Sud Gresivaudan

Gorges du Gorgonnet de la Drevenne

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Les Gorges du Gorgonnet, site remarquable par sa beauté et sa discrétion, se découvrent pas à pas le long du sentier facile à pratiquer.
Ce nom insolite cache une cascade secrète qui se jette dans une vasque claire à laquelle on accède par un étroit défilé qui donne des frissons. Tout cela n’est pas très connu, sauf des pêcheurs à la truite.

Pas très loin et d’un accès particulièrement facile. Cette balade plaira à tout ceux que faire un ou deux kilomètre sur une petite route tranquille n’ennuie pas et qui ne veulent pas faire de gros dénivelés ni marcher sur un chemin accidenté (par exemple s’ils portent un bébé sur le dos… ou sur le ventre). Le coin est aussi propice au VTT ou aux randonnées équestres. On évitera cette balade les jours de chasse.

Le dénivelé total de la promenade avoisine la centaine mètres.

Gorges du gorgonnet

La Drevenne descend du plateau du Vercors où elle prends sa source au dessus de Cognin-les-gorges, à proximité du col de Romeyère (près de la D35)à 1064 mètres. Après avoir coulé en direction du nord sur le plateau, elle descends dans la vallée de l’Isère par des gorges encaissées, succession de cascades et de vasques profondes, constituant l’un des plus prestigieux canyons du Vercors : le canyon des Ecouges, où elle entre à l’altitude de 882 mètres, pour atteindre 661 mètres au pieds de la célèbre cascade des Ecouges. La partie haute, la plus encaissée est la plus difficile d’accès (une partie est même inaccessible). C’est une succession de vasques plus ou moins grandes.

Passerelle de la Gaffe

Puis, grossie de ses sept affluents, elle descends par des vallons peu accessibles jusqu’au gorges du Gorgonnet de la Drevenne, dont le point haut, accessible enjambé par la pittoresque passerelle de la Gaffe, permet d’admirer une cascade secrète qui se jette dans une vasque claire.
La partie médiane, du canyon jusqu’au dessus de Saint-Gervais est une succession de courants entre les blocs, de remous, de cascades, vraiment magnifique. Assez difficile d’accès, donc tranquille tôt le matin ou le soir… (à partir de mai, canyonnig en journée sur le haut).

Ensuite elles s’assagit jusqu’à Saint-Gervais le Port où elle se jette dans l’Isère après un parcours d’une dizaine de kilomètres.

Gorgonnet de la Drevenne 000

Le point de départ peut se faire depuis Saint-Gervais le Port, ou depuis Rovon.

Rovon 001

Si vous choisissez de faire cette balade au départ de Rovon, laissez votre voiture sur le parking du cimetière.

Gorgonnet de la Drevenne 001

Commencez la balade en prenant, en face, le chemin du Mollard.

La route goudronnée monte légèrement en bordure des champs de noyers. Et oui, la noix de Grenoble ça vient d’ici, pas de la capitale de l’Isère !

Gorges du Gorgonnet 040

Au croisement des Buissières (235 mètres) prendre à gauche entre les fermes et les séchoirs à noix.

Gorges du Gorgonnet 001

Le chemin passe alors à travers bois, entre noiseraies et prairies pâturées par des ânes ou des chevaux.

Gorges du Gorgonnet 002

A certains endroits, l’homme a laissé sa marque dans le paysage, montant des murets aujourd’hui à demi écroulés, avec les rochers expurgés des champs. En d’autres endroits, le chemin est bordé de buis qui forment un mur odorant et frais.

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On atteint ainsi paisiblement Les Rez où l’on arrive en traversant une exploitation maraichère.

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Éviter le fastidieux crochet, et prendre directement à droite, puis à droite devant le Domaine du Pressoir (qui propose de l’huile de noix). La route goudronnée monte jusqu’à une plantation de noyers où les chasseurs ont établis leur maison associative.

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Après un virage en épingle, la route devient chemin, et la balade dans un monde féérique commence. Nous apercevons Saint Gervais et les contreforts du Vercors au loin. Le sentier est désormais balisé jaune et vert. C’est d’ici, lorsqu’on est au dessus de la maison des chasseurs que part la trace d’un sentier pour une randonnée plus sportive qui permet de rejoint le Pied Aigu par le Saut de la Vache (avant le premier virage, derrière la maison des chasseurs, repérer face à une vieille clôture, une trace qui remonte parmi les buis vers le Sud. S’engager et de suite virer à droite, pour éviter la montée raide. En peu de temps on prend de l’altitude, on gagne la base des rochers des Enversins).

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Une petite centrale hydro-électrique se trouve à l’embouchure des gorges, d’où le large tuyau qui suit le chemin. Le torrent, que l’on entends gronder au fond du ravin est, pour le moment caché par les arbres.

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Nous entrons à présent dans des gorges étroites, appelées le Gorgonnet. A notre droite, la falaise, humide et ruisselante. De l’autre côté, le torrent, qui coule dans un trou de quelques mètres de large et plusieurs mètres de profondeur !

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Du côté de la falaise, nous trouverons deux tufières, dont l’une est haute et large d’une bonne dizaine de mètres. On peut même y voir une petite vasque naturelle, comme si nous étions à l’entrée d’une chapelle dédiée aux miracles de la nature.

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Appuyé au parapet, avec le grondement du torrent qui coule dans une gorge étroite de quelques mètres, à une dizaine de mètres en dessous de nous, nous faisons face à une miracle naturel : la transformations, sous l’action de l’eau chargée en calcaire du Vercors, du végétal en minéral. Touchez la mousse, encore verte, et sentez comme elle est dure et déjà rigidifiée. Plus loin, elle a pris une teinte brun clair, et dessous, la mousse est déjà devenue cette roche friable qui était utilisée autrefois pour construire les maisons à l’isolation incomparable.

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Les parties de la tufière qui sont devenues sèches accueillent une flore unique, que l’on ne peut trouver que sur ce milieux riche en calcaire et, en même temps, poreux et friable. Le tuf est une roche fragile, n’y touchez pas, et surtout n’essayez pas d’y grimper car c’est très dangereux.

De suite après la tufière, le chemin, en balcon est surplombé par la roche, qui suinte un peu toute l’année, s’orne de stalagmites de glace en hiver et vous qualifie d’une bonne douche glacée et abondante au printemps, à la fonte des neiges, ou après un bon orage.

Retournez-vous et profitez du paysage sur la vallée de l’Isère et le sud Grésivaudan.

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Dans les rochers en face du chemin, parfois fréquentés par des chamois, qui s’aventurent là, en hiver, en dehors des jours de chasse, on observe souvent quelques oiseaux de proie.

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Le chemin est encore en balcon au dessus du torrent partiellement caché par la conduite forcée. Du la paroi rocheuse, les fougères sont nombreuses, les capillaires (Adiantum capillus-veneris) se disputent la place d’honneur avec les langues de cerf (Phyllitis scolopendrum).

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Puis on parvient dans une forêt dignes des contes de fées, et où l’on s’attend donc à rencontrer Mélusine

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A la sortie de ce bois on atteint l’embranchement vers la passerelle de la Gaffe. Si vous continuez tout droit, vous pouvez monter jusqu’au Pied Aigu, après avoir traversé le hameau, désormais sans âme des Combes, puis continuer vers Malleval pour revenir sur Cognin-les-gorges par les gorges du Nan avant le retour sur Rovon (une randonnée d’au moins une journée avec de forts dénivelés qui demande une certaine pratique).

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Comme nous avons promis une balade familiale, descendez vers la passerelle. Juste avant le torrent à l’altitude 330 mètres, un petit sentier part sur votre gauche pour accéder au pont de bois.

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Certains dimanche, vous trouverez beaucoup de monde dans ce coin tranquille et « secret »…

Vous pouvez revenir à votre point de départ par le même chemin, ou continuer par une boucle moins spectaculaire, plus champêtre, mais tout aussi calme et variée.

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Le chemin continue à travers les praires et les noisetiers et châtaigniers. Si vous cheminez discrètement, vous pourrez observer de nombreux oiseaux et rencontrer, encore, quelques personnages féériques.

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Au lieu dit Le Moléron (alt. 300 mètres), juste après l’apiculteur qui propose un miel excellent, prendre à droite, et, après 300 mètres, un chemin peu visible sur la droite qui descends vers le Réservoir de la Gabouille (alt. 280 mètres) que vous reconnaîtrez à l’odeur en arrivant. Un élevage des Cochons de la Drevenne (de Monique Faure) est effectivement installé en ce lieu.

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Après l’exploitation porcine prendre à gauche le raidillon qui permet, en cinq minutes de rejoindre le lieu-dit Sous le Rocher.

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De là, on atteint le Pont sur la Drevenne, désormais assagie, et, entre champs de noyers, fermes et belles villas, on rejoint le village de Rovon.

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Cascade du Ruisant

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Le Ruisant est une torrent long de 2,5 kilomètres, dont la source est à 950 mètres sur le plateau du Vercors, près du lieu dit les Belles, à la sortie des gorges du Nan en partant de Cognin-les-Gorges.

Près des sources du Ruissant

Après avoir traversé la commune de Rovon, il se jette dans la Drevenne, peu avant que cet autre rivière se jette dans l’Isère au Port de Saint-Gervais.

Carte du Ruissant depuis sa source

Après avoir traversé les forêts entre les Roches Rousses et le Pied Aigu,  le torrent se jette depuis la plateau dans la vallée de l’Isère en une série des cascades, dont la plus haute fait plus de 250 mètres.

Cascade du Bruissant - capture écran Google map

Cannyoning dans la cascade du Ruisant

Ce torrent est surtout connu des amateurs de canyoning qui en ont fait un de leur terrain de jeu favoris et par les alpinistes qui escaladent les cascades de glace (bien qu’elle ne soit pas très longtemps praticable pour ce sport en raison de sa faible altitude).

Le Ruissant - carte IGN

La cascade a déjà tué, un jeune belge de 27 ans a trouvé la mort le 12 avril 2012 après avoir glissé sur le sol rendu boueux par les pluies de l’après-midi avant de disparaître dans les barres rocheuses.

L’accès au bas de la cascade est, en théorie interdit, puisqu’elle se trouve sur la propriété privée de exploitant de la carrière de marbre de Rovon.

De plus, les abords de la cascade, pollués par les déchets de l’industriel sont d’un intérêt mineur.

C’est donc depuis la lisière des champs de noyers que l’on admirera le mieux cette belle cascade qui mériterait qu’elle soit mise en valeur mieux que l’état d’abandon dont elle est victime.

La cascade du Ruissant est l’exemple typique qu’un site naturel remarquable privatisé, pollué et dégradé par une entreprise industrielle.

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Rovon

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Ce village  de 600 habitants, implanté sur une colline en bordure de l’Isère, au pied des falaises du Vercors, sous le Pied Aigu, cache une histoire de plus de mile ans sous ses pierres qui se dorent au soleil.

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Frédéric Mérit, passionné de Rovon et de son histoire, nous a présenté, devant l’église de Rovon et autour du village, le résultat de vingt années de recherche.

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Vers l’an 1000, au temps du prince Ismidon le territoire de Rovon fait partie du Royans. En 1107 suite à un traité, les églises du territoire compris entre la Bourne et l’Isère, dont Rovon fait partie, sont définitivement attribuées à l’évêché de Grenoble.

Au XIIème siècle, une église et un château sont la propriété des moines de Montmajour.
En 1252, Guillaume de Sassenage donne au Dauphin Guigues VII le château et mandement de Rovon.
Dès 1316, un châtelain est en place, chargé de l’administration du lieu. La bourgade est fortifiée, et ses habitants payent une taxe au Dauphin pour l’entretiens des murailles : c’est le vingtain.

Les paysans produisent essentiellement des céréales (blé et avoine, transformées au moulin dès 1314). On produit aussi du vin, du fromage, de la cire, des volailles, et, déjà, des noix.

Cependant, ce qui singularisera la châtellerie de Rovon pendant le moyen-âge, c’est la présence d’une importante communauté de ferriers. Ils assuraient le commerce et la transformation du fer :
– par l’organisation du transport sur l’Isère du minerais de fer qui provient d’Allevard ;
– par la production et le commerce du bois ;
– par la mise en œuvre d’un martinet cité à Rovon en 1347.

C’est en effet en 1347 qu’un conflit les oppose au Dauphin au sujet d’un impôt frappant les bateaux chargés de fer. Dans ce jugement, les procureurs des marchands de fer de la châtellenie de Rovon sont Domenget Lyone, Berthon Gay et Pierre Fenol. Certains d’entre eux, comme les Lyone sont noble, et ils sont suffisamment puissants pour faire plier le Dauphin, puisqu’on n’entendra plus jamais parler de cet impôt.

Le blason de Rovon fait référence au Dauphin de France : D’or au dauphin d’azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules

Blason Rovon

Les ancêtres des vielles familles rovonaise portaient reconnaissance aux dauphins. Les Dherbeys, Volmat, Rambert, Moyroud, Genin, Merit, Paire, Pensu, Veyret, Matraire, Drevet, appartenait aux dauphins !
Ils nous ont laissé des centaines d’actes  sur Rovon, souvent du temps de l’indépendance Dauphinoise.
Leurs femmes, les Dauphines avaient Rovon en  propriété particulière. (En 1285 la Dauphine Anne, en 1318 la Dauphine Béatrix).

Rovon - La place, la mairie et l'école

Sources :
F. A. Merit. Rovon, mandement et paroisse. Notes Historiques, inventaire archéologique et recueil d’actes justificatif.
Fonds documentaire de la direction de la culture et du patrimoine de l’Isère.

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Dans une histoire plus récente, les instituteurs marseillais Henriette et Henri Julien, ont été des justes de l’Isère.
En 1939, Henri et Henriette Julien sont instituteurs à l’école de la Treille dans la banlieue de Marseille.
Dès le début de l’Occupation, Henri et Henriette Julien s’impliquent dans le sauvetage d’enfants de résistants arrêtés ou de prisonniers politiques, et d’enfants juifs.

En 1942, ils sont détachés de leurs classes par l’Inspecteur d’Académie, M. Gossot, et emmènent, afin de les protéger, une cinquantaine d’enfants à la Ferme de Maussane à Maussane-les-Alpilles. Cette ferme est également une halte d’enfants juifs que l’on fait passer en Suisse.

En 1943, M Gossot fait mettre à la disposition des instituteurs une grande maison, au Mas-Blanc-des-Alpilles, près de Saint-Rémy de Provence où ils continuent de protéger et d’éduquer les enfants.
Ils sont une quinzaine de pensionnaires dont la moitié sont des enfants juifs.

Mais à l’automne 1944, le groupe est obligé de fuir et trouve refuge à Rovon au pied du Vercors. La vie reprend pour les jeunes pensionnaires qui sont rapidement rejoints par de nombreux autres enfants, fils ou filles de résistants de la région.
Tous leurs protégés seront sauvés et, après la guerre, les Julien continueront à s’occuper de maisons d’enfants.

Henriette et Henri Julien

En 2009, le film de Jacques Fansten, La République des Enfants s’est inspiré largement de ces faits et à été tourné dans le Vercors. Une partie du tournage s’est déroulé à Rovon et des habitants du village ont participé en tant que figurants.

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Rovon ne comporte pas de monuments médiévaux clairement identifiables par chacun d’entre nous, comme peuvent l’être une abbaye ou un château portant mâchicoulis et créneaux.

Le site se singularise en portant en un même lieu les trois symboles du monde médiéval : un château, un bourg fortifié et un groupe paroissial composé d’une église, de sa cure avec son jardin et enfin de son cimetière.

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Le groupe paroissial (église, cure, cimetière, jardin).
Le chœur, le transept et la partie basse de la nef sont médiévaux.
Le clocher fut construit entre 1685 et 1688.
La façade monumentale de l’entrée daterait de 1533, primitivement dans l’axe de la nef elle fut déplacée en 1831 lors de l’agrandissement de l’église.

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La maison du châtelain ou maison du château.
Les pierres à bossage et les chainages de tuf permettent de dater ce bâtiment du XIIème ou XIIIème siècle.
Au XIVème ou XVème siècle plusieurs fenêtres sont ouvertes.

Les ruines du donjon.
D’un très belle appareille de pierres calibrées, les ruines sont difficilement datables sans recourir à l’archéologie.

La tour du pigeonnier.
Certainement construite en même temps que l’enceinte du bourg, elle porte une intéressante fenêtre et une meurtrière.
Mais c’est son imposant pigeonnier, symbole de la toute puissance seigneuriale qui la singularise.
Construction unique pour la région, elle fut malheureusement défigurée lors d’une récente restauration.
Elle comporte aussi une étrange pierre creuse pouvant être datée par comparaison comme étant antérieure au XIème siècle !
Elle fut certainement construite avant 1316 car c’est la date de sa première citation dans le Vingtain.

L’enceinte du bourg fortifié.
Construit avant 1316, cette imposante muraille se déploie sur près de 200 mètres.
Percée d’innombrables fenêtres à toute les époques, elle est très bien conservée dans sa partie sud.
Elle porte une belle fenêtre-meurtrière encore très bien conservée.

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Pour visiter Rovon, vous pouvez stationner sur le parking du cimetière.

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Plusieurs balades peuvent être réalisées au départ de Rovon, dont la somptueuse balade des gorges du Gorgonnet de la Drevenne.

Des balades paisibles, sur le chemin de halage en bordure de l’Isère, à faire  pieds ou en vélo, même depuis Grenoble, et des randonnées plus sportives, comme la montée vers le Pied Aigu (928 mètres) par le col du Saut de la Vache, ou par Les Combes et le torrent de Tacleterre, le Col de Neurre (1220 mètres).

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Notre-Dame de l’Osier

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Au dessus de Vinay, le plateau de Chambaran est un haut-lieu de la spiritualité : abbayes, monastères, édifices religieux attestent cette richesse.

Notre-Dame de l'osier

Le village de Notre-Dame de l’Osier, anciennement le hameau « Les Plantés », doit son nom à un événement extraordinaire qui se produisit le 25 mars 1649, jour de l’Annonciation de la Vierge.

À cette époque le hameau « Les Plantés », à 4 km de Vinay,  compte une vingtaine d’habitants dont le huguenot Pierre Port-Combet et sa femme, catholique, Jeanne Pélion.

Il prend une échelle et sa serpe et décide de tailler l’amarinier (l’osier) qui se trouve sur le devant de sa maison.
Sa femme lui réplique c’est « un bon jour » (un jour saint) et sous-entend qu’il ne faut point travailler.
Mais Pierre passant outre, décide de tailler. Après quelques instants de labeur, il constate que sa serpette et ses vêtements sont couverts de sang.

Au début, Pierre pensait qu’il était blessé, mais il ne voit aucune blessure apparente, il a taillé le saule une autre fois, et de nouveau l’arbre a saigné. Pendant ce temps, la femme de Pierre est revenu de l’église. Voyant que les bras de son mari étaient couverts de sang, elle se précipita pour l’aider.

Pierre a essayé d’expliquer à sa femme ce qu’il venait d’avoir lieu. Jeanne a tenté de calmer son mari et coupe l’arbre avec son couteau, mais rien ne se passe. Quand Pierre a remarqué que le sang provenait de l’arbre, il saisit le couteau de sa femme et coupe une branche de saule. Le sang a giclé de l’arbre de façon très abondante.

Pierre a maintenant très peur ! Il a appelé  Louis Caillat-Miquelle, le voisin qui devait aller avec lui à la foire de Vinay, et le pria de venir voir ce qui s’était passé. Mais quand Louis prit le couteau et a tenté de couper l’arbre, aucun sang n’est sorti.

Louis Caillat-Miquelle a vu du sang sortir de l’arbre quand Pierre Port-Combet a retenté de tailler l’arbre devant lui.
« ... en dix ou douze endroits, du sang en sort de chaque coupure » déclarera t’il plus tard aux enquêteurs.

Ébranlés, les 2 hommes vont quand même à la foire de Vinay.
Pendant ce temps sa femme tente une expérience.
Elle taille de plus près les branches déjà élaguées par son mari.
Cette fois-ci, il sortira du sang à grosses gouttes, dira-t’elle.
Mais des branches non touchées par son mari, rien ne coule.

Dans les jours suivants, les curieux se pressent autour de l’osier.
Ils ont commencé à se rendre compte que le sang de l’arbre était un avertissement de Dieu pour Pierre, afin qu’il revienne à la foi catholique et de ne plus travailler les Dimanche.

Pierre veut en avoir le cœur net et le dimanche suivant, le 28 mars 1649, il retaille son osier et les branches saignent de nouveau.

Effrayé, Pierre se rend au temple protestant de l’Albe, un village voisin. Ses amis le calmèrent et lui conseillèrent de rester huguenot.

La nouvelle se répand dans la région ; ce mystère attire de nombreuses personnes qui viennent voir l’osier miraculeux, devenu source de dévotion.

Le 25 mars 1657, Pierre Port-Combet laboure son champ quand apparaît une belle dame. Celle-ci lui demande de changer de vie et de quitter son état de protestant pour celui de catholique. Cette rencontre aboutit à la conversion du paysan au terme de sa vie, convaincu qu’il a aperçu la Vierge qui lui a donné la grâce.

Une croix et une chapelle sont érigées à l’emplacement de la rencontre. Notre-Dame de l’Osier est reconnue comme le lieu de la conversion des cœurs par la présence bienfaitrice de la Vierge.

 Notre-Dame de l'osier

L’apparition de la vierge en 1657 est colportée bien au-delà des frontières du Dauphiné et fit de l’Osier une terre de prédilection. Les miracles se succèdent au rythme des pèlerinages.

Le village aura été dans un premier temps occupé par des prêtres au comportement peu digne de l’église. Ils resteront pour l’histoire les « malandrins de l’Ozier » (avec un z à l’époque). Ils furent heureusement remplacés par les Augustins venus de Vinay puis par les Oblats de Marie Immaculée jusqu‘en 1997 date de leur départ de la Les prêtres auront tout de même régné 350 ans au service du « sanctuaire ». Ces trois siècles et demi de cohabitation ont laissé des traces parmi elles, le changement de nom qui passe de « Plantés » à Notre Dame de l’Osier faisant référence à la fois à la vierge et à l’osier ensanglanté.

Notre-Dame de l'osier

Le 4 septembre 1869 le village devient une commune indépendante de Vinay et ne cesse de se développer.

La première pierre de l’église de Notre-Dame de l’Osier est posée le 17 mai 1858 et sa construction durera 10 ans, selon les plans d’Alfred Berruyer. Elle ne sera jamais complètement terminée et restera sans les flèches de ses clochetons et sans le campanile qui, sur sa droite, devait supporter les cloches. Gravures et vitrail central du chœur témoignent de ce qu’elle aurait dû être. Inaugurée en 1868, elle est consacrée le 8 septembre 1873 en présence de l’évêque de Grenoble. En 1924, l’église de Notre-Dame de l’Osier devient basilique par décret du pape Pie XI. A l’intérieur, se trouvent une relique de l’osier sanglant et des morceaux de la charrue de Pierre.

N-D de l'osier au XIXème

Plus proche de nous, ce village a su en dehors de toute xénophobie s’ouvrir aux plus faibles, aux persécutés. Plusieurs fois sollicité, il sut accueillir, protéger et aider quelques victimes de sombres périodes de l’histoire contemporaine.

Un projet est en cours pour l’avenir du monument religieux. Une association a été créée en juillet 2010 pour restaurer et mettre en sécurité la Basilique, en partenariat avec la municipalité, propriétaire, la paroisse et le diocèse de Grenoble-Vienne, affectataires. Les premiers travaux concerneront la restauration des vitraux, notamment ceux du transept nord (côté place) et la rosace au-dessus de la porte d’entrée.

Si dans la période où l’activité religieuse était faste on ne comptait pas moins de onze pensions, il ne reste aujourd’hui même plus le seul restaurant l’Oseraie qui méritait le détour avec ses traditionnelles cuisses de grenouilles. Il a malheureusement fermé en 2011 pour cause de changement de propriétaire.

 Notre-Dame de l'osier

Pèlerinages : le 15 août, le dimanche autour du 8 septembre, le 8 décembre
Sanctuaire Notre Dame de l’Osier
38470 Vinay
Téléphone : 04 76 36 70 44

A voir aux alentours :

La chapelle de Bon Encontre

Fait face à l’église Notre-Dame de l’Osier, au bout de la rue qui lui fait face. Parée de nombreux ex-voto témoins de la ferveur qui l’entoure, cette chapelle célèbre l’apparition de la Vierge à Pierre Port-Combet en 1657.

Voûté d’un berceau en plein cintre, le petit sanctuaire a fait l’objet d’un agrandissement en 1836. Une tour accolée est érigée en 1856 à l’occasion du deuxième centenaire de l’apparition de l’Osier. Restaurée en 1941, elle accueille en son sommet une statue de l’Immaculée Conception.

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Notre-Dame de l'osier

Notre-Dame de l'osier

Notre-Dame de l'osier

Le Jardin Pédagogique de Bon Encontre.

Web : http://enisere.asso.fr

Chapelle de l’Espinouse

Construite à l’endroit où la Vierge apparut à Pierre Port-Combet, la chapelle de L’Epinouze est un modeste sanctuaire de plan rectangulaire, coiffé d’une toiture à deux pans. Elle abrite une petite Vierge de l’Immaculée Conception en plâtre polychrome.

A proximité, il est possible de faire une balade pédestre en sous bois de 4 km assez facile : à partir du parking situé à l’orée du bois, prendre la direction Les Ayes, puis Bergerandière et enfin l’Epinouse  pour le retour au parking.

La Vierge du Belvédère – La Madone

Statue en bronze de cinq mètres de haut, la Vierge du Belvédère domine la vallée de l’Isère. Elle fut offerte en 1946 par la commune de Vinay en échange de six candélabres provenant de la chapelle du Couvent des Sœurs de Notre-Dame-de-L’Osier. Cette statue fait face, à celle qui est placée dans la montée vers la route des gorges du Nan, de l’autre côté de la vallée de l’Isère.

Un parking permet de stationner à proximité, il suffit ensuite de suivre le chemin en bordure du champ de noyers pour arriver à la statue, la table d’orientation, et profiter de la vue exceptionnelle sur la vallée de l’Isère et ses vergers de noyers. Il y a également une table de pique-nique face au panorama.

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Notre-Dame de l'osier

Notre-Dame de l'osier

D 22 la route des gorges du Nan

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Gorges du Nan

La route, taillée dans la falaise, fut achevée en 1894, sinueuse comme il se doit pour une véritable route de montagne, elle est des plus pittoresques par ses tunnels, ses corniches et ses paysages exceptionnels.

Route de Malleval

Elle permet de rejoindre le plateau du Vercors depuis la vallée de l’Isère, et relie le village de Cognin-les-Gorges au village de Malleval-en-Vercors la plus petite commune du Sud-Grésivaudan, une des portes d’entrée du Massif des Coulmes. Ce dernier village est aussi un des hauts-lieux de la résistance. C’est dans ce village que, le 29 janvier 1944, un groupe de résistants fut pris en tenailles par les troupes allemandes venant des gorges de Nan et de Coulmes. Le village et ses habitants furent massacrés par l’ennemi.

A Cognin-les-Gorges, au feu tricolore, quitter la D 1532 pour prendre, en direction de Malleval par la D 22.

Gorges du Nan

Gorges du Nan

Tourner à gauche à la première intersection, puis à droite après le panneau de fin d’agglomération, la route commence ensuite à s’élever en lacets sous les arbres de suite après le cimetière du village.

Gorges du Nan

Attention, il s’agit d’une route de montagne, étroite et sinueuse, que vous allez partager avec d’autres automobilistes (dont des indigènes qui l’utilisent quotidiennement et ont depuis longtemps oublié sa dangerosité), des motos, des cyclistes, des engins agricoles ou forestiers, et, également des piétons, car la route croise à plusieurs reprises des sentiers de randonnées qui, parfois empruntent même le bitume.  Sans parler des animaux sauvages et domestiques à qui personne n’a encore enseigné les règles de prudence ou le Code de la Route.

Il s’agit donc de rester constamment très prudents et courtois.

A travers les arbres, dans de rares trouées, la route offre de beaux points de vues sur le village de Cognin-les-gorges…

Gorges du Nan

… puis sur la vallée de l’Isère, avec, ici, la prédominance de la culture des noyers. On peut voir une large partie jusqu’à Saint-Marcellin, Vinay, l’Albenc, repérable à sa motte. On aperçoit également le viaduc autoroutier à proximité du péage de Vinay, et le pont sur l’Isère qui a remplacé l’ancien pont suspendu disparu lors d’une crue.

Gorges du Nan

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Dans un virage en épingle, une statue de la Vierge fait face à la vallée et semble faire face à l’autre statue mariale qui, juste en face, au dessus de Vinay, surplombe la vallée au Belvédère de Notre-Dame-de-l’Osier. (découvrez notre balade à Notre-Dame-de-l’Osier)

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Nous n’avons pas encore découvert le pourquoi de la présence de cette statue à cet endroit ni l’histoire qui lui est liée certainement. Dès que nous l’auront découverte elle sera racontée ici : revenez bientôt !

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Peu de temps après avoir dépassé la statue de la Vierge, la route offre une petite particularité offerte par la DDE locale. Lorsque vous y arrivez, vous pouvez avoir l’impression que la route continue tout droit :

Gorges du Nan

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Sauf qu’en réalité vous arrivez sur un autre virage en épingla à gauche et que, tout droit, c’est le grand saut dans le vide, le Nan coule 300 mètres plus bas. On le voit bien sur cette page Google maps :

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Imaginons ce qui peut arriver à cet endroit en cas de brouillard, ou si la personne qui conduit a consommé quelque substance qui altère sa vigilance, ceci d’autant plus qu’aucune signalisation n’indique ce danger.

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La route passe au lieu-dit Chapeau de Napoléon, à l’altitude de 510 mètres. ici, un sentier de randonnée pédestre très fréquenté croise la route (il redescends dans la vallée en coupant les épingles de la route). A partir de cet endroit la route sort de la forêt et le paysage devient grandiose.

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Puis, dans un dernier lacet la route arrive au premier tunnel. Préparez-vous, le grand spectacle de la route va commencer !

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Comme vous pouvez le voir, le tunnels sont courts, une cinquantaine de mètres environs chacun. Il y a deux tunnels et une arche. La route est étroite et deux voitures ne se croisent pas sauf dans les espaces aménagés. Rappelez-vous en cet endroit que vous partagez cet espace avec d’autres usagers, voitures, motos, vélos, chevaux, piétons… et les animaux sauvages. Inutile d’utiliser votre avertisseur sonore, RALENTISSEZ !

Ce passage est, en réalité très court, profitez donc du spectacle avec prudence.

Une fois que vous avez franchis le premier tunnel, voici le paysage qui vous attends :

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Vous franchissez ensuite un second tunnel.

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Puis, la route taillée dans la roche, devient un balcon à mi-falaise (comme on peut le voir depuis le sentier de randonnée qui longe le torrent en dessous de la route).

Gorges du Nan

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A cet endroit précis, à la sortie des encorbellements, les falaises composées d’empilements de couches de rochers qui, comme une pile de livres, s’entassent dans les gorges et, plus généralement, dans les paysages du Vercors. Cette pile a eu la bonne idée de glisser sur le côté, comme les livres dans les étagères d’une bibliothèque, pour donner un alignement continu à environ 45°.

Puis la taille de la route dans la falaise a eu l’excellente idée de traverser intégralement toutes les couches déposées là ! La route de Malleval est donc unique dans son genre. Elle permet à hauteur d’homme de relire l’encyclopédie complète des dizaines de millions d’années qui se sont inscrites dans le rocher. C’est un véritable musée-école.

Gorges du Nan

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Quand nous pouvons prendre le temps de lire la roche, nous remontons le temps pour nous retrouver au départ à moins 127 millions d’années, dans un climat tropical : la roche contient des fossiles d’oursins. Ces animaux ne vivent que dans les eaux chaudes, dans la vase où la nourriture en micro-organismes est abondante et à l’abri de la lumière, à une profondeur de 30 à 100 m. Le calcaire est piqueté de traces d’épines de ces animaux. Plus bas, nous observons des fossiles de crinoïdes ou lys de mer (petit animal au corps formé d’un calice fixé au fond de la mer par une tige flexible) que l’on retrouve dans le calcaire à lauze.

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Revenons aux paysages de rêve des périodes préhistoriques, nous sommes à la limite des terres émergées, juste sur la bande de sable où vos pas s’impriment : elle est inscrite dans la falaise, marquée de trace de grains de sable. La tempête sévit : une couche distincte s’inscrit à nouveau dans le calcaire. Se succèdent ainsi plusieurs couches, plage-tempête (entre les repères 26 et 27 de la route).

Enfin nous voici au niveau zéro à l’approche du tunnel, nous sommes au niveau de l’épi karst littoral, les microcavités de ce massif karstique sont remplies de dolomie (sédiments).

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Gardez toujours à l’esprit que vous partagez cet espace unique avec d’autres usagers…

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Route des gorges du Nan

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Le passage à hauteur de la grotte de la Vierge marque la fin du défilé. Ces grottes visibles de la route, sont typiques des massifs Karstiques. L’un des composants du calcaire se dissout, permettant l’infiltration de l’eau donnant parfois naissance à ces cavités.

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Ensuite la route se retrouve à nouveau dans la forêt dans un secteurs où débouchent plusieurs chemins de randonnée.

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La route continue jusqu’au lieu-dit Le Moulin, où le torrent dans une grande cascade (peu visible et non accessible) s’enfonce dans le canyon …

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Cette route est déjà l’une des montées cyclistes des plus prisées du massif…

C’est également un régal pour les nombreux motards qui la fréquentent…

C’est un paradis pour les marcheurs, les botanistes, les observateurs de la faune…

Voilà, de plus, une route qui ne cache pas ses atouts à qui sait voir et prendre le temps de lire la roche…

Si le Vercors avait droit à son classement géologique, il est sûr que cette route en serait l’un des fleurons.

Dans les gorges du Nan

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Il existe plusieurs randonnées qui ont toutes pour point de départ Cognin-les-Gorges et qui empruntent le sentier qui remonte les gorges le long du Nan, le torrent qui les traverse depuis des millénaires. Le secteur des Coulmes est un refuge privilégié pour les randonneurs lors des fortes chaleurs estivales, ses forêts profondes comme ses nombreux points d’eau permettent en effet de se préserver d’un soleil devenu trop cuisant.

Gorges du Nan

C’est l’occasion de traverser ainsi l’un des plus beaux sites de l’Isère.

La première partie du parcours est relativement facile est c’est, de loin, la partie la plus belle avec des paysages variés et des sites magnifiques.

Il faut se rendre à Cognin-les-Gorges et laisser votre véhicule sur le vaste parking devant l’église paroissiale, à gauche au feu tricolore ou devant la mairie, en face, dans le cas où le parking de l’église est plein.

Cognin-les-Gorges, parking de l'église

Devant l’agence postale (juste après les toilettes publiques), vous trouverez un panneau du Parc National du Vercors avec la carte des environs et les sentiers de randonnées.

Carte des chemins autour de Cognin-les-gorges

Remonter la rue de la vieille église, passer devant le château pour tourner sur la droite devant le fronton de l’ancienne église romane. Quelques mètres après on s’engage sur le chemin des gorges, sans omettre de remarquer, à votre gauche, la pierre de Dime (voir explications et photos dans notre article sur Cognin-les-gorges).

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On remonte d’abord par un large chemin le très beau ruisseau du Nan, que l’on commence par surplomber.

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Près du village, un joli pont en pierres enjambe le torrent et un autre sentier, taillé dans la roche revient vers le hameau de la Tour, célèbre pour son séchoir à noix du XVIIIème, classé Monument Historique (nous vous montrerons une autre fois ce chemin).

Gorges du Nan

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Le chemin à suivre pour la randonnée est balisé en jaune et vert.

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Après le pont, le chemin se fait entier et commence à monter dans la gorge, au plus près du torrent. Mais il faut savoir, souvent s’écarter de ce chemin balisé et fréquenté pour découvrir les plus beaux trésors de ce torrent qui regorge de cascades et de piscines naturelles baignées par une eau cristalline.

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Le sentier balisé continue à monter tranquillement nous offrant toujours de superbes points de vue privilégiés sur le torrent.

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Nous continuons à monter sous la falaise couverte de lierre auxquelles se mêlent quelques plantes saxatiles qui échappent à l’envahissement des carex.

Gorges du Nan

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Ne manquez pas d’admirer cette jolie petite tufière qui semble avoir pris l’aspect de la gueule d’un monstre sorti de la paroi montagneuse. L’eau qui ruisselle sur les mousses est chargée de calcaire accumulé pendant sa traversée de la roche. Lorsque qu’elle mouille ainsi la mousse, elle finit par la calcifier, puis la transformer en une pierre poreuse que l’on nomme le tuf et qui, dans la région, était utilisé dans la construction des maisons en raison de sa légèreté, et ses propriétés isolantes. C’est souvent, également un biotope particulier où l’on peut trouver des plantes exceptionnellement rares… mais ici, mis à part un beau scolopendre, point de plante étonnante.

Gorges du Nan

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Puis, un peu en amont, on trouve la prise d’eau de la conduite forcée qui alimente la petite centrale électrique que nous avons vu au début de notre promenade. C’est une partie de l’électricité produite par cette centrale qui permet l’immunisation des gorges les soirs d’été.

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Le sentier continue à grimper et nous sommes déjà à proximité du premier tunnel en dessous la route qui à flan de falaise, mène à Malleval-en-Vercors.

Gorges du Nan

Le sentier emprunte une première passerelle qui a été aménagée pour faciliter un passage technique.

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Il est temps, pour les familles avec enfants ou les promeneurs qui ne sont pas équipés de chaussures correctes de faire demi-tour et de rentrer car les passages de plus en plus techniques vont désormais se succéder, et, même si des aménagement ont été fait, ce serait de l’inconscience d’aller plus loin sans un bon équipement, jugez plutôt :

Gorges du Nan

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Ceci d’autant plus que le sentier, désormais s’éloigne du torrent dont on n’entends plus que le tumulte en contrebas, et que, si encore quelques instants nous avons une vue superbe sur les gorges…

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… et sur la grotte de la vierge.

Gorges du Nan

Le chemin est bientôt happé par les arbres et la progression se poursuit sous les frondaisons.

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Après un passage un peu délicat dans des éboulis où plusieurs sentiers différents on été tracés, on continue à progresser sous les arbres sur le sentier qui fait plusieurs lacets.

Gorges du Nan

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Au détour d’un de ces lacets, si le randonneur prends le temps de lever la tête, il découvrira la route creusée sans la rocher (voir ce circuit en détail).

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Et, entre les branches de noisetiers, un peu panorama sur la vallée de l’Isère entre les gorges.

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Puis, c’est un morne et large chemin entre les buis, sous les noisetiers et les érables qui continue à monter, au frais, heureusement.

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Puis le sentier débouche par un raidillon sur le bitume de la D 22 et c’est par la route goudronnée que l’itinéraire rejoint le lieu dit « Le Moulin », d’où vous pourrez choisir entre plusieurs variantes possible…

Gorges du Nan

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Cognin et les gorges du Nan

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Le Nan est le nom d’un torrent issu des contreforts ouest du Vercors. Il coule dans un passage étroit que l’on peut suivre depuis la route en surplomb qui longe la montagne ou parcourir près de l’eau grâce à un sentier balisé

Gorges du Nan

La route, taillée dans la falaise, fut achevée en 1894, sinueuse comme il se doit pour une véritable route de montagne, elle est des plus pittoresques par ses tunnels, ses corniches et ses paysages exceptionnels.

Route des gorges du Nan

Elle permet de rejoindre le village de Malleval-en-Vercors, une des portes d’entrée du Massif des Coulmes. Le village est aussi un des hauts-lieux de la résistance. C’est dans ce village qu’en janvier 1944 un groupe de résistants fut pris en tenailles par les troupes allemandes venant des gorges de Nan et de Coulmes. Le village et ses habitants furent massacrés par l’ennemi.

Cognin-les-Gorges (38)

Le point de départ de toutes les randonnées autour des gorges du Nan se fait depuis le joli village de Cognin-les-gorges, un joli village niché au pied du massif du Vercors et des gorges du Nan qui fait partie du Parc Naturel Régional du Vercors. L’accès y est facile par la départementale D1582 ou l’autoroute A49 Grenoble – Valence, sortie Vinay.

Cognin - place de la fontaine

Cognin les Gorges est entouré de champs de noyers. En effet, la production de la noix est une des principales activités économiques de la région. On la trouve sous toutes les formes : en cerneaux sucrés, caramélisés ou salés, en huile de noix, vinaigre de noix, vin de noix, gâteaux, tartes et autres gourmandises…

Rue de Cognin les Gorges

Ce village qui comptait 1200 habitants en 1851, ne comptait plus que 400 âmes après la seconde guerre mondiale. De nos jours la population croit à nouveau et est désormais légèrement inférieure à 700 habitants.

Eglise romane de Cognin-les-gorges

Le vieux Cognin était autrefois groupé autour de son ancienne église romane. Elle a conservé son chœur qui remonte sans doute au Moyen Age. Une grande partie de l’église a été modifiée au XVIIème siècle, comme le clocher et l’étonnant fronton à festons encadrant la porte d’entrée. La façade à génoise offre un exemple intéressant et assez rare en Isère de composition baroque. En 1896, lorsque la nouvelle église est édifiée au bas du village, l’ancienne église est donnée au charpentier en échange de son travail.

Les travaux de construction de la nouvelle église commencèrent en 1890 pour remplacer l’ancienne église en haut du village alors en mauvais état. Elle est construite selon un plan en croix latine. Le clocher est entouré par deux tourelles polygonales et possède des contreforts sur ses angles. Les matériaux de construction proviennent des ressources locales : maçonnerie en pierre calcaire, flèche et lanternon en tuf, baies en ciment moulé.

Château de Cognin-les-gorges

Le château, ou ancienne maison noble du XVIIème siècle appartenait à François Ferrand Teste, seigneur de la Motte-Guimetières. On aperçoit, derrière l’imposant portail surmonté d’une génoise, une tour hexagonale aux délicates ouvertures finement moulurées. L’escalier qu’elle renferme permettait de desservir les différents niveaux du bâtiment actuellement propriété privée.

Prise d'eau de la conduite forcée

Les eaux du Nan ont apporté vie et activité à Cognin. Utilisée comme force motrice par les habitants, elle leur amena aussi très tôt l’électricité.

La turbine située au débouché des Gorges fut en effet édifié en 1910. Elle alimentait Cognin, mais aussi les villes d’Izeron et de Saint Pierre de Chérennes. Abandonnée en 1960, elle fut rachetée en 1996 par un privé, Une partie du courant qu’elle produit sert à alimenter l’éclairage nocturne des gorges tous les été. La prise d’eau se situe plus haut dans la gorge, puis l’eau est transportée dans une conduite forcée que l’on voit lors de la randonnées dans les gorges.

La pierre à Dime

La pierre à Dime est une mesure à grains médiévale est composée de deux cavités taillées dans un bloc de pierre. La tradition raconte que la plus grande cavité correspondait à la part du Seigneur, la plus petite étant réservée à la portion des serviteurs. D’autres prétendent qu’il s’agit d’une pierre à meunier, mesurant d’un coté les grains de blé et de l’autre la farine.

Le séchoir à noix du Hameau de la Tour est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1994. Il est l’un des plus beaux exemples de cette architecture remarquable qui caractérise le patrimoine rural du Sud Grésivaudan. Conçu pour sécher les noix, ce bâtiment indépendant de la ferme comprend une remise et, au dessus, une vaste salle au plancher de bois. Il possède une charpente exceptionnelle dont le bois remonte à 1776.

Cognin-les-Gorges