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Château de Beaurevoir

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Surplombant Sassenage avec majesté, le Château de Beaurevoir paraît tout droit sorti d’un conte de fées. L’intrigue qu’il suscite est d’autant plus tenace que son « secret » est inaccessible aux curieux puisque c’est une propriété privée qui s’étend sur 25 hectares.

Château de Beaurevoir

Construit à la fin du XIXème siècle par un riche industriel grenoblois, le gantier Alphonse Terray, grand père de l’alpiniste Lionnel Terray, vainqueur de l’Anapurna, acheté en 1914 par André Papet pour trois ans, ensuite par un ingénieur en explosifs, Paul Corbin.

Sassenage, les Côtes

Le château s’appelait à l’époque Beauregard.

Cette demeure d’architecture baroque flamboyante est un « château à la campagne » d’une bourgeoisie industrielle prospère, bâti vers 1880 par les architectes Chatrousse et Ricoud, avec des pierres récupérées de l’ancien château féodal du XIIème siècle appelé château des Côtes, (château primitif) dont il reste encore quelques ruines dans le parc. Les architectes ont également fait largement appel à la technique du ciment moulée, mise au point à Grenoble à cette époque. Travaillé sur une armature métallique, ce matériau imite à s’y méprendre, tantôt la pierre sculptée, tantôt le bois quand il se fait garde-corps et passerelles du belvédère sur le Furon. Et le parc du château, remarquable, reflète en outre admirablement les capacités imitatives du ciment.

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Quelques années après Beaurevoir, Alphonse Terray avait fait élever, au bout de sa propriété et sur un petit promontoire, un autre château, plus modeste, mais dans le style féodal, avec tours, tourelles, donjons, mâchicoulis et créneaux, œuvre des architectes grenoblois Chatrousse et Ricoud il fut détruit par une explosion avant 1914, il n’en reste que des ruines.

Château de Beaurevoir

Vers 1948 le château devient la propriété de la  SNCF qui y installe son service social et une école.

Ecole SNCF

Le tournage du film Le crime est notre affaire s’est déroulé durant l’hiver 2008 un film de Pascal Thomas, avec :
Catherine Frot (Prudence Beresford)
André Dussollier (Bélisaire Beresford)
Claude Rich (Roderick Charpentier)
Chiara Mastroianni (Emma)
Melvil Poupaud (Frédéric)
Hippolyte Girardot (Le Docteur Lagarde)
Annie Cordy (Tante Babette)

Château de Beaurevoir

Grâce à une modification du PLU (plan local d’urbanisme) votée en urgence par la municipalité en 2013 et contre laquelle les élus de l’opposition se sont élevés, un projet immobilier de grande envergure sera réalisé au domaine du Beaurevoir, avec la construction de 200 logements.

Projet Vinci Beaurevoir

Le 20 février 2014, la signature d’une convention de projet urbain en partenariat avec Vinci Immobilier Résidentiel était présentée en conseil municipal, le principal objectif de cette convention étant d’exonérer Vinci Immobilier de la taxe d’aménagement pendant dix ans.

Le 7 juillet dernier, le Préfet de Région a demandé une enquête d’impact.

Pour le moment, le programme immobilier n’est plus « disponible » sur le site de Vinci Immobilier.

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On peut se demander comment, un monument aussi important ne soit pas encore protégé et inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques.

En effet, avec la Casamaure, inscrite depuis 1986, il est le seul exemple dans la région :

  • D’une folie du XIXème siècle, commandée par un industriel appartenant à la bourgeoisie grenobloise.
  • De l’utilisation pour la première fois du ciment moulé, technique inventée à Sassenage par Louis Vicat.

La ganterie était une des activités prédominantes à Sassenage, tout au moins jusqu’au cœur des années 30. Gantiers, mégissiers, brodeuses s’activent ainsi pour leur propre compte ou pour des entreprises de Grenoble et de Fontaine. Souvent ils ont une autre activité, sont par exemple gantiers et cafetiers comme Louis Reverdy au début du XXème siècle. D’après le recensement de la population de 1926, on compte 53 gantiers à domicile, contre 18 seulement en 1946.

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Le meilleur moyen de voir le château de Beaurevoir, caché dans les arbres, est probablement, pour le commun des mortels, depuis le parc de l’Ovalie.

Chateau de Beaurevoir

Chateau de Beaurevoir

Depuis les Côtes de Sassenage, on a une jolie vue sur les ruines du château médiéval, qui était autrefois illuminé pour les fêtes de fin d’année.

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Un sentier de randonnée passe à proximité du château de Beaurevoir.

Du Château de Sassenage suivre le sentier en direction du Nord en passant par le Hameau du Château et rejoindre le chemin des Engenières. Monter ensuite vers les anciens fours à chaux par le sentier des Gingeolles et arriver au belvédère des Gingeolles (350 m) ; regarder la table de lecture du paysage et des informations sur la géologie locale ; profiter aussi d’une vue exceptionnelle sur la Cluze de Voreppe pour découvrir la face sud ouest de la Chartreuse, la vallée de l’Isère et le pays voironnais. Continuer jusqu’au carrefour du Cruy (400 m). Prendre alors le sentier à droite. Couper la D531 au niveau de la Cimenterie (330 m). Traverser le quartier de Rivoire de la Dame pour retrouver le chemin des Côtes qui passe devant les grilles du château de Beaurevoir (310 m).

Chateau de Beaurevoir

Chateau de Beaurevoir

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Accessible par les transports en commun : tramway ligne A , arrêt Fontaine La Poya (terminus), puis bus 20 direction Veurey-Voroise Mairie, arrêt Château de Sassenage ou bus Flexo ligne 50 qui a un arrêt Beaurevoir juste à coté de la grille d’entrée en bas du château médiéval, ou lignes 53, 54, arrêt Château de Sassenage : Voir le site de la Tag

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Chateau de Beaurevoir

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Palais du parlement du Dauphiné

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Derrière sa façade bicolore, ornée de multiples blasons et d’animaux en tous genres, se cachent des cours intérieures et des salles d’audience d’une grande élégance.

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Sur la place Saint André, faisant face au Café de la Table Ronde et à la statue de Bayard, ce fleuron de l’architecture grenobloise, attire le regard des curieux : derrière sa façade bicolore, ornée de multiples blasons et d’animaux en tous genres, se cachent des cours intérieures et des salles d’audience d’une grande élégance, habituellement fermées au public.

La place Bayard, dessin de N-M-J Chapuy, lithographie de C-C. Bachelier, Lemercier imprimeur, Ch. Vellot, éditeur, seconde moitié du XIXe, Collection Musée dauphinois 95 15-43.
La place Bayard, dessin de N-M-J Chapuy, lithographie de C-C. Bachelier, Lemercier imprimeur, Ch. Vellot, éditeur, seconde moitié du XIXe, Collection Musée dauphinois 95 15-43.

Initié par le Dauphin, le Conseil delphinal est installé dès 1340 à Grenoble et survit au transfert du Dauphiné à la France de 1349, pour devenir le troisième parlement de France en 1453. Il paraît avéré qu’une construction neuve destinée à cette institution ait été édifiée à la charnière des XVème et  XVIème siècles. Le plan en forme d’équerre, articulé autour d’une chapelle, étend une aile le long de la place Saint-André vers l’Ouest et une autre en direction de l’Isère vers le Nord. Autour de cet élément primordial, la croissance du palais se fait peu à peu par des réaffectations, des rachats de maisons particulières, des reconstructions. Les travaux des parties les plus anciennes (au centre en regardant la façade) ne commencèrent que vers 1500, sous Louis XII. Construite en pierre blanc crème provenant de la carrière de l’Échaillon, cette partie de style gothique flamboyant comprend l’absidiole en saillie d’une chapelle. C’est à cette époque que furent notamment sculptées les boiseries de Paul Jude dès 1521 dans la salle du parlement. Le palais s’arrêtait alors à la porte de gauche après la chapelle gothique et jouxtait une prison d’où l’on extrayait les prévenus pour les juger. Ces derniers pouvaient apitoyer les passants par des soupiraux et leur demander l’aumône.

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Le palais est agrandi une première fois en 1539 sous le règne de François Ier, puis une seconde fois en 1562 sous le règne de Charles IX. Cette partie à droite en regardant la façade est construite en calcaire gris bleuté du Fontanil. L’architecte et magistrat Pierre Bucher y contribue notamment. Le plan en équerre devient un plan en T avec la construction de la façade de style Renaissance, à l’Est de la chapelle, sur la place Saint-André, puis se complexifie.

Le palais se trouve donc dès le XVIème siècle constitué grossièrement de trois secteurs, chacun joignant la place à l’Isère.

Au levant se trouve la Chambre des Comptes, au centre le Parlement, au couchant la Conciergerie. La croissance et la multiplication des institutions utilisatrices expliquent l’extension des lieux. Divers aléas contraignent aussi les travaux à aller parfois bien au-delà de la réparation. D’importants décors intérieurs viennent enrichir les lieux. L’ensemble est totalement imbriqué dans la continuité du tissu urbain : un jeu de paume donne sur la prison, des boutiques et ateliers sont installés de-ci de-là, un passage public très fréquenté vers l’Isère traverse cours et bâtiments…

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L’affaire Nobilibus fut remarquable par sa durée. Un moine franciscain d’origine italienne, Francesco Nobilibus, fut accusé de sorcellerie en mars 1604 pour avoir recouru à l’occultisme et à l’astrologie.
Soumis à 230 séances d’interrogatoire, détenu pendant plus de deux ans dans la conciergerie du palais, le malheureux fut convaincu d’avoir voulu envoûter le Lieutenant général du Dauphiné, François de Bonne à qui il s’était présenté comme guérisseur. La cour rendit sa sentence le 14 août 1606. Le présumé sorcier fut condamné à la pendaison place du Breuil (!’actuelle place Grenette) et son corps livré aux flammes.

Gens de lois et officiers se multipliaient, les plaideurs affluaient. Par leur richesse, leur culture, leur activité, les parlementaires animaient la vie de la société. Composé de magistrats grenoblois, ou du moins dauphinois, le parlement de Grenoble allait se faire remarquer par son souci de défendre ce qui restait de libertés et par sa résistance à la fiscalité royale et contribuer, sans être révolutionnaire, à l’agitation d’où devait sortir la Révolution française. Au total, le ressort du parlement comptait 608 189 justiciables en 1763 et 766 702 en 1790.

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Autre joyau, le salon bleu, nommé ainsi en raison de ses tapisseries. C’est ici que fut déclenchée la Journée des Tuiles, le 7 juin 1788, premier événement de la révolution dauphinoise, en réaction à la décision du roi de réformer le Parlement afin d’en diminuer son pouvoir. Sous la pression d’une foule considérable criant « Vive le parlement », les magistrats dauphinois sont ramenés de l’Hôtel de la Première présidence au Palais du parlement afin d’en rouvrir les portes condamnées quelques heures auparavant par les soldats du Roi et contraints de reprendre leurs activités.

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La suppression des parlements en 1790 a peu de conséquences sur le bâtiment du palais, malgré son rôle récent dans la Journée des Tuiles.
À Grenoble, le Parlement fut aussi l’âme de la cité vers laquelle il draina, année après année, tous ceux qui voulaient se faire rendre justice. Parlementaires et avocats y tinrent longtemps le haut du pavé, animant le commerce local comme le marché de la construction, la vie intellectuelle et scientifique. Autour de la place où il était installé, c’est tout un quartier qui depuis des siècles n’a cessé de bruire en permanence du flot des plaideurs. C’est cette histoire et la mémoire des lieux que retrace cet ouvrage à travers douze contributions particulièrement éclairantes et novatrices.

À la révolution, Les provinces sont divisées en 83 départements, le Parlement du Dauphiné, comme tous les autres, est dissous et devient palais de justice. Il restera en activité jusqu’en 2002.

Le XIXème siècle bouleverse très profondément l’héritage des siècles précédents.

Palais du Parlement du Dauphiné vers 1840
Palais du Parlement du Dauphiné vers 1840

L’amputation de la chapelle par un escalier alerte Prosper Mérimée, Inspecteur général des Monuments historiques, et met en exergue les parties anciennes dont le classement, envisagé dès 1841, intervient le 12 juillet 1886.

De 1842 à 1889, les projets se succèdent car le bâtiment est en fort mauvais état et les magistrats souhaitent qu’il soit isolé des propriétés particulières. Riondel père et fils, architectes départementaux, puis Honoré Daumet, grand prix de Rome en charge de la prestigieuse reconstruction du château de Chantilly et du palais de Justice de Paris, élaborent des propositions qui toutes régularisent et monumentalisent l’ensemble, en préservant peu ou prou les parties anciennes. L’ample reconstruction se fait à partir de 1890 par tranches, mettant à jour au passage des vestiges d’enceinte romaine. A l’ouest apparaissent salle des Assises, cellules, bibliothèque de la Cour d’Appel….
L’état de vétusté de l’aile centrale impose sa reconstruction, reproduisant dimensions et dispositions antérieures ainsi que les décors.
L’inauguration d’août 1897 par le président de la République donne à la Justice un cadre solennel et très caractéristique du XIXème siècle.

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En septembre 2002, les fonctions judiciaires, trop à l’étroit, s’installent dans un nouveau palais de justice.  L’édifice, protégé au titre des Monuments historiques depuis 1992 est désormais propriété du Conseil général de l’Isère.
Depuis avril 2011, le rez-de-chaussée du bâtiment accueille Isère tourisme et les services de la direction de la culture et du patrimoine du Conseil général de l’Isère  (direction, pôle ressources, service du patrimoine culturel, service  du développement culturel). Près de 50 personnes y travaillent aujourd’hui.

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A l’intérieur, noter surtout les deux passages voutés où l’on peut voir les bustes des fameux Dauphins qui régnèrent sur le Dauphiné du XIème au XIVème siècle. On peut également remarquer les boiseries du tribunal civil.

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Références bibliographiques :
Émile Ducoudray, René Favier (s. dir.), Le Parlement du Dauphiné, des origines à la Révolution, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2001

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Le Conseil général de l’Isère, propriétaire du Palais du Parlement vous propose des visites accompagnées par les guides de l’office du tourisme de Grenoble.
Venez pousser les portes de la Chambre des Comptes ou du Salon Bleu, et plongez dans 500 ans d’histoire juridique en Dauphiné.Tarifs :
Adulte : 3,80 € (gratuit pour les moins de 12 ans).Prochaines dates d’ouverture :
Samedi 27 septembre 2014 de 10h30 à midi.
Samedi 25 octobre 2014 de 10h30 à midi.
Samedi 29 novembre 2014 de 10h30 à midi.
Samedi 20 décembre 2014 de 10h30 à midi.

Accès : Tramway ligne A, arrêt Maison du tourisme.

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Le château de Sassenage

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Il est peu de grandes maisons qui, remontant jusqu’à leur origine, ne rencontre une fable : celle de Sassenage y trouve Mélusine

Nicolas  Chorier

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Magnifique exemple de l’architecture française du XVIIème siècle, le Château de Sassenage construit entre 1662 et 1669 par l’illustre famille des Béranger-Sassenage, a su préserver intacte l’identité de ses différents espaces de vie.

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Un premier château, « castrum de Cassinatico », est cité au XIIIème siècle.

Le château actuel fut construit de 1662 à 1669 par Laurent Sommaire pour le baron Charles-Louis-Alphonse de Sassenage, marquis de Pont-en-Royans. Il s’agit d’un château de réception, dernière demeure construite par les seigneurs de Sassenage.

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La famille de Sassenage s’établit en Dauphiné vers l’an mil. Branche affiliée au Bérenger du Royans dès le XIVème siècle, la maison de Sassenage étend son influence sur une vaste partie du Dauphiné et tout particulièrement sur les contreforts et la partie nord du Vercors.

Malgré l’aura que lui confère sa position de seconde baronnie du Dauphiné, et malgré la légitimité historique de la famille, symbolisée par les restes d’un château fort aux Côtes de Sassenage, la famille de Bérenger-Sassenage cherche le moyen de conserver son rang et d’afficher sa puissance.

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Pour ce faire, les Sassenage décident au milieu du XVIIème siècle, d’édifier un château de réception en remplacement de l’ancienne maison forte. Le château actuel est construit de 1662 à 1669. Peu après l’achèvement de cette demeure, la famille, rejoint la Cour de Versailles où, très proche de la famille Royale, elle occupe de hautes fonctions civiles et militaires tout au long du Siècle des Lumières.

Noblesse d’épée au service de la couronne, les Bérenger-Sassenage appartiennent au cercle très restreint des privilégiés vivant au château de Versailles auprès des descendants de Louis XV. Au milieu du XVIIIème siècle, l’héritage légué par le duc d’Hostun de Tallard permet aux descendants de Mélusine d’étendre et d’étoffer leur territoire aux actuels départements de la Drôme et des Hautes Alpes.

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Au cours des deux derniers siècles, les Bérenger-Sassenage continuent de marquer leur temps en s’investissant dans la vie politique et sociale.

En 1971, le château a été légué à la Fondation de France par la marquise Pierrette Elisa de Bérenger, dernière héritière des Bérenger-Sassenage, avec une part de sa fortune. Ce legs s’accompagnaient de la création de la fondation Bérenger-Sassenage, sous l’égide de la Fondation de France, qui avait pour but de gérer la donation afin de générer les fonds nécessaires à l’entretien du domaine. En 2008, une décision de justice a interdit à la Fondation de France de vendre aux enchères le mobilier du château.

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Le parc paysager du Château de Sassenage fut aménagé à partir de 1852 par Tardy et Lecomte pour Raymond-Ismidon-Marie, Marquis de Bérenger. Antérieurement, trois autres jardins avaient été plantés à l’ouest du domaine, le long de l’axe principal. Une partition somme toute classique qui plaçait dans un même prolongement la cour d’honneur, le château lui-même et le jardin.

Passé la grille en fer forgé de l’entrée du château, le parc offre aux visiteurs un moment de rêve et de calme dans un espace naturel préservé.

En pleine agglomération grenobloise, le parc du Château de Sassenage propose un riche patrimoine végétal, parmi lequel, quelques uns des plus beaux arbres remarquables de l’Isère.

Au fil de la promenade, des vues se créent sur les contreforts du Vercors, le massif de la Chartreuse et vers les chaines de Belledonne.

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NB : vélos, chiens et pique nique interdits

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Accessible par les transports en commun : tramway ligne A , arrêt Fontaine La Poya (terminus), puis bus 20 direction Veurey-Voroise Mairie, arrêt Château de Sassenage ou bus Flexo lignes 50, 53, 54, arrêt Château de Sassenage : Voir le site de la Tag

Informations pratiques
Toute l’année : ouvert tous les jours (Pour les individuels: Du 1er mai au 31 octobre, tous les dimanches de 14h à 18h. Et du 1er juillet au 31 août, tous les jours, sauf le vendredi et le samedi, de 14h à 18h. Départ toutes les heures. Pour les groupes : toute l’année sur réservation.).
Adultes : 7 €
Enfants de + de 6 ans : 5 €
Demandeurs d’emploi : 5€
Tarif étudiant: 5 €
Gratuit pour les enfants de -de 6 ans accompagnés de leurs parents
Groupes adultes : 5 €
Visite guidée enfant 3 – 6 ans: 4 €
Groupes enfants : 4 €
Allée du Château
38360 Sassenage
Téléphone : 04 38 02 12 04
Web : http://www.chateau-de-sassenage.com

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Balade sur le plateau du Peuil

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Voici une balade familiale qui surplombe l’agglomération grenobloise et la ville de Claix, sur le plateau en balcon au pied des falaises du Moucherotte et du Pic Saint-Michel.

Monter par la route étroite du Peuil, jusqu’à une aire de stationnement aménagée à l’intersection de la route qui mène à la tourbière du Peuil.

La tourbière du Peuil

Dès la fin de l’été, prenez garde de ne point écraser quelques colchiques sous vos roues, ils poussent en abondance en bordure de la route.

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Montez par la route goudronnée qui part en face de l’aire de stationnement.

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Vous n’avez aucune chance de manquer le début du chemin qui est très bien indiqué.

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En été, dès le début du chemin, vous serez accueillis par des Carlines acaules, plante emblématique des alpages.

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Les papillons vous accompagneront, nombreux et variés pendant toute la balade, il faut dire qu’il y a une telle abondance et variété de fleurs, qu’ils ont de bonne raison de se plaire dans ce milieu.

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Le chemin, très bien signalé et avec, par endroit, des aménagements mis en place par le Conseil Général de l’Isère propriétaire de la tourbière, va vous mener entre des prairies pâturées par des troupeaux de brebis gardés par une charmante bergère tout en surplombant la tourbière dont l’accès est rigoureusement interdit.

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Puis, à mesure que les prairies laissent leur place aux arbres, les lisières abondent de la Grande Gentiane Jaune.

Arrivé à une barrière en bois, l’itinéraire bifurque sur la droite, dans un chemin sous les bois qui commence par monter un peu, et où l’on remarquera ces arbres qui ont eu l’étrange idée de pousser sur des pierres.

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Ces bois sont, en automne, très fréquentés pas les mycophages et les mycologues.

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Nous ne saurions présumer si les mangeurs de champignons remplissent leurs poêles avec d’abondantes réponse (même si nous le savions, nous ne le dirions pas), mais les amateurs de mycologie savante passent vraiment du bon temps, loupe à la main, dans ces bois.

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Parfois quelques rochers viennent nous rappeler que nous sommes juste en dessous d’une imposante falaise.

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Le sentier s’élargit de nouveau en chemins utilisés par les agriculteurs, entourées de chênes et de hêtres avec un sol couvert de fougères.

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Puis on retrouve les pâturages et, en lisière, de nombreux oiseaux à observer avec beaucoup de patience si vous êtes discrets.

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Puis l’itinéraire bifurque sur la droite et revient vers notre point de départ en passant devant l’entré de la tourbière.

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Sur le chemin du retour, ne manquez pas de faire une halte à la croix de bois, pour jouir de la vue sur la vallée et les montagnes des massifs de Belledone et de l’Oisan.

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Plus bas, ne manquez pas l’unique panorama sur le fort de Comboire, bâti sur le rocher dont il est possible de faire le tour, lors d’un circuit que nous vous ferons découvrir bientôt.

Fort de Comboire

Cette balade est accessible par le réseau Tag :

A votre arrivée à l’arrêt « Col de Comboire » suivez les indications « Tourbière du Peuil » que vous atteindrez environs 2 h 30 mn plus tard. Pendant l’ascension, d’un dénivelé de 740 mètres, un paysage de plus en plus panoramique vous permettra d’admirer la chaîne de Belledonne, qui, suivant les conditions de lumière, vous semblera être à portée de main.
Il est possible de redescendre sur Allières, en passant près de la cascade de la Pissarde pour rejoindre la Mairie de Claix.

Tourbiere du Peuil

La tourbière du Peuil

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Située au pied des falaises du Vercors à 970 mètres d’altitude, la tourbière du Peuil est l’une des rares zones humides du massif ainsi que l’une des dernières tourbières  d’altitude à sphaigne en Isère. Elle fait partie des 11  espaces naturels sensibles (ENS) du Conseil Général de l’Isère qui en est propriétaire et en assure la gestion.

La tourbière du Peuil

Respectez scrupuleusement les consignes affichées un peu partout sur le site. De plus, de votre discrétion dépendra la quantité de choses que vous pourrez observer. Pensez à vous équiper de jumelles et d’un téléobjectif pour votre appareil photo.

La tourbière du Peuil

Il s’agit là d’une des rares zones humides du massif : essentiellement calcaire, il n’est pas de nature à favoriser ce genre de lieux. Le site contient un précieux écosystème avec des espèces végétales et animales rares.

Site unique dans le massif du Vercors, la tourbière du Peuil se situe à 966 m d’altitude, sur la commune de Claix qu’elle surplombe sur 40 hectares, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble. Sa situation originale, en balcon sur les falaises du Moucherotte et du Pic Saint-Michel, est due à une suite d’événements géomorphologiques. La base de ce balcon est un morceau de falaise qui s’est décroché. La moraine présente en bordure de la tourbière a été déposée par le glacier du Drac lors des dernières glaciations. Cette moraine a formé une barrière imperméable délimitant en aval une zone légèrement creusée que des argiles de lessivage ont colmatées. Une zone humide s’est ensuite installée lors du retrait glaciaire et a évolué en tourbière.

Cette tourbière mixte présente plusieurs faciès de végétation correspondant aux différents stades d’évolution de ce type de milieu : de la prairie humide à touradons de Molinie bleue, jusqu’à la tourbière bombée à sphaignes en passant par le bas-marais alcalin à Laîche de Davall.

La tourbière est surplombée par des prairies sèches à orchidées pâturées par des moutons sur la moraine latérale et entourée par la hêtraie-sapinière exploitée pour son bois. C’est aussi une particularité géologique qui mérite quelques explications. En effet, le Vercors laisse passer au travers de ses galeries creusées dans le calcaire toute l’eau qu’il reçoit… sauf à la Tourbière du Peuil !

Il en résulte une faune et une flore tout à fait particulières ainsi qu’une tourbière, créée par les dépôts d’argile qui ont étanché le fond de cet ancien lac et par les dépôts successifs de matières organiques et végétales.

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La tourbière du Peuil, a été classée Espace Naturel Sensible pour en assurer la protection. Si vous voulez en savoir plus, je vous propose de lire l’étude pour le Plan de gestion de la tourbière du Peuil.

Les milieux tourbeux hébergent une flore rare et spécialisée à ce type de milieu comme notamment la fragile Droséra à feuilles rondes, la Grassette à grandes fleurs ou encore le Séneçon de Suisse. La tourbière joue également un rôle important comme lieu de reproduction pour les amphibiens et les libellules et sert de territoire de chasse au Faucon pèlerin et à différentes espèces de chauves-souris dont le Grand Murin.

Flore : parmi les 200 espèces, 9 espèces patrimoniales protégées
Ail anguleux (Allium angulosum) protégée
Drosera à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) protégée
Grassette à grandes fleurs (Pinguicula grandiflora) protégée
Jonc aplati (Juncus anceps) protégée
Orchis de Traunsteiner (Dactylorhiza traunsteineri) protégée
Pigamon simple (Thalictrum simplex) protégée
Pyrole intermédiaire (Pyrola media) protégée
Pyrole à feuilles rondes (Pyrola rotundifolia) protégée
Séneçon suisse (Thephroseris helenitis) protégée

Faune : 4 espèces d’oiseaux (Pic noir (Dryocopus martius) protégé, Pie grièche écorcheur (Lanius collurio) protégé, Faucon pèlerin, Faucon crécerelle) 10 espèces de mammifères (Grand murin (Myotis myotis) protégé, Martre, Écureuil roux, Chamois…) 3 espèces d’amphibiens (Triton palmé (Triturus helveticus) protégé, Crapaud commun, Grenouille rousse) 2 espèces de reptiles (Lézard vert, Couleuvre à collier (Natrix natrix) protégée) de nombreux papillons, dont le Grand Sylvain (Limenitis populi) protégé, 3 espèces d’odonates (Libellules) :
Leste dryade (Lestes dryas) protégée
Leste fiancé (Lestes sponsa) protégée
Sympetrum à ailes jaune (Sympetrum flaveolum) protégée
Habitats : 10 habitats patrimoniaux (forêt de bouleaux, tourbière boisée, buttes de sphaigne brunes, Hêtraies, tourbière basse à Laîche de davalle….)

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En été, des visites de la tourbière sont organisées avec des guides-nature les mercredis et samedis. Des animations gratuites ont lieu les dimanches à 9h00 et les mardis soir. Jean-Yves Esnault, géologue naturaliste, est présent un jeudi par mois à 9h00. L’inscription est obligatoire en mairie au 04 76 98 45 73.

Sinon, vous pouvez visiter librement cet espace, en utilisant les 3 topo-guides qui sont à votre disposition dans « la boite aux lettres » à l’entrée du site.

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La tourbière du Peuil La tourbière du Peuil
La tourbière du Peuil La tourbière du Peuil

Pensez à stationner votre véhicule sur l’espace ombragé prévu à cet effet le long de la route du Peuil et non dans le chemin devant l’entrée du sentier de la tourbière. Ces chemins sont fréquentés par des agriculteurs qui vivent sur ce territoire, entretiennent le paysage et les chemins et ont besoin de circuler avec des engins agricoles ou leur bétail. Leur présence nous permet, entre autres, d’avoir accès à ce lieu exceptionnel toute l’année.

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil est accessible par le réseau Tag :

A votre arrivée à l’arrêt « Col de Comboire » suivez les indications « Tourbière du Peuil » que vous atteindrez environs 2 h 30 mn plus tard. Pendant l’ascension, d’un dénivelé de 740 mètres, un paysage de plus en plus panoramique vous permettra d’admirer la chaîne de Belledonne, qui, suivant les conditions de lumière, vous semblera être à portée de main.
Il est possible de redescendre sur Allières, en passant près de la cascade de la Pissarde pour rejoindre la Mairie de Claix.

Tourbiere du Peuil