Balade Découverte Nature

Balade au dessus de Poisat

Publié le Mis à jour le

Balade sympathique au départ de Poisat, en direction du camp de Poisat, puis en boucle sur les hauteur jusqu’au hameau du Murier.

Carte de la balade

Le départ se fait depuis le terminus de la ligne 13 à Poisat (anciennement 34), en quittant l’arrêt de bus, monter en direction du cimetière intercommunal et du parc Hubert Dudebout.

Balade au dessus de Poisat

Le camp militaire du 4ème de Génie installé au dessus de Poisat depuis la fin du XIXème siècle, faisait partie du système de défense mis en place par le général Raymond Alphonse Séré de Rivières autour de Grenoble.

Ville de garnison, base arrière des opérations dans les Alpes et jugée vulnérable, Grenoble est alors dotée entre 1873 et 1885, d’une couronne de six forts militaires avec 2 700 hommes et environ 130 pièces d’artillerie dont de nombreux canons de 155 mm, cela suite à la défaite de la France dans la guerre franco-allemande de 1870.

Ce camp pour l’entraînement des troupes fut abandonné après la seconde guerre mondiale après avoir que des milliers de soldats soient venus en manœuvres dans ces bois.

Camp du Génie à Poisat

En quelques minutes, les promeneurs se trouvent comme hors du temps, sous les hautes futaies se mêlent châtaigniers, érables planes, sycomores, robiniers faux acacias, charmes, merisiers et néfliers. Les amateurs pourront découvrir, au détour des petites clairières, des pruniers sauvages dont les fruits tombés à terre régalent les sangliers, blaireaux et quelques hardes de chevreuils.

Discrets, les sangliers sont surtout actifs le soir et la nuit, et vous aurez peu de chances d’en croiser sauf en période de chasse s’ils sont dérangés par des chiens. Toutefois vous pourrez observer leurs traces, soir leurs excréments, soit les mares où ils aiment se vautrer : les souilles.

Mais l’élément le plus remarquable de leur présence sont assurément les boutis, ces parcelles de terre retournées là où ils ont cherché des racines, des bulbes ou des petits animaux.

Poisat 119

Au niveau du parc Dudebout et du parking du cimetière, prendre le sentier qui monte sur la gauche, en suivant l’indication « Camp de Poisat« . C’est une sentier agréable qui progresse sous les bois.

Poisat 007

Puis suivre l’indication « Le replat » et « Camp de Poisat ».

Poisat 023

Poisat 027

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Du camp militaire, il ne reste plus que des vestiges, quelques traces d’un passé qu’il faut savoir lire : les vestiges de la cantine, d’une poudrière et des abreuvoirs pour les chevaux. Mais la vue est superbe… si l’on fait abstraction d’une ligne haute tension EDF.

Poisat 034

Poisat 037

Poisat 037

Poisat 035

Poursuivre en direction de « Romagne » et vers « Les 4 seigneurs », terrain de jeux favoris des sportifs de la région grenobloise. La montée est un peu rude, mais le chemin est bon.

Poisat 056

Enfin, bifurquer sur la gauche en direction de Saint-Martin d’Heres, Le Bigot, bois de Pisalis.

Le chemin sous les châtaigniers offre de belles perspectives sur le massif de Belledonne, la dent de Crolles, le site fortifié de la Bastille et des vues sur l’agglomération grenobloise.

 Poisat 067

Poisat

Poisat 086

Après le pilonne électrique rouge et blanc de la ligne haute tension, continuer en direction du Murier.

Poisat 117

Poisat 124

Poisat

Normalement, la roche que l’on trouve au Murier est du schiste de couleur noire. Mais, il y a 20000 ans, la vallée du Grésivaudan était occupée par un immense glacier qui a transporté des pierres de très loin. Ce sont ces énormes galets de la taille d’une voiture que vous rencontrerez et que l’on nomme blocs erratiques.

Poisat

Continuer toujours en direction de « Le Murier », « Les Collodes ». Des bornes éducatives on été installées pour les enfants de l’agglomération grenobloise.

Poisat 189

Puis après le lieu dit Les Collodes descendre par la route à gauche en direction de saint-Martin d’Heres, « Chaberte ».

Puis, avec les mêmes indications, abandonner la route goudronnée pour un petit chemin qui descends rapidement.

Poisat 212

On arrive au vieux village de Saint-Martin d’Heres par ce chemin qui jouxte le château.

Poisat 221

Laisser la route du cimetière sur votre gauche et continuez tout droit jusqu’au centre du vieux village. prendre alors à gauche et continuer tout droit jusqu’à notre point de départ.

Balade accessible par le réseau Tag : Ligne 13, terminus Poisat – Prémol.

Première neige

Publié le Mis à jour le

Le mercredi 22 octobre 2014, les sommets de l’Isère ont reçu leur première neige.

1ere neige

L’occasion de ressortir les pelles à neige dès que le soleil est revenu, ce matin, et de faire quelques photos de poudreuse vierge sous un ciel bleu, avant la venue des touristes.

1ere neige

1ere neige

1ere neige

1ere neige

1ere neige

1ere neige

1ere neige

1ere neige

1ere neige

1ere neige

1ere neige

1ere neige

Le marais des Sagnes

Publié le Mis à jour le

C’est le plus grand marais d’altitude du Parc de Chartreuse. Il est compose de trois milieux naturels : prairies humides à orchidées, hautes herbes refuges roselières et boisements éparses de saules cendrés.

Marais des Sagnes

Situé à une quinzaine de kilomètres au nord de l’agglomération grenobloise, dans le massif de la Chartreuse, le marais des Sagnes se situe sur la commune du Sappey-en-Chartreuse, à l’ouest du bourg.

Marais des Sagnes

A une altitude de 1000 mètres, le marais est enchâssé entre les hameaux des Sagnes au nord et des Beauches au sud. Le marais des Sagnes est traversé par le ruisseau de l’Achard (également nommé ruisseau des Sagnes), lui-même affluent du ruisseau de la Vence.

Marais des Sagnes

La commune du Sappey-en-Chartreuse occupe un val peu allongé évidé dans des marnes de Narbonne, au cœur du synclinal du Sappey (Réf. cit. http://www.geol-alpes.com, Maurice Gidon, 1998-2006).
Le cœur de cette dépression est ainsi formé, d’une part de marnes de Narbonne et, d’autre part, d’alluvions fluvio-glaciaires d’obturation (formées, en grande partie, des produits de l’érosion des marnes).
Ceux-ci ont rempli la dépression au Würmien. La présence du marais des Sagnes résulte de l’accumulation de matériaux sédimentaires fins.
Ceux-ci ont en quelque sorte étanchéifié le sol, ce qui a permis à la zone humide de s’installer.

Marais des Sagnes

Deux thèses s’affrontent pour expliquer la formation du marais. Toutefois, l’une d’elles, celle d’une coulée de boue issue des pentes de Chamechaude, reste le plus probable et est actuellement acceptée :
– Le premier scénario met en cause une coulée boueuse issue des marnes du versant sud de Chamechaude. Celle-là se serait écoulée en direction du Sud-Ouest, pour venir s’appuyer sur le versant est de l’Ecoutoux. Le ruisseau des Sagnes, ainsi barré, aurait permis la naissance d’un plan d’eau dans le val du Sappey, en amont du barrage. Il se serait ensuite comblé de matériaux argileux, issus de l’érosion du bassin versant. Ce scénario, à l’heure actuelle, reste le plus plausible.
– La deuxième hypothèse, qui met également en scène un lac comblé par des éléments issus de l’érosion, s’attache à décrire l’origine différente de celui-ci. Ce lac se serait également formé en amont d’un barrage, mais celui-ci serait issu d’une formation morainique apportée par une langue glaciaire du glacier de l’Isère, remontant jusque là à l’époque Würmienne.

Marais des Sagnes

Le marais des Sagnes est situé un peu à l’écart du bourg dans un vallon sous le hameau des Sagnes.
Le site occupe une superficie de 25 ha 05 a 93 ca 250.593 mètres carrés).

Marais des Sagnes

Autrefois, le marais était entretenu par la fauche destinée à la litière des bêtes.
Ce bas marais alcalin reste exploité par des agriculteurs locaux, pour la fauche et le pâturage de bovins. En hiver, dès que l’enneigement est suffisant, une piste de ski de fond traverse le site. Au Nord du marais, un sentier traverse une partie de la roselière et longe une haie pour rejoindre un affût de bois, construit là en 2003 pour faciliter l’observation de la faune et plus particulièrement des chevreuils du coteau voisin.

Marais des Sagnes

En hiver, lorsque le niveau d’enneigement est suffisant, une piste de ski nordique traverse la marais de part en part.

Marais des Sagnes

Le marais offre une mosaïque de milieux humides : roselières, prairies à orchidées et saulaies à forte valeur biologique. Le site s’insère à la lisière des versants forestiers de l’Ecoutoux dans un paysage agricole traditionnel de moyenne montagne. Le marais est le refuge de nombreux espèces de mammifères, d’amphibiens et d’oiseaux, comme le Chevreuil ou la Bécassine des marais. Il abrite aussi des plantes protégées comme par exemple le Séneçon des marais ou la très belle orchidée, l’Orchis de traunsteiner.

Marais des Sagnes

Sortir de Grenoble direction La Tronche. A La Tronche prendre la D512 via Corenc direction le Sappey en Chartreuse. Entrer dans Le Sappey en Chartreuse. Stationner votre véhicule sur la place du village, puis prendre la route suivante sur la gauche indiquant « Les Sagnes ».

Marais des Sagnes

Suivre cette indication jusqu’au panneau qui indique le début du sentier de découverte.

Marais des Sagnes 074

Jusqu’à la cabane en bois du poste d’observation, le bon chemin est accessible à tous.

Marais des Sagnes

On peut poursuivre la balade par un sentier moins bien marqué, qui vous mènera au cœur du marais et observer, avec discrétion la faune et la flore spécifique de ce lieu.

Marais des Sagnes 127

Vers la lisière des arbres, une trace moins nette permet d’accéder au point le bas des prairies humides.
Marais des Sagnes 144

On peut continuer le chemin sous les bois, derrière les habitations, et déboucher en face de l’aire de pique-nique pour le retour sur la place du village.

Marais des Sagnes 145

Marais des Sagnes 147

Gorges du Gorgonnet de la Drevenne

Publié le Mis à jour le

Les Gorges du Gorgonnet, site remarquable par sa beauté et sa discrétion, se découvrent pas à pas le long du sentier facile à pratiquer.
Ce nom insolite cache une cascade secrète qui se jette dans une vasque claire à laquelle on accède par un étroit défilé qui donne des frissons. Tout cela n’est pas très connu, sauf des pêcheurs à la truite.

Pas très loin et d’un accès particulièrement facile. Cette balade plaira à tout ceux que faire un ou deux kilomètre sur une petite route tranquille n’ennuie pas et qui ne veulent pas faire de gros dénivelés ni marcher sur un chemin accidenté (par exemple s’ils portent un bébé sur le dos… ou sur le ventre). Le coin est aussi propice au VTT ou aux randonnées équestres. On évitera cette balade les jours de chasse.

Le dénivelé total de la promenade avoisine la centaine mètres.

Gorges du gorgonnet

La Drevenne descend du plateau du Vercors où elle prends sa source au dessus de Cognin-les-gorges, à proximité du col de Romeyère (près de la D35)à 1064 mètres. Après avoir coulé en direction du nord sur le plateau, elle descends dans la vallée de l’Isère par des gorges encaissées, succession de cascades et de vasques profondes, constituant l’un des plus prestigieux canyons du Vercors : le canyon des Ecouges, où elle entre à l’altitude de 882 mètres, pour atteindre 661 mètres au pieds de la célèbre cascade des Ecouges. La partie haute, la plus encaissée est la plus difficile d’accès (une partie est même inaccessible). C’est une succession de vasques plus ou moins grandes.

Passerelle de la Gaffe

Puis, grossie de ses sept affluents, elle descends par des vallons peu accessibles jusqu’au gorges du Gorgonnet de la Drevenne, dont le point haut, accessible enjambé par la pittoresque passerelle de la Gaffe, permet d’admirer une cascade secrète qui se jette dans une vasque claire.
La partie médiane, du canyon jusqu’au dessus de Saint-Gervais est une succession de courants entre les blocs, de remous, de cascades, vraiment magnifique. Assez difficile d’accès, donc tranquille tôt le matin ou le soir… (à partir de mai, canyonnig en journée sur le haut).

Ensuite elles s’assagit jusqu’à Saint-Gervais le Port où elle se jette dans l’Isère après un parcours d’une dizaine de kilomètres.

Gorgonnet de la Drevenne 000

Le point de départ peut se faire depuis Saint-Gervais le Port, ou depuis Rovon.

Rovon 001

Si vous choisissez de faire cette balade au départ de Rovon, laissez votre voiture sur le parking du cimetière.

Gorgonnet de la Drevenne 001

Commencez la balade en prenant, en face, le chemin du Mollard.

La route goudronnée monte légèrement en bordure des champs de noyers. Et oui, la noix de Grenoble ça vient d’ici, pas de la capitale de l’Isère !

Gorges du Gorgonnet 040

Au croisement des Buissières (235 mètres) prendre à gauche entre les fermes et les séchoirs à noix.

Gorges du Gorgonnet 001

Le chemin passe alors à travers bois, entre noiseraies et prairies pâturées par des ânes ou des chevaux.

Gorges du Gorgonnet 002

A certains endroits, l’homme a laissé sa marque dans le paysage, montant des murets aujourd’hui à demi écroulés, avec les rochers expurgés des champs. En d’autres endroits, le chemin est bordé de buis qui forment un mur odorant et frais.

Gorges du Gorgonnet 004

Gorges du Gorgonnet 005

Gorges du Gorgonnet 003

Gorges du Gorgonnet 006

Gorges du Gorgonnet 007

Gorges du Gorgonnet 008

On atteint ainsi paisiblement Les Rez où l’on arrive en traversant une exploitation maraichère.

Gorges du Gorgonnet 009

Éviter le fastidieux crochet, et prendre directement à droite, puis à droite devant le Domaine du Pressoir (qui propose de l’huile de noix). La route goudronnée monte jusqu’à une plantation de noyers où les chasseurs ont établis leur maison associative.

Gorges du Gorgonnet 011

Après un virage en épingle, la route devient chemin, et la balade dans un monde féérique commence. Nous apercevons Saint Gervais et les contreforts du Vercors au loin. Le sentier est désormais balisé jaune et vert. C’est d’ici, lorsqu’on est au dessus de la maison des chasseurs que part la trace d’un sentier pour une randonnée plus sportive qui permet de rejoint le Pied Aigu par le Saut de la Vache (avant le premier virage, derrière la maison des chasseurs, repérer face à une vieille clôture, une trace qui remonte parmi les buis vers le Sud. S’engager et de suite virer à droite, pour éviter la montée raide. En peu de temps on prend de l’altitude, on gagne la base des rochers des Enversins).

Gorges du Gorgonnet 012

Une petite centrale hydro-électrique se trouve à l’embouchure des gorges, d’où le large tuyau qui suit le chemin. Le torrent, que l’on entends gronder au fond du ravin est, pour le moment caché par les arbres.

Gorges du Gorgonnet 014

Nous entrons à présent dans des gorges étroites, appelées le Gorgonnet. A notre droite, la falaise, humide et ruisselante. De l’autre côté, le torrent, qui coule dans un trou de quelques mètres de large et plusieurs mètres de profondeur !

Gorges du Gorgonnet 017

Du côté de la falaise, nous trouverons deux tufières, dont l’une est haute et large d’une bonne dizaine de mètres. On peut même y voir une petite vasque naturelle, comme si nous étions à l’entrée d’une chapelle dédiée aux miracles de la nature.

Gorges du Gorgonnet 020

Appuyé au parapet, avec le grondement du torrent qui coule dans une gorge étroite de quelques mètres, à une dizaine de mètres en dessous de nous, nous faisons face à une miracle naturel : la transformations, sous l’action de l’eau chargée en calcaire du Vercors, du végétal en minéral. Touchez la mousse, encore verte, et sentez comme elle est dure et déjà rigidifiée. Plus loin, elle a pris une teinte brun clair, et dessous, la mousse est déjà devenue cette roche friable qui était utilisée autrefois pour construire les maisons à l’isolation incomparable.

Gorges du Gorgonnet 018

Gorges du Gorgonnet 015

Gorges du Gorgonnet 016

Les parties de la tufière qui sont devenues sèches accueillent une flore unique, que l’on ne peut trouver que sur ce milieux riche en calcaire et, en même temps, poreux et friable. Le tuf est une roche fragile, n’y touchez pas, et surtout n’essayez pas d’y grimper car c’est très dangereux.

De suite après la tufière, le chemin, en balcon est surplombé par la roche, qui suinte un peu toute l’année, s’orne de stalagmites de glace en hiver et vous qualifie d’une bonne douche glacée et abondante au printemps, à la fonte des neiges, ou après un bon orage.

Retournez-vous et profitez du paysage sur la vallée de l’Isère et le sud Grésivaudan.

Gorges du Gorgonnet 023

Dans les rochers en face du chemin, parfois fréquentés par des chamois, qui s’aventurent là, en hiver, en dehors des jours de chasse, on observe souvent quelques oiseaux de proie.

Gorges du Gorgonnet 021

Gorges du Gorgonnet 022

Le chemin est encore en balcon au dessus du torrent partiellement caché par la conduite forcée. Du la paroi rocheuse, les fougères sont nombreuses, les capillaires (Adiantum capillus-veneris) se disputent la place d’honneur avec les langues de cerf (Phyllitis scolopendrum).

Gorges du Gorgonnet 013

Puis on parvient dans une forêt dignes des contes de fées, et où l’on s’attend donc à rencontrer Mélusine

Gorges du Gorgonnet 024

Gorges du Gorgonnet 025

Gorges du Gorgonnet 026

A la sortie de ce bois on atteint l’embranchement vers la passerelle de la Gaffe. Si vous continuez tout droit, vous pouvez monter jusqu’au Pied Aigu, après avoir traversé le hameau, désormais sans âme des Combes, puis continuer vers Malleval pour revenir sur Cognin-les-gorges par les gorges du Nan avant le retour sur Rovon (une randonnée d’au moins une journée avec de forts dénivelés qui demande une certaine pratique).

Gorges du Gorgonnet 027

Comme nous avons promis une balade familiale, descendez vers la passerelle. Juste avant le torrent à l’altitude 330 mètres, un petit sentier part sur votre gauche pour accéder au pont de bois.

Gorges du Gorgonnet 028

Gorges du Gorgonnet 029

Gorges du Gorgonnet 030

Gorges du Gorgonnet 031

Certains dimanche, vous trouverez beaucoup de monde dans ce coin tranquille et « secret »…

Vous pouvez revenir à votre point de départ par le même chemin, ou continuer par une boucle moins spectaculaire, plus champêtre, mais tout aussi calme et variée.

Gorges du Gorgonnet 032

Le chemin continue à travers les praires et les noisetiers et châtaigniers. Si vous cheminez discrètement, vous pourrez observer de nombreux oiseaux et rencontrer, encore, quelques personnages féériques.

Gorges du Gorgonnet 033

Gorges du Gorgonnet 034

Au lieu dit Le Moléron (alt. 300 mètres), juste après l’apiculteur qui propose un miel excellent, prendre à droite, et, après 300 mètres, un chemin peu visible sur la droite qui descends vers le Réservoir de la Gabouille (alt. 280 mètres) que vous reconnaîtrez à l’odeur en arrivant. Un élevage des Cochons de la Drevenne (de Monique Faure) est effectivement installé en ce lieu.

Gorges du Gorgonnet 035

Gorges du Gorgonnet 036

Après l’exploitation porcine prendre à gauche le raidillon qui permet, en cinq minutes de rejoindre le lieu-dit Sous le Rocher.

Gorges du Gorgonnet 037

Gorges du Gorgonnet 038

De là, on atteint le Pont sur la Drevenne, désormais assagie, et, entre champs de noyers, fermes et belles villas, on rejoint le village de Rovon.

Gorges du Gorgonnet 039

Cascade de la Gorge

Publié le Mis à jour le

Dans son écrin de pins noirs d’Autriche, plantés pour lutter contre l’érosion, la gorge demeure toujours verte. C’est une chute de plusieurs dizaines de mètres qui affiche un débit impressionnant lors de la fonte des neiges.

Cascade de la gorge 052

On peut se garer devant la mairie de La Terrasse, et de là, rejoindre le ruisseau de La Terrasse 200 mètres à droite en passant derrière la maison de retraite. Le chemin de la Gorge démarre de l’autre côté de la route devant un groupe d’immeubles puis franchit un petit pont.

Cascade de la gorge 001

Cascade de la gorge 008

Le chemin ensuite monte paisiblement au bord du ruisseau de La Terrasse et atteint le pont de la Gorge à 360 mètres d’altitude en une grosse demi-heure environs. Quelques maisons abandonnées il y a quelque années ont retrouvé un propriétaire. L’entretien de ces lieux embellit encore le site, sur le parcours la cascade de la Terrasse est visible sous différents aspects et, suivant le débit des eaux donne un spectacle grandiose, un sentier part à votre droite et plonge vers le lit du ruisseau pour le longer jusqu’au village en passant par les anciens moulins dont les ruines sous les feuilles et la végétation, cachent les anciennes chambres à eau, on aperçoit encore le canal qui amenait l’eau aux différents moulins qui se suivaient, un seul bâtiment reste visible et sert d’habitation, dans la cour les meules de pierres énormes, servent de décoration et restent les témoins d’un passé pas très lointain.

Cascade de la gorge 013

Cascade de la gorge 015

Cascade de la gorge 016

Cascade de la gorge 023

Cascade de la gorge 027

Cascade de la gorge 014

Posez-vous quelques temps sur un banc en bord de ruisseau et cherchez les traces d’un passé révolu…

Cascade de la gorge 031

Au pied de la cascade, un petit pont enjambe le torrent, au-dessus, on peut gravir quelques rochers et monter dans le dédale de pierres que l’eau s’amuse à contourner, à sauter, à caresser accompagnée d’une symphonie de murmures légers, parfois féeriques ou assourdissants, prudence quand même car les plus beaux sites sont parfois dangereux à approcher.

Cascade de la gorge 033

Cascade de la gorge 035

Cascade de la gorge 036

En hiver ou au printemps, après les pluies, le chemin est glissant.

Pour les enfants, la présence de nombreuses salamandres dans ce milieu très humide, sera une découverte supplémentaire, surtout avant l’été.

Cascade de la gorge 041

En remontant le torrent en rive droite, après avoir franchi le pont de la Gorge, on atteint en 15 min la deuxième chute après avoir franchi une passerelle constituée de trois troncs. En traversant devant la chute, on trouve un sentier rive gauche qui monte en lacets et rejoint un autre sentier balisé en jaune. Le suivre à gauche jusqu’aux Ebavous – 570 m juste en dessous la D29 (route de Le Touvet à St Hilaire) pour rejoindre la rue de l’Orme. Un des plus jolis chemin de la commune, la source thermale dont les vertus étaient reconnues, était située dans le ravin des Combettes dans lequel coule le ruisseau du Glésy, qui descend en cascade alimenté par les eaux de la montagne de l’Aulp du seuil et de saint Michel, il rejoint l’Isère en traversant le village, bordé au sud et au nord par des éboulis, des forêts de sapins et d’autres broussailles agréable à regarder lors de promenades sur les sentiers qui le serpentent.

Plus facile : A l’entrée dans La Terrasse, avant le centre, au niveau d’une fontaine, s’engager dans la route du hameau de Montabon. Le chemin se trouve 1 km plus haut dans une épingle près d’un poteau portant un balisage bleu et orange, juste avant les ruines du château de Montabon. Un large chemin part sur la gauche au fond du vallon. On accède au ruisseau en 10 min. La première chute est alors juste au-dessus du petit pont (la Gorge – 360 m).

Atelier des Dauphins - Maquette du château de La Terrasse en 1339
Atelier des Dauphins – Maquette du château de La Terrasse en 1339

Cascade de la gorge 100

En s’élevant à gauche du pont la Gorge, en direction de La Côte, par le sentier étroit qui grimpe en lacets serrés et qui mène à St Hilaire du Touvet et au Château du Carré, ainsi qu’à la cascade du Glésy, on aura de jolis points de vue sur la cascade et sur la vallée en dessous de nous.

Cascade de la gorge 048

Cascade de la gorge 067

Cascade de la gorge 051

Mais cette partie ne peut se faire avec des enfants car le sentier est étroit et la pente au dessus du ravin abrupte. On atteint la D29 après être passé au dessus de la combe Barbouse. Après avoir emprunté la route en descendant, sur une centaine de mètres, on trouve sur la gauche un chemin agricole qui descends a travers bois et prairies. Le chemin, bien tracé passe parfois entre des anciennes métairies transformées en résidences secondaires.

Cascade de la gorge 105

Cette descente offre de superbes points de vues sur la vallée du Grésivaudan.

Cascade de la gorge 086

Cascade de la gorge 107

De nombreuses balades, avec toutes les variantes possibles, sont possibles dans ce secteur qui compte de nombreuses cascades, hélas, les chemin ne sont pas bien indiqués sur les cartes IGN ce qui rends ces randonnées accessibles uniquement à des personnes équipées et averties.

Boucle de la cascade de la Terrasse

Localisation :
Entre le Touvet et Crolles, le village de La Terrasse se trouve un peu au-dessus de la Route Nationale 90.
Altitude départ : 250 m (ou 360 m depuis Montabon).
Altitude arrivée : 400 m environ à la deuxième chute.
Durée : 30 min depuis le village de La Terrasse sinon à peine 15 min par la route.
Dénivelée : 150 m depuis La Terrasse au 50 m depuis la route.
Difficulté : Très facile et familiale jusqu’au pont de la Gorge.
La promenade, dite des deux cascades, la Gorge + Glésy par Montabon, est un peu longue mais ne présente pas de difficulté particulière.
La randonnée par la combe Barbouse est plus technique.
Balisage : Rencontre jaune du PNR Chartreuse.

Cascade du Ruisant

Publié le Mis à jour le

Le Ruisant est une torrent long de 2,5 kilomètres, dont la source est à 950 mètres sur le plateau du Vercors, près du lieu dit les Belles, à la sortie des gorges du Nan en partant de Cognin-les-Gorges.

Près des sources du Ruissant

Après avoir traversé la commune de Rovon, il se jette dans la Drevenne, peu avant que cet autre rivière se jette dans l’Isère au Port de Saint-Gervais.

Carte du Ruissant depuis sa source

Après avoir traversé les forêts entre les Roches Rousses et le Pied Aigu,  le torrent se jette depuis la plateau dans la vallée de l’Isère en une série des cascades, dont la plus haute fait plus de 250 mètres.

Cascade du Bruissant - capture écran Google map

Cannyoning dans la cascade du Ruisant

Ce torrent est surtout connu des amateurs de canyoning qui en ont fait un de leur terrain de jeu favoris et par les alpinistes qui escaladent les cascades de glace (bien qu’elle ne soit pas très longtemps praticable pour ce sport en raison de sa faible altitude).

Le Ruissant - carte IGN

La cascade a déjà tué, un jeune belge de 27 ans a trouvé la mort le 12 avril 2012 après avoir glissé sur le sol rendu boueux par les pluies de l’après-midi avant de disparaître dans les barres rocheuses.

L’accès au bas de la cascade est, en théorie interdit, puisqu’elle se trouve sur la propriété privée de exploitant de la carrière de marbre de Rovon.

De plus, les abords de la cascade, pollués par les déchets de l’industriel sont d’un intérêt mineur.

C’est donc depuis la lisière des champs de noyers que l’on admirera le mieux cette belle cascade qui mériterait qu’elle soit mise en valeur mieux que l’état d’abandon dont elle est victime.

La cascade du Ruissant est l’exemple typique qu’un site naturel remarquable privatisé, pollué et dégradé par une entreprise industrielle.

Cascade du Bruissant 003

Cascade du Bruissant 004

Cascade du Bruissant 005

Cascade du Bruissant 006

Cascade du Bruissant 002

Cascade du Bruissant 001

Cascade du Bruissant 007

Les mystères du mont Aiguille

Publié le Mis à jour le

Le mont Aiguille, près de Chichilianne, est une dent avancée de la falaise orientale du massif du Vercors, à la limite du Trièves, au sud du département de l’Isère. C’est une des sept merveilles du Dauphiné où l’alpinisme rocheux (sur roche calcaire) est pratiqué, en particulier sur la face nord-ouest.

Mont Aiguille 003

Depuis Chichiliane, une belle balade dans la vallée, permet de découvrir cette montagne et quelques uns de ses secrets.

Les légendes qui se rapportent au mont Aiguille ont parfois retenu l’attention des princes. La plate-forme sommitale apparaissait en effet, dans bien des esprits, comme une sorte d’Eden, un territoire préservé du monde profane.

Mont Aiguille 002

En 1211, Gervais de Tilbury, neveu du roi d’Angleterre Henri II, le décrit comme un mont inaccessible duquel choit une source transparente ; au sommet, de l’herbe verdoie et l’on y voit parfois des draps blancs, étendus pour sécher, selon l’usage des lavandières. Les lambeaux de neige qui subsistent au printemps sur la prairie sommitale et l’imagination du narrateur juché sur la cime du Grand Veymont suffisent pour accréditer la légende des lavandières du mont Aiguille.

Au Moyen Âge, le mont Aiguille, baptisé en latin Supereminet Invius qui signifie  » il se dresse, inaccessible », est perçu comme un énorme rocher d’une hauteur prodigieuse. Les dessinateurs de l’époque le représentent sous la forme d’un champignon ou d’une pyramide renversée.

Sous l’Ancien Régime, il jouit d’une popularité supérieure à celle des géants des Alpes, ignorés du plus grand nombre.

Au XVIème siècle, Rabelais, dans le Quart Livre, relate l’ascension faite par Antoine de Ville de ce qui était encore appelé le « mont Inaccessible » de façon quelque peu imaginaire, tant par la forme de la montagne que par le nom de l’alpiniste ou ce qu’il trouva au sommet : « Ainsi dict pource qu’il est en forme d’un potiron, et de toute memoire persone surmonter ne l’a peu, fors Doyac, lequel avecques engins mirificques y monta et au-dessus trouva un vieux bélier. C’estoit à diviner qui là transporté l’avait. Aucuns le dirent, estant jeune aignelet, par quelque aigle ou duc chaüant là ravy, s’estre entre les buissons saulvé.« 

En 1656, Denys de Salvaing de Boissieu dans Septem miracula Delphinatus (Les sept merveilles du Dauphiné), relate que des déesses chassées du mont Olympe seraient venues se réfugier sur ce promontoire, qui faisait encore partie de la falaise orientale du Vercors. Elles furent surprises dans le plus simple appareil par le chasseur Ibicus. L’affaire provoqua le courroux de Jupiter qui changea le voyeur en bouquetin et sépara le mont sacré du reste du Vercors.

Mont Aiguille 004

Mont Aiguille 005

 Mont Aiguille 001

Mont Aiguille 007

Mont Aiguille 006