtres avec un sol couvert de fougères.

Peuil

Puis on retrouve les pâturages et, en lisière, de nombreux oiseaux à observer avec beaucoup de patience si vous êtes discrets.

Peuil

Puis l’itinéraire bifurque sur la droite et revient vers notre point de départ en passant devant l’entré de la tourbière.

Peuil

Sur le chemin du retour, ne manquez pas de faire une halte à la croix de bois, pour jouir de la vue sur la vallée et les montagnes des massifs de Belledone et de l’Oisan.

Peuil

Peuil

Plus bas, ne manquez pas l’unique panorama sur le fort de Comboire, bâti sur le rocher dont il est possible de faire le tour, lors d’un circuit que nous vous ferons découvrir bientôt.

Fort de Comboire

Cette balade est accessible par le réseau Tag :

A votre arrivée à l’arrêt « Col de Comboire » suivez les indications « Tourbière du Peuil » que vous atteindrez environs 2 h 30 mn plus tard. Pendant l’ascension, d’un dénivelé de 740 mètres, un paysage de plus en plus panoramique vous permettra d’admirer la chaîne de Belledonne, qui, suivant les conditions de lumière, vous semblera être à portée de main.
Il est possible de redescendre sur Allières, en passant près de la cascade de la Pissarde pour rejoindre la Mairie de Claix.

Tourbiere du Peuil

La tourbière du Peuil

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Située au pied des falaises du Vercors à 970 mètres d’altitude, la tourbière du Peuil est l’une des rares zones humides du massif ainsi que l’une des dernières tourbières  d’altitude à sphaigne en Isère. Elle fait partie des 11  espaces naturels sensibles (ENS) du Conseil Général de l’Isère qui en est propriétaire et en assure la gestion.

La tourbière du Peuil

Respectez scrupuleusement les consignes affichées un peu partout sur le site. De plus, de votre discrétion dépendra la quantité de choses que vous pourrez observer. Pensez à vous équiper de jumelles et d’un téléobjectif pour votre appareil photo.

La tourbière du Peuil

Il s’agit là d’une des rares zones humides du massif : essentiellement calcaire, il n’est pas de nature à favoriser ce genre de lieux. Le site contient un précieux écosystème avec des espèces végétales et animales rares.

Site unique dans le massif du Vercors, la tourbière du Peuil se situe à 966 m d’altitude, sur la commune de Claix qu’elle surplombe sur 40 hectares, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble. Sa situation originale, en balcon sur les falaises du Moucherotte et du Pic Saint-Michel, est due à une suite d’événements géomorphologiques. La base de ce balcon est un morceau de falaise qui s’est décroché. La moraine présente en bordure de la tourbière a été déposée par le glacier du Drac lors des dernières glaciations. Cette moraine a formé une barrière imperméable délimitant en aval une zone légèrement creusée que des argiles de lessivage ont colmatées. Une zone humide s’est ensuite installée lors du retrait glaciaire et a évolué en tourbière.

Cette tourbière mixte présente plusieurs faciès de végétation correspondant aux différents stades d’évolution de ce type de milieu : de la prairie humide à touradons de Molinie bleue, jusqu’à la tourbière bombée à sphaignes en passant par le bas-marais alcalin à Laîche de Davall.

La tourbière est surplombée par des prairies sèches à orchidées pâturées par des moutons sur la moraine latérale et entourée par la hêtraie-sapinière exploitée pour son bois. C’est aussi une particularité géologique qui mérite quelques explications. En effet, le Vercors laisse passer au travers de ses galeries creusées dans le calcaire toute l’eau qu’il reçoit… sauf à la Tourbière du Peuil !

Il en résulte une faune et une flore tout à fait particulières ainsi qu’une tourbière, créée par les dépôts d’argile qui ont étanché le fond de cet ancien lac et par les dépôts successifs de matières organiques et végétales.

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil, a été classée Espace Naturel Sensible pour en assurer la protection. Si vous voulez en savoir plus, je vous propose de lire l’étude pour le Plan de gestion de la tourbière du Peuil.

Les milieux tourbeux hébergent une flore rare et spécialisée à ce type de milieu comme notamment la fragile Droséra à feuilles rondes, la Grassette à grandes fleurs ou encore le Séneçon de Suisse. La tourbière joue également un rôle important comme lieu de reproduction pour les amphibiens et les libellules et sert de territoire de chasse au Faucon pèlerin et à différentes espèces de chauves-souris dont le Grand Murin.

Flore : parmi les 200 espèces, 9 espèces patrimoniales protégées
Ail anguleux (Allium angulosum) protégée
Drosera à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) protégée
Grassette à grandes fleurs (Pinguicula grandiflora) protégée
Jonc aplati (Juncus anceps) protégée
Orchis de Traunsteiner (Dactylorhiza traunsteineri) protégée
Pigamon simple (Thalictrum simplex) protégée
Pyrole intermédiaire (Pyrola media) protégée
Pyrole à feuilles rondes (Pyrola rotundifolia) protégée
Séneçon suisse (Thephroseris helenitis) protégée

Faune : 4 espèces d’oiseaux (Pic noir (Dryocopus martius) protégé, Pie grièche écorcheur (Lanius collurio) protégé, Faucon pèlerin, Faucon crécerelle) 10 espèces de mammifères (Grand murin (Myotis myotis) protégé, Martre, Écureuil roux, Chamois…) 3 espèces d’amphibiens (Triton palmé (Triturus helveticus) protégé, Crapaud commun, Grenouille rousse) 2 espèces de reptiles (Lézard vert, Couleuvre à collier (Natrix natrix) protégée) de nombreux papillons, dont le Grand Sylvain (Limenitis populi) protégé, 3 espèces d’odonates (Libellules) :
Leste dryade (Lestes dryas) protégée
Leste fiancé (Lestes sponsa) protégée
Sympetrum à ailes jaune (Sympetrum flaveolum) protégée
Habitats : 10 habitats patrimoniaux (forêt de bouleaux, tourbière boisée, buttes de sphaigne brunes, Hêtraies, tourbière basse à Laîche de davalle….)

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

En été, des visites de la tourbière sont organisées avec des guides-nature les mercredis et samedis. Des animations gratuites ont lieu les dimanches à 9h00 et les mardis soir. Jean-Yves Esnault, géologue naturaliste, est présent un jeudi par mois à 9h00. L’inscription est obligatoire en mairie au 04 76 98 45 73.

Sinon, vous pouvez visiter librement cet espace, en utilisant les 3 topo-guides qui sont à votre disposition dans « la boite aux lettres » à l’entrée du site.

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil La tourbière du Peuil 050
La tourbière du Peuil La tourbière du Peuil
La tourbière du Peuil La tourbière du Peuil

Pensez à stationner votre véhicule sur l’espace ombragé prévu à cet effet le long de la route du Peuil et non dans le chemin devant l’entrée du sentier de la tourbière. Ces chemins sont fréquentés par des agriculteurs qui vivent sur ce territoire, entretiennent le paysage et les chemins et ont besoin de circuler avec des engins agricoles ou leur bétail. Leur présence nous permet, entre autres, d’avoir accès à ce lieu exceptionnel toute l’année.

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil est accessible par le réseau Tag :

A votre arrivée à l’arrêt « Col de Comboire » suivez les indications « Tourbière du Peuil » que vous atteindrez environs 2 h 30 mn plus tard. Pendant l’ascension, d’un dénivelé de 740 mètres, un paysage de plus en plus panoramique vous permettra d’admirer la chaîne de Belledonne, qui, suivant les conditions de lumière, vous semblera être à portée de main.
Il est possible de redescendre sur Allières, en passant près de la cascade de la Pissarde pour rejoindre la Mairie de Claix.

Tourbiere du Peuil

Réserve Naturelle de l’Étang de Haute-Jarrie

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À deux pas de Grenoble en direction de Belledonne, la réserve naturelle de l’étang de Haute-Jarrie se situe sur le plateau de Champagnier. Occupant 10 hectares, elle est constituée d’un petit lac naturel d’origine glaciaire, d’îlots boisés, d’une roselière et de prairies humides périphériques.

Étang de Haute-Jarrie

La Réserve Naturelle Régionale de l’Etang de Jarrie abrite un écosystème fragile. Elle regroupe roselière dense, prairies humides et îles boisées. Un observatoire permet d’en découvrir la faune qui y vit : elle représente quelque cent cinquante espèces recensées dont 35 espèces d’oiseaux inscrites sur la liste rouge des espèces menacées, 18 espèces étant considérées en danger, vulnérables ou rares, au niveau national, notamment le Butor Blongios (en voie de disparition) et la Marouette Poussin (espèce très rare). Au-dessus ou dans les prairies attenantes, on peut découvrir des libellules et des papillons très rares.

Étang de Haute-Jarrie

L’étang a été formé lors du recul des glaciers. Il est exploité dès le Moyen-age pour la pêche. Les prairies sont pâturées et fauchées pour la litière. Au XXème siècle, il est abandonné, devient une décharge et commence à se combler. Dans les années 1970, les naturalistes interviennent pour demander sa protection.
La commune, consciente de la richesse de la biodiversité de l’étang et de sa fragilité, a protégé le site dès 1984 en tant que Réserve Naturelle Volontaire, devenue en 2005, Réserve Naturelle Régionale.
Ces classements ont permis de préserver et d’étudier la faune et la flore de cet espace humide, fragile dans le cadre de plans de gestion quinquennal.

Étang de Haute-Jarrie

Eaux libres, roselières à phragmite, à massette et à scirpe se partagent 6 hectares. Elles forment une mosaïque fine et complexe de plans d’eau et de chenaux de profondeur variable, et de zones d’hélophytes qui s’exondent plus ou moins aux basses eaux. Des îles et des digues nées de dépôts de curage fournissent un boisement dense et envahissant.

Étang de Haute-Jarrie

La réserve naturelle se répartit entre :
. plusieurs poches d’eau stagnantes, de superficie variable, en communication entre elles, qui couvrent environ 2 hectares,
. des formations herbacées hydrophiles : roselières, typhaies, cariçaies, scirpaies, sur une superficie d’environ 2,5 hectares, jouant un rôle important pour l’avifaune
. des taillis et boisements humides, en bordure de chenaux,
. des îlots boisés non humides installés sur des digues ou des produits de curage,
. une bande non hydromorphe constituée de prairies et de boisements arborés ou arbustifs, au sud/sud-est. La partie sud a longtemps servi de décharge et compte certainement dans son soubassement des dépôts non identifiés.
C’est le seul étang du plateau (hormis les plans d’eau artificiels du golf de Bresson), et l’un des rares plans d’eau naturels de l’agglomération grenobloise. Il est remarquable pour sa richesse avifaunistique et pour le cadre paysager agricole ouvert cadré par les massifs environnants.

Étang de Haute-Jarrie

L’étang de Haute-Jarrie est installé sur le plateau agricole de Champagnier, entre les massifs du Vercors, de Belledonne et de Chartreuse. Ce site constitue un havre de paix naturel et rare. Il allie un réseau de canaux où l’eau circule librement, à des roselières denses, des prairies humides périphériques et des îles boisées. Portés par les mélodies des grenouilles et des crapauds, vous pourrez y observer les oiseaux…

Étang de Haute-Jarrie

Un observatoire permet aux visiteurs d’observer la faune qui y niche en particulier les espèces protégées et rares parmi lesquelles des oiseaux nicheurs prestigieux : le Blongios nain, la petite Rousserolle turdoïde ou encore le Héron pourpré. Situé dans l’axe du Grésivaudan, l’étang est également une halte régulière pour de nombreux migrateurs et hivernants : Sarcelle d’été, Bécassine des marais, Busards, Grande aigrette, Guifette moustac. Les prairies humides périphériques hébergent la discrète Gratiole officinale protégée au plan national, la Germandrée d’eau et le Pigamon simple. Dans l’eau libre, flotte la Petite utriculaire. On trouve aussi sur le site 8 espèces d’amphibiens et reptiles dont la Couleuvre verte et jaune et le Crapaud commun.
Le site est cependant également inintéressant pour de nombreux insectes : 4 espèces de libellule d’intérêt patrimonial dont la Cordulie à taches jaunes (Somatochlora flavomaculata) récemment observée et 3 espèces protégées de papillons inféodées aux marais et prairies humides, présentes dans la zone périphérique : le Cuivré des marais (Thersamolycaena dispar), le Sphinx de l’Épilobe (Proserpinus proserpina), et l’Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria).

La faune piscicole est peu diversifiée (Brêmes, Carpes, Tanches, Gardons, Perches et Brochets).

Étang de Haute-Jarrie

Lieu idéal de promenades éducatives en famille dans un cadre naturel protégé à la rencontre d’oiseaux migrateurs, d’espèces prestigieuses…
Une signalétique d’information vous renseigne sur place sur les milieux, les plantes et les espèces.
Un observatoire permet aux visiteurs d’observer la faune qui y niche.
Ouvert au public toute l’année.Une partie seulement des berges est accessible.
Accueil de scolaires, enseignants auprès du Conseil général de l’Isère via la politique « En chemin vers les Espaces Naturels Sensibles »
Parking gratuit à proximité. Chiens interdits. Une partie seulement des berges est accessible.
Sentiers balisés aux environs sur le plateau de Champagnier.

Étang de Haute-Jarrie

Quand observer ?
En automne pour les oiseaux migrateurs.
En hiver pour les Canards et les Bruants.
Au printemps pour toutes les espèces de migrateurs passant par l’Isère.

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Liste des 54 espèces notées par le CORA durant l’été 2005 :

Bergeronette grise
Blongios nain
Bruant des roseaux
Buse variable
Canard colvert
Chardonneret élégant
Choucas des tours
Corneille noire
Coucou gris
Epervier d’Europe
Etourneau sansonet
Faucon crécerelle
Fauvette à tête noire
Foulque macroule
Fauvette des jardins
Gallinule poule d’eau
Gobemouche gris
Gobemouche noir
Grimpereau des jardins
Héron cendré
Héron pourpré
Hirondelle rustique
Hypolaïs polyglotte
Loriot d’Europe
Martin pêcheur d’Europe
Martinet noir
Merle noir
Mésange à longue queue
Mésange bleue
Mésange charbonnière
Milan noir
Moineau domestique
Pinson des arbres
Pic épeiche
Pic épeichette
Pic vert
Pie grièche
Pie bavarde
Pouillot véloce
Pouillot fitis
Râle d’eau
Rouge gorge familier
Rossignol philomèle
Rousserolle effarvate
Rousserolle turdoïde
Sarcelle d’été
Serin cini
Sitelle torchepot
Tarier des prés
Torcol fourmilier
Tourterelle des bois
Tourterelle turque
Troglodyte mignon
Verdier d’Europe
On peut y ajouter le Roitelet huppé, le Tarin des aulnes, le Grèbe castagneux…

Désert de l’Écureuil

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Sur le territoire de la commune de Seyssinet-Pariset (Isère), accrochée au flanc est du Vercors, dans la banlieue grenobloise, un ensemble de sillons retient l’attention.
Les plus bas d’entre eux sont bien connus, ce sont ceux de la Combe Vallier, du Désert de l’Ecureuil et du Désert de Jean-Jacques Rousseau (déjà évoqué comme promenade).

Nous vous proposons donc de partir depuis le célèbre Pré Fauré, bien connu des étudiants grenoblois qui viennent y faire des grillades et des choses  dont on ne peut parler ici…

Pré Fauré

C’est également le point de départ de plusieurs autres balades, comme le tour des six fermes, ou une étape sur le chemin qui conduit du Prisme, à Fontaine, jusqu’à la Tour sans Venin, lieu aux multiples légendes de notre région (des lieux et des balades que vous pourrez découvrir bientôt dans ce blog).

Pré Fauré

Si vous commencez la balade depuis cet endroit, vous pouvez laisser votre véhicule sur le parking.

Dans la multitude de chemins qui partent de l’endroit, vous retrouverez facilement votre route, signalée « Désert de l’Écureuil » au panneau « Attention au Feu » positionné juste au début.

Pré Fauré

La balade se fait par un bon chemin, sous les châtaigniers. A la bonne saison prévoir de la place dans le sac à dos pour faire une petite récolte.

Désert de l'Ecureuil

Il est possible d’observer de nombreuses plantes de la forêt de feuillus : géraniums, fougères, tussilages…

Désert de l'Ecureuil

Dans la châtaigneraie, les arbres poussent le plus souvent en cépée : ils ont été coupés au ras du sol et sont ensuite repartis en formant de touffes de plusieurs troncs.

Désert de l'Ecureuil

Il est possible de s’enfoncer dans le sous bois, très propre. Les arbres sont alors prétextes à des jeux pour les enfants, plus ou moins grands… certains creux entre les tronc ont été transformés en cabanes magiques propices aux plus belles aventures pour les plus petits de nos aventuriers.

Désert de l'Ecureuil

Désert de l'Ecureuil

Des panneaux racontent la faune locale sauvage…

Désert de l'Ecureuil

… dont on peut parfois rencontrer quelques exemplaires vivement colorés. Situé dans la proche banlieue juste au dessus de Grenoble, le massif est très fréquenté par les sportifs urbains qui trouvent là un bol d’air pur et un peu de tranquillité, tout près de la ville.

Désert de l'Ecureuil

On considère classiquement ces sillons comme creusés lors des phases de décrue glaciaire, car l’étagement de leurs altitudes, de 350 à 460 m, les positionne très en dessous du niveau de la surface du glacier würmien (1150 mètres sur la cuvette grenobloise).

Mais au-dessus de cet ensemble, existe un ultime sillon rocheux, celui du ruisseau du Bouteillard, particulièrement remarquable, car large par endroits de 600 mètres environ, ce qui en fait le plus important de tous les sillons rocheux que nous avons rencontrés, même si ce n’est pas le plus spectaculaire, encombré qu’il est par les dépôts glaciaires.

Désert de l'Ecureuil

Près de ce panneau, dans le virage, on peut commencer à voir le bassin grenoblois en dessous de nous : avec en face de nous le Casque de Néron, et facile à repérer le cercle blanc du synchrotron.

Désert de l'Ecureuil

Désert de l'Ecureuil

Un autre point de vue nous permet de voir, d’en haut, la faille du désert de l’écureuil.

Désert de l'Ecureuil

Par endroit, le chemin est bordé de tapis de fraises de bois… les gourmands apprécieront.

Désert de l'Ecureuil

Les panneaux de signalisation indiquent les directions pour chaque intersection. Les itinéraires sont variés dans toute cette partie du massif, gérés par l’Agglo.

Désert de l'Ecureuil

Le chemin, confortable, continue sous la forêt de feuillus (noisetiers, érables, etc.).

Désert de l'Ecureuil

Désert de l'Ecureuil

Sur votre gauche vous trouverez la trace d’un sentier qui conduit sur un replat en contrebas. Faites attention avec les enfants, car nous sommes juste en surplomb de la route qui passe dix mètres en dessous de nous. D’ici, on peu voir l’ensemble de ce que l’on appelle l’Y grenoblois (le confluent du Drac et de l’Isère), avec en face de nous les massifs de Chartreuse, de Belledonne et de l’Oisans.

Désert de l'Ecureuil

Désert de l'Ecureuil

Vous trouverez dans ce secteur beaucoup d’arbustes porteurs de jolies baies, rouges, violettes ou noires… qui donnent envie de les croquer, c’est sûr, mais, dans ce cas, nous devons vous conter la mésaventure survenue à Jean-Jacques Rousseau qui, lorsqu’il est venu se promener dans ce secteur, semblait encore bien néophyte en botanique.

Désert de l'Ecureuil

« Durant mon séjour à Grenoble je faisais souvent de petites herborisations hors de la ville avec le sieur Bovier avocat de ce pays-là, non pas qu’il aimât ni sût la botanique, mais parce que s’étant fait mon garde de la manche, il se faisait, autant que la chose étoit possible, une loi de ne pas me quitter d’un pas. Un jour nous nous promenions le long de l’Isère dans un lieu tout plein de saules épineux. Je vis sur ces arbrisseaux des fruits mûrs j’eus la curiosité d’en goûter et, leur trouvant une petite acidité très-agréable, je me mis à manger de ces grains pour me rafraîchir ; le sieur Bovier se tenoit à côté de moi sans m’imiter et sans rien dire. Un de ses amis survint, qui me voyant picorer ces grains me dit : eh ! monsieur, que faites-vous là ? Ignorez-vous que ce fruit empoisonne ? Ce fruit empoisonne, m’écriai-je tout surpris. Sans doute, reprit-il, et tout le monde fait si bien cela, que personne dans le pays ne s’avise d’en goûter. » Je regardai le sieur Bovier et je lui dis : « Pourquoi donc ne m’avertissiez-vous pas ? — Ah ! monsieur me répondit-il d’un ton respectueux, je n’osais pas prendre cette liberté. » Je me mis à rire de cette humilité dauphinoise, en discontinuant néanmoins ma petite collation. J’étois persuadé, comme je le suis encore, que toute production naturelle agréable au goût ne peut être nuisible au corps ou ne l’est du moins que par son excès. Cependant j’avoue que je m’écoutai un peu tout le reste de la journée : mais j’en fus quitte pour un peu d’inquiétude, je soupai très-bien, dormis mieux, et me levai le matin en parfaite santé, après avoir avalé la veille quinze ou vingt grains de ce terrible Hippophage, qui empoisonne à très-petite dose, à ce que tout le monde me dit à Grenoble le lendemain. Cette aventure me parut si plaisante que je ne me la rappelle jamais sans rire de la singulière discrétion de M. l’avocat Bovier.« 

Les Rêveries du Promeneur solitaire (Septième promenade)

Le chemin continue à présent juste au dessus de la route qu’il longe quelques centaines de mètres.

Désert de l'Ecureuil

Puis il redescend vers le site aménagé des Vouillants

Désert de l'Ecureuil

… où vous pourrez vous restaurer sur les tables de pique-nique (dans cet espace les feux sont tolérés), ou repartir à votre point de départ par le désert J-J Rousseau que nous avons déjà décrit.

Désert de l'Ecureuil

Les Vouillants

Réserve Naturelle du Lac Luitel

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Luitel, altitude 1262 mètres

La Réserve naturelle nationale du Lac Luitel  est située à 25 kilomètres de Grenoble sur la commune de Séchilienne à une altitude de 1250 mètres. C’est la première réserve naturelle nationale créée en France, le 15 mars 1961. Elle occupe une surface de 17 ha et protège les tourbières et la flore originale du pourtour du lac Luitel.

 Le lac Luitel occupe une dé­pres­sion en­gen­drée jadis par le gla­cier de la Romanche, ancien glacier de Belledonne qui a rejoint celui de la vallée de l’Isère. Occupant initialement toute la surface du lac, les zones d’eau libres tendent à se réduire par progression des radeaux végétaux en périphérie. Les sphaignes avancent ainsi vers le centre du lac puis la matière organique s’accumule et forme un sol flottant où les arbres s’implantent. Lors de leur développement, ils finissent par basculer ou s’enfoncer lorsque le système aérien exerce trop de pression sur le sol. Cette évolution naturelle tend vers une fermeture du plan d’eau.

La tourbière du lac Luitel comprend deux systèmes tourbeux : le lac-tourbière caractérisé par des radeaux flottants et la tourbière du col, partiellement boisée par des pins à crochets. On y trouve tous les stades d’évolution écologique de ces milieux à sphaignes.

Ce paysage nordique constitue un refuge pour des espèces reliques des périodes glaciaires. On y trouve les petites pousses du lycopode des tourbières, la scheuchzérie des marais, les plantes carnivores comme le rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), la grassette (Pinguicula vilgaris) ou l’aquatique petite utriculaire (Utricularia minor) et la canneberge (Vaccinium macrocarpon) qui ne pousse naturellement qu’ici en Isère. En tout, 255 espèce de plantes ont été répertoriées sur le site.

Dix sept espèces de libellules sont présentes sur le site dont certaines sont inféodées aux tourbières : cordulies alpestre et arctique, leucorrhine douteuse.

Le site est géré par l’ONF qui assure différentes missions : accueil du public, aménagement du site, études et suivis scientifiques. Des sorties sont organisées régulièrement.

Il est formellement interdit de s’aventurer dans le milieu très fragile de la tourbière.

Le site est très bien aménagé et permet de découvrir, en famille, ce biotope si particulier ainsi que sa flore et sa faune.

Un premier sentier vous permet de surplomber le lac et d’avoir ainsi une vision globale.

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Puis, un bon chemin à fleur d’eau fait le tour du lac et revient par la route d’accès au parking.

Lac Luitel Lac Luitel 025

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Enfin, un cheminement de caillebotis en bois, sur pilotis, traverse la tourbière de l’autre côté de la route.

Lac Luitel

Lac Luitel

Plusieurs sentiers de randonnée passent par ce site. Un chemin balisé permet de rejoindre la chartreuse et la forêt de Premol.

Cognin et les gorges du Nan

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Le Nan est le nom d’un torrent issu des contreforts ouest du Vercors. Il coule dans un passage étroit que l’on peut suivre depuis la route en surplomb qui longe la montagne ou parcourir près de l’eau grâce à un sentier balisé

Gorges du Nan

La route, taillée dans la falaise, fut achevée en 1894, sinueuse comme il se doit pour une véritable route de montagne, elle est des plus pittoresques par ses tunnels, ses corniches et ses paysages exceptionnels.

Route des gorges du Nan

Elle permet de rejoindre le village de Malleval-en-Vercors, une des portes d’entrée du Massif des Coulmes. Le village est aussi un des hauts-lieux de la résistance. C’est dans ce village qu’en janvier 1944 un groupe de résistants fut pris en tenailles par les troupes allemandes venant des gorges de Nan et de Coulmes. Le village et ses habitants furent massacrés par l’ennemi.

Cognin-les-Gorges (38)

Le point de départ de toutes les randonnées autour des gorges du Nan se fait depuis le joli village de Cognin-les-gorges, un joli village niché au pied du massif du Vercors et des gorges du Nan qui fait partie du Parc Naturel Régional du Vercors. L’accès y est facile par la départementale D1582 ou l’autoroute A49 Grenoble – Valence, sortie Vinay.

Cognin - place de la fontaine

Cognin les Gorges est entouré de champs de noyers. En effet, la production de la noix est une des principales activités économiques de la région. On la trouve sous toutes les formes : en cerneaux sucrés, caramélisés ou salés, en huile de noix, vinaigre de noix, vin de noix, gâteaux, tartes et autres gourmandises…

Rue de Cognin les Gorges

Ce village qui comptait 1200 habitants en 1851, ne comptait plus que 400 âmes après la seconde guerre mondiale. De nos jours la population croit à nouveau et est désormais légèrement inférieure à 700 habitants.

Eglise romane de Cognin-les-gorges

Le vieux Cognin était autrefois groupé autour de son ancienne église romane. Elle a conservé son chœur qui remonte sans doute au Moyen Age. Une grande partie de l’église a été modifiée au XVIIème siècle, comme le clocher et l’étonnant fronton à festons encadrant la porte d’entrée. La façade à génoise offre un exemple intéressant et assez rare en Isère de composition baroque. En 1896, lorsque la nouvelle église est édifiée au bas du village, l’ancienne église est donnée au charpentier en échange de son travail.

Les travaux de construction de la nouvelle église commencèrent en 1890 pour remplacer l’ancienne église en haut du village alors en mauvais état. Elle est construite selon un plan en croix latine. Le clocher est entouré par deux tourelles polygonales et possède des contreforts sur ses angles. Les matériaux de construction proviennent des ressources locales : maçonnerie en pierre calcaire, flèche et lanternon en tuf, baies en ciment moulé.

Château de Cognin-les-gorges

Le château, ou ancienne maison noble du XVIIème siècle appartenait à François Ferrand Teste, seigneur de la Motte-Guimetières. On aperçoit, derrière l’imposant portail surmonté d’une génoise, une tour hexagonale aux délicates ouvertures finement moulurées. L’escalier qu’elle renferme permettait de desservir les différents niveaux du bâtiment actuellement propriété privée.

Prise d'eau de la conduite forcée

Les eaux du Nan ont apporté vie et activité à Cognin. Utilisée comme force motrice par les habitants, elle leur amena aussi très tôt l’électricité.

La turbine située au débouché des Gorges fut en effet édifié en 1910. Elle alimentait Cognin, mais aussi les villes d’Izeron et de Saint Pierre de Chérennes. Abandonnée en 1960, elle fut rachetée en 1996 par un privé, Une partie du courant qu’elle produit sert à alimenter l’éclairage nocturne des gorges tous les été. La prise d’eau se situe plus haut dans la gorge, puis l’eau est transportée dans une conduite forcée que l’on voit lors de la randonnées dans les gorges.

La pierre à Dime

La pierre à Dime est une mesure à grains médiévale est composée de deux cavités taillées dans un bloc de pierre. La tradition raconte que la plus grande cavité correspondait à la part du Seigneur, la plus petite étant réservée à la portion des serviteurs. D’autres prétendent qu’il s’agit d’une pierre à meunier, mesurant d’un coté les grains de blé et de l’autre la farine.

Le séchoir à noix du Hameau de la Tour est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1994. Il est l’un des plus beaux exemples de cette architecture remarquable qui caractérise le patrimoine rural du Sud Grésivaudan. Conçu pour sécher les noix, ce bâtiment indépendant de la ferme comprend une remise et, au dessus, une vaste salle au plancher de bois. Il possède une charpente exceptionnelle dont le bois remonte à 1776.

Cognin-les-Gorges

Désert de J-J. Rousseau

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« Le plaisir d’aller dans un désert chercher de nouvelles plantes couvre celui d’échapper à mes persécuteurs et, parvenu dans des lieux où je ne vois nulles traces d’hommes, je respire plus à mon aise comme dans un asile où leur haine ne me poursuit plus.« 

Les Rêveries du promeneur solitaire, Jean-Jacques Rousseau.

Désert JJ Rousseau

Deux lourdes portes en bois qui s’ouvrent sur  une gorge étroite entre deux hautes falaises de calcaire. Le promeneur qui les franchit fait alors ses premiers pas dans le désert Jean-Jacques Rousseau.

Un lieu fréquenté par Jean-Jacques Rousseau en 1768.

Le livre L’ancien mandement de Pariset de Jean-Joseph-Antoine Pilot de Thorey (1805 – 1883) nous fournit l’explication : « En 1768, Jean-Jacques Rousseau, décrié par les uns, peu ou mal compris des autres, dégoûté au surplus, lui-même, d’une célébrité qui lui devenait fastidieuse, avait conçu le projet de quitter Genève, pour vivre plus calme et tranquille, sous le pseudonyme de Rénou. Il arriva, le dimanche 10 juillet à Grenoble, où il logea d’abord chez Antoine Vachat, fondeur, en une maison de la rue Vieux-Jésuites, et bientôt après, chez son ami Gaspart Bovier, jeune avocat, avec qui il était en rapport de sympathie, et qui, même, avait le plus contribué à le déterminer dans le choix de notre cité ; mais son caractère inquiet et sa manière de vivre devaient bientôt le dégoûter de sa nouvelle résidence. En effet, son séjour ne dura qu’un mois à Grenoble ; il en partit précipitamment, et sans en faire part à personne dès le 13 août, pour se rendre à Bourgoin. Durant ce mois, ROUSSEAU fit des excursions de montagnes et des courses de botanique ; il fut reçu chez des amis de son hôte et partout avec le plus de cordialité possible : il visita Beauregard, il y séjourna. Il se plaisait surtout à herboriser dans son voisinage. De là vient qu’on a donné le nom de désert de Jean-Jacques à l’un de ces points d’excursions que préférait le plus notre philosophe.« 

Cette année là donc, le philosophe, pour vivre plus au calme et plus tranquille et quitter sa vie de « people » de l’époque s’est éloigné de Genève. Durant un mois, à Grenoble sous un pseudonyme, puis au château de Beauregard (situé en contrebas du désert), d’où fit de nombreuses courses en montagne et des excursions botaniques. Jean-Jacques Rousseau appréciait particulièrement les promenades au pied des falaises calcaires des Vouillants. D’où le nom que ce site porte aujourd’hui.

La terminologie « désert » désigne ici une gorge plus ou moins étroite entre deux falaises.

Quitter Grenoble par Seyssinet et monter en direction du Vercors jusqu’au parking de la zone aménagée du site des Vouillants où vous découvrirez cette carte des balades qui vous sont proposées depuis cet endroit.

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La balade qui permet de découvrir le désert de J-J Rousseau est facile, accessible en famille, même avec de jeunes enfants.

Tout le long du parcours des panneaux didactiques vous informent sur la nature du lieu.

Désert JJ Rousseau

Suivre donc le large chemin qui conduit à la porte enchâssée dans un mur qui coupe la gorge. De suite après la porte, le chemin se divise en deux parties. Peu importe, chaque chemin emprunte un côté de la gorge et ils se rejoignent plus loin. Parfois, des sentiers semblent s’éloigner du chemin principal : évitez de vous y aventurer en raison du danger que représentent les chûtes de pierres fréquentes.

Proche de l’agglomération grenobloise, cet espace est très fréquenté, autant par des personnes qui viennent courir, que par des VTT. Partagez-le donc en bonne intelligence et avec courtoisie.

La première partie va du désert J-J Rousseau au Pré Faure, soit 2,2 kilomètres sous les arbres, en grande partie dans la gorge entre les falaises.

Désert JJ Rousseau

Désert JJ Rousseau

Désert JJ Rousseau

Désert JJ Rousseau

Désert JJ Rousseau

Comme vous pouvez le voir, dans le désert de J-J. Rousseau, le chemin est très bien aménagé, ce n’est pas un sentier de montagne comme nous vous en indiquons dans certaines de nos balades. De petits escaliers rendront toutefois délicat le passage des poussettes (nous en avons croisé) et des VTT…

Si vous savez rester discrets, vous apercevrez peut-être quelques rapaces qui ont choisi ces falaises pour leur habitat où comme terrain de chasse. Du haut de ces véritables tours de guet, ils s’élancent en quêtes de proies qui assureront leur repas et celui de leur progéniture restée au nid perché dans la falaise. Aussi, pour mieux préserver cette faune, l’escalade est interdite dans le désert J-J Rousseau.

Le Faucon Pèlerin, au plumage contrasté, ventre clair moucheté et dos sombre, saisit toujours sa proie en plein ciel. L’oiseau est capturé en vol à l’issue d’un spectaculaire piqué (la vitesse du faucon dépasse alors 300 km/h ce qui en fait l’oiseau le plus rapide du monde). La femelle dépose en mars ses œufs directement sur la roche, sur une corniche.

Le Grand Duc est, de loin, le grand et le plus puissant des rapaces nocturnes. Actif dès le crépuscule, on entends son hululement grave et sonore, essentiellement en automne et en hiver. C’est un redoutable prédateur capable de saisir des mammifères de la taille du renard. Il dépose ses œufs dès le mois de février, dans un environnement rocheux.

Un autre oiseau emblématique de ce lieux est le Tichodrome Échelette qui ne s’éloigne jamais des falaises. Cet oiseau-papillon reste invisible au regard quand il est accroché au rocher, les ailes repliées. En vol, vous remarquerez ses ailes tachées de rouge, de noir et de blanc. Il se nourrit d’insectes, surtout des araignées qu’il déloges dans les anfractuosités de la falaise grâce à son bec courbé. Il niche en mars.

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Sous les chênes, frênes, conifères et châtaigniers, la flore est variée, tant au sol que sur les falaises souvent recouvertes de lierres aux branches impressionnantes. De nombreuses fougères, et, en été, la rare sauge jaune (Salvia lutea) pour qui saura être attentif à ce qui pousse à côté de ses pieds…

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Au sortir de la gorge, on découvre sur la gauche une prairie, avant de passer la seconde porte de bois qui ferme le désert.

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Comme à l’autre extrémité de la gorge entre les deux falaises calcaires, l’entrée du désert est clôturée par mur dans lequel s’ouvre une double porte de bois.

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Continuez toujours tout droit pour parvenir au Pré Fauré, bien connu des étudiants grenoblois qui viennent y faire des grillades et des choses  dont on ne peut parler ici…

Le retour peut se faire par le même chemin, ou l’on peut revenir par le Désert de l’Écureuil, sentier qui offre un point de vue remarquable sur l’agglomération grenobloise. Il est également possible de continuer vers la Ferme Froussard, balade un peu plus sportive, qui peut, ensuite remonter vers la Tour San Venin.

Les Vouillants

(à suivre donc)