Aux frontières de l’Isère

Vallée de l’Eau d’Olle et Lac de Grand’Maison

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Cette vallée, qui porte le nom du torrent qui la creuse, est encaissée entre ses flancs montagneux. La vallée de l’Eau d’Olle appartient à une longue succession des vallées qui marquent les flancs est des chaînes de la Lauzière (Savoie) et de Belledonne jusqu’au Taillefer.

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La départementale 526 traverse cette longue vallée depuis le col du Glandon jusqu’à Allemond et son barrage, et passe le barrage du lac de Grand’ Maison. La route s’élève ensuite pour gagner le col du Glandon, jolie récompense à un peu plus de 1900 mètres. La vue sur les massifs de Belledonne et des Arves et la vision du Mont Blanc nous rappelle que les grands sommets alpins sont touts proches.

Après les pentes boisées, pénètre dans un royaume de rocaille où les moutons paissent. Après l’alternance d’ombre et de lumière qui avait rythmé le parcours, après la vallée enserrée et de ses flancs boisés, la respiration est salutaire, dans un paysage naturel grand ouvert.

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Le plus grand des barrages de cette vallée est celui du lac de Grand’ Maison, situé entre les massifs de Belledonne et des Grandes Rousses, sous le col du Glandon. Il s’étend sur les communes de Vaujany dans le département de l’Isère (pour la majeure partie du lac) et de Saint-Colomban-des-Villards dans le département de la Savoie. Le lac est donc à la frontière du département, en amont de la vallée de la Romanche.

les Grandes Rousses vues depuis le barrage de Grand'Maison
les Grandes Rousses vues depuis le barrage de Grand’Maison

Grand’Maison est l’un des derniers nés des grands barrages en Europe.

Barrage de Grand'Maison - Document ERDF 001

Débutée en 1978, la construction a été achevée en 1985 et la mise en service a eu lieu fin 1987. Barrage de type poids, en terre et enrochements, construit selon la même conception que les barrages du Mont Cenis et de Serre-Ponçon, avec un noyau vertical étanche large de plus de 100 m à sa base, il est implanté à 1695 m d’altitude. Il mesure 550 m de long et 140 m de haut (160 m sur fondation), et peut stocker jusqu’à 140 millions de m³ d’eau, dont une centaine résulte de la fonte annuelle des neiges.

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D’abord barrière visuelle imposante, il se laisse découvrir à la faveur d’une montée en lacets. L’artificialité de la retenue d’eau est alors évidente, puis se fait oublier lorsque la vision depuis un balcon plonge dans les eaux pures du lac.

La retenue formée en altitude par le barrage de Grand’Maison constitue le réservoir supérieur, relié par des conduites à la retenue du Verney, 900 m plus bas, qui représente le réservoir inférieur avec une retenue de 15 millions de m³ d’eau. La centrale de Grand’Maison est composée de 2 usines qui totalisent 12 groupes, soit 1800 MW disponibles en 3 minutes seulement. La première usine, extérieure, est dotée de 4 groupes turbines et l’autre, souterraine, est implantée 70 m plus bas, avec 8 groupes dits « réversibles », qui fonctionnent à la fois comme turbines et comme pompes.

Barrage de Grand'Maison - Document ERDF 002

Selon ERDF : « Les carrières exploitées durant la construction ont été réhabilitées et sont aujourd’hui complètement intégrées dans la végétation locale. L‘ensemble contribue au développement du tourisme, des stations de montagne et des activités sportives dans la région. La création de la retenue aval a permis le développement de la base nautique du lac du Verney. Chaque heure de fonctionnement à pleine charge de la centrale de Grand’Maison permet d’économiser 142 tonnes d’équivalent pétrole et d’éviter l’émission dans l’atmosphère de 990 tonnes de CO2.« 

Peu visibles en fond de vallon, la pierre apparait en larges coulées sur les flancs de montagne. Avec l’altitude, les alpages se dessinent. La naturalité de ce territoire est renforcée par une très faible densité humaine ; moins de 800 habitants à Allemond et quelques touts petits hameaux, tous en versant sud.

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La brusque apparition des barrages dans ce cadre naturel, imposants témoins du travail de l’homme, finirait presque par rassurer !

Si leur raison d’être se justifie (l’histoire de la maîtrise de l’eau, une exploitation illustrée par le musée Hydrelec d’Allemond), leur inscription dans le paysage peut être discutable. Néanmoins, ces deux ouvrages ont visiblement été l’objet d’une attention particulière ; celui d’Allemond a bénéficié d’un traitement paysager gazonné, celui de Grand Maison d’un parement de pierres. Leur artificialité est cependant apparente, marnages visibles, équipements annexes…

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Signes de modernité dans un paysage naturel peu peuplé, qui lui profitent aussi visiblement car l’habitat est bien entretenu, les granges sont restaurées, l’habitat traditionnel savoyard maintenu. En revanche, l’activité agricole est quasi inexistante et le pastoralisme ne se découvre pas avant le lac de Grand Maison puis les zones d’alpage.

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Grotte de la Luire

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Le massif du Vercors est célèbre pour les Résistants qui se sont réfugiés dans les maquis lors de la Seconde Guerre mondiale car, ainsi que le note déjà début 1941 l’alpiniste Pierre Dalloz auprès du journaliste et écrivain Jean Prévost, certains plateaux y sont difficiles d’accès pour les non-initiés mais permettent de vivre en relative autarcie.

Les premières attaques allemandes contre le Vercors ont lieu durant l’hiver 1944. Puis, en avril, la Milice française dirigée par Raoul Dagostini mène des actions de répression à Vassieux. François Huet est à son tour nommé chef militaire. Toutefois, la situation bascule à l’été 1944.

La veille du débarquement de Normandie, le code « le chamois des Alpes bondit » annonce la mobilisation de tous les combattants du massif, rejoints par des centaines de jeunes volontaires inexpérimentés. Huet tente d’organiser les 4 000 maquisards tout en évitant que se referme sur eux le piège de la forteresse.

Les combattants croient à des parachutages massifs d’armes lourdes110. Par défi, ils déploient à Saint-Nizier un immense étendard tricolore visible par les Allemands depuis Grenoble. Très rapidement, la région est mise à feu et à sang.

En réponse, le général Karl Pflaum lance, du 13 au 15 juin, une offensive de 15 000 hommes appuyée par d’importantes troupes aéroportées. Elle est fatale à ce maquis qui, malgré les appels à l’aide de Huet auprès des autorités d’Alger, doit se replier dans le Sud-Vercors.

Grotte de la Luire 001

Le porche d’entrée de la grotte de la Luire sert brièvement d’hôpital de campagne au maquis, choisie par l’Etat-major pour permettre l’évacuation des blessées des hôpitaux quand les allemands arriveraient.

Dans la nuit du 21 au 22 juillet 1944, l’état-major du Vercors, devant l’aggravation de la situation, donne l’ordre de replier l’hôpital du Maquis, installé le 8 juin à Saint-Martin-en-Vercors, sur l’hôpital de Die. Un car, deux camions et une voiture particulière embarquent 122 blessés, les malades et le personnel. Par la route du col de Rousset, le convoi rejoint Die au petit matin. La mère supérieure de l’hôpital signale l’arrivée imminente des Allemands.

Devant ce danger, le docteur Fernand Ganimède décide de laisser quelques blessés légers à Die, de remonter sur le massif et, conduit par Fabien Rey, un pâtre résistant, de s’établir provisoirement à Saint-Agnan-en-Vercors.

Le porche n’est pratiquement pas visible depuis la route départementale 518. La grotte, bien que déjà répertoriée dans des guides touristiques, n’est guère connue que des spéléologues et de quelques habitants du voisinage. Elle apparaît donc comme un refuge sûr. Cependant, le docteur Ganimède et le médecin-capitaine Fischer, inquiets, essaient d’évacuer les blessés les moins atteints. Le soir du 22 juillet, 50 blessés et 18 soignants quittent la grotte et rejoignent Romans. Le 25, le docteur Ganimède fait se réfugier, dans une cavité au-dessus du porche, un groupe de blessés qui peuvent se déplacer avec des béquilles. Ils sont accompagnés par deux infirmières, Lucie Jouve et Marie Roblès.

Sous le porche de la grotte, il reste moins de la moitié du groupe : 45 blessés intransportables dont une trentaine de maquisards, parmi lesquels on citera Juliette Lesage dit « Lilette », infirmière blessée au combat de Combovin le 22 juin, un officier américain Chester Meyers, un commando parachuté le 29 juin, opéré de l’appendicite, et aussi quatre soldats allemands ou polonais, Félix Dombrowski, Kruzel, Malacowski et Veronecki, blessés capturés en juin au combat de Montclus.

Sous le porche de la grotte de la Luire, s’abritent les blessés, allongés ou assis parmi les rochers ou s’appuyant sur des béquilles, encadrés par les médecins et infirmières. À droite, le drapeau à croix rouge est étalé sur la paroi.

23 juillet 44, sous le porche de la grotte de G à D : Dr Rosenthal, J. Ganimède, Mme Roblès, Mme Ganimède, M. Roblès, Michalet
23 juillet 44, sous le porche de la grotte
de G à D : Dr Rosenthal, J. Ganimède, Mme Roblès, Mme Ganimède, M. Roblès, Michalet

Le sol de la grotte est très tourmenté et encombré de rochers. Il était difficile de trouver un emplacement horizontal pour coucher les blessés. Les soignants ne disposaient que d’un matériel médical rudimentaire et n’avaient aucun éclairage la nuit. Ils soignaient cependant aussi bien les quatre prisonniers de la Wehrmacht que les maquisards français.

Bléssés, infirmières et médecins

Treize personnes constituent l’encadrement : trois médecins, les docteurs Fischer dit « Ferrier », 32 ans, médecin capitaine du Groupement des chantiers de jeunesse n° 19 qui avait rejoint la Résistance au Vercors, Marcel Uhlmann, 32 ans, médecin juif, et Ganimède, ce dernier accompagné de sa femme et de son fils Jean, sept infirmières, et un aumônier, Yves Moreau de Montcheuil, 44 ans, philosophe et théologien très cultivé et très ouvert, qui avait participé activement à l’élaboration et à la diffusion des Cahiers du Témoignage chrétien, dénonçant l’antisémitisme et appelant les chrétiens à réveiller leur conscience, puis avait gagné le Vercors pour y assister les jeunes résistants et les blessés. Un drap blanc à croix rouge est déployé près de l’entrée du porche.

Cette photo aurait été prise par le fils du docteur Ganimède le 23 juillet 1944.
Cette photo aurait été prise par le fils du docteur Ganimède le 23 juillet 1944.

Dans le ciel le Storch, le mouchard, survole à très basse altitude l’hôpital improvisé.

Certains blessés décèdent avant le jour du drame : André Bourcereau, 26 ans, résistant originaire de Pauillac (Gironde), résidant à La Seyne (Var), blessé au combat de Saint-Nizier, emmené à l’hôpital de la grotte de la Luire à Saint-Agnan-en-Vercors où il décède le 25 juillet 1944, Pierre Mallein, 18 ans, résistant de Pont-de-l’Isère, blessé (on ne sait s’il est décédé le 24 juillet 1944 à Saint-Martin-en-Vercors ou abattu par les Allemands à la grotte de la Luire, Albert ou Auguste Mulheim, 24 ans, d’origine alsacienne, chasseur de la compagnie Chabal, blessé le 23 juillet 1944 à Villard-de-Lans (Valchevrière) par trois balles de mitrailleuse dans le ventre, il est évacué sur la grotte de la Luire où il meurt peu après, Henri Murot, résistant originaire d’Argenteuil (Seine-et-Oise, maintenant Val-d’Oise), roulottier, grièvement blessé et atteint par la gangrène, il meurt le 27 juillet 1944, peu avant l’arrivée des Allemands, à l’hôpital replié dans la grotte de la Luire, Édouard Ricordo, 27 ans, blessé amené à la grotte de la Luire où il décède le 23 juillet.

Lorsqu’il est découvert, le 27 juillet 1944, l’hôpital de fortune, est le théâtre d’une sanglante attaque des allemands.

Le 27 juillet, vers 16 heures, les soldats allemands font irruption à l’entrée du porche. Les quatre prisonniers de la Wehrmacht, reconnaissant des camarades de leur unité, leur crient de ne pas tirer, disant « ils nous ont soignés« .

Les allemands réquisitionnent un agriculteur de Saint-Agnan-en-Vercors, Jarrand, avec sa charrette tractée par des vaches, pour transporter douze grands blessés à Rousset où ils retrouveront les sept qui peuvent marcher ainsi que le personnel soignant.
Sur le trajet, le convoi des grands blessés rencontre un groupe de parachutistes allemands. La nuit tombe, le chef de ce groupe décide d’en finir. Il fait remonter la charrette en direction de la grotte. En contrebas de celle-ci, sur un terre-plein, il fait achever les quatorze plus grands blessés sur leur brancard. Puis il les fait rouler en bas du talus et enterrer dans un charnier. Un mois plus tard, les gens du pays virent chercher les cadavres pour les inhumer dans la cimetière de Saint-Aignan.

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Sept autres grands blessés sont achevés après avoir été contraints de creuser leur tombe, le jour suivant au pont des Oules, en amont du hameau de Rousset.

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Abdesselem Ben Ahmed, résistant originaire du Maroc, qui traite un officier autrichien de « sale boche », refusant de s’excuser, est assommé à coups de crosse de mitraillette et pendu.

Les autres membres de ce groupe sont conduits à Grenoble et internés à la caserne de Bonne où siège la Gestapo. Les « civils », Jeanne Ganimède, son fils, et « Lilette » Lesage (dont les Allemands ignorent qu’elle est une résistante) peuvent s’échapper grâce à la complicité des Polonais de la Luire. Le docteur Ganimède, autorisé à se rendre aux toilettes, réussit à s’évader.

L’officier américain a la vie sauve. Par contre, le lieutenant Francis Billon, de la mission « Paquebot », originaire du Finistère, qui avait eu la cuisse brisée lors de son atterrissage à Vassieux, le 7 juillet, est exécuté, cours Beriat, malgré son uniforme militaire de l’armée régulière française.

Deux médecins et l’aumônier seront également fusillés, dans la nuit du 10 au 11 août 1944, au Polygone de Grenoble alors que les 7 infirmières capturées, Maude Romana, Cécile Goldet, Anita Winter, France Pinhas, Suzane Siveton, Rosine Bernheim et Odette Malossane, seront déportées en camp de concentration à Ravensbruck, Odette Malossane y meurt le 25 mars 1945.

Odette Malossanne, dite Etty

Une seule infirmière, Marie Robblés a été sauvée car elle se trouvait dans la forêt avec d’autres blessés qui y avaient été cachés.

Marie Robblés a cent ans mais encore toute sa tête pour parler de cet épisode … elle a pu y retourner avec un ancien déporté qui est maintenant un intime, Jean Monin.

En 1946, le porche est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère historique. Il intègre aujourd’hui le parcours des Chemins de la Liberté.

27 juillet 1946, cérémonie commémorative sur le site historique de la grotte de la Luire

Pour en savoir plus :
La Grotte de la Luire (G. Giraud et J-W. Dereymez)
Commémorer (G. Giraud et J-W. Dereymez)

Grotte de la Luire 002

Renseignements au Site National Historique de la Résistance en Vercors
Mémorial de la Résistance (Visite historique du SNHRV)
Col de La Chau
F-26420 Vassieux-en-Vercors
Tél. : 33 (0)4 75 48 26 00
Fax. : 33 (0)4 75 48 28 67
Courriel : info@memorial-vercors.fr
Site internet : www.memorial-vercors.fr

Le 25 février 1896, plusieurs habitants de La Chapelle-en-Vercors entreprennent la première exploration. La profondeur approximative de 80 mètres est atteinte. En 1898, Oscar Decombaz et son équipe pénètrent à leur tour dans la grotte ; la salle d’entrée porte aujourd’hui son nom.

Diverses explorations ont ensuite conduit les spéléologues jusqu’à une profondeur de -200 mètres. Les principales expéditions furent généralement conduites par le GSV (Groupe Spéléologique Valentinois) à partir de 1952.

De nos jours, la grotte est toujours le théâtre d’explorations, notamment par les nouvelles générations de spéléologues du même Groupe Spéléologique Valentinois.

Avec l’arrivée de techniques plus modernes, pompages et escalades amènent désormais le réseau à plus de 53 kilomètres (août 2012), dont plus d’une dizaine derrière des siphons. C’est actuellement la grotte la plus longue du Vercors. Le point bas actuel est découvert le 9 août 2003, c’est le siphon Oméga à la profondeur de -483 mètres.

La visite guidée de la partie aménagée au public dure environ une heure, associée à une animation originale. Après avoir fabriqué sa bougie, le visiteur explore la cavité à la recherche des émotions qu’ont ressenties les premiers explorateurs, il y a plus d’un siècle. Le guide présente alors ce qui reste encore aujourd’hui de l’un des mystères hydrologique du monde, avant de faire découvrir les proportions remarquables et le décor exceptionnel de la cavité, grâce à un éclairage spectaculaire.

La visite de la grotte de la Luire et de son porche constituent une expérience émouvante tant par le souvenir des aventures humaines dont ils ont été le décor que par la rencontre avec le plus grand réseau souterrain de la Drôme, le réseau Luire-Bournillon.

Le livre Grotte de la Luire, 1896-1996, un siècle d’explorations, l’aventure continue… et un double DVD retracent l’histoire de ces explorations.

Grotte de la Luire (Visite de la grotte touristique)
26420 Saint-Agnan-en-Vercors
Tél. : 04 75 48 25 83 ou 04 75 48 23 69
Site internet : www.grotte-luire-vercors.com

Sources bibliographiques :

ADD, 132 J 1. Fédération des Unités combattantes de la résistance et des FFI de la Drôme, Pour l’amour de la France, Drôme-Vercors 1940-1944, Peuple Libre 1989.

Escolan Patrice et Ratel Lucien, Guide-Mémorial du Vercors résistant, Paris, Le Cherche-Midi, 1994.

Colonel Richard Marillier, Vercors, 1943-1944, Le malentendu permanent, éditions de l’Armançon, 2003.

Pons, De la résistance à la Libération.

La Picirella, Témoignage sur le Vercors. De Richter.

Vergnon Gilles, Le Vercors, histoire et mémoire d’un maquis, éd. De l’Atelier, Paris, 2002.

Association des Pionniers du Vercors, Le Vercors raconté par ceux qui l’ont vécu, Valence 1990.

Rosine Bernheim, Pierre Sulivan, La Traîne-Sauvage, Flammarion1999.

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