Aire géographique

Le Jardin des Fontaines Pétrifiantes

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Le Jardin des Fontaines Pétrifiantes est un jardin hors du commun où se côtoient étroitement l’eau et la roche, des créations originales, des fleurs et plantes de tous pays.

Jardin des fontaines petrifiantes

Afin de préserver l’intégrité des curiosités locales qui ont pendant longtemps fait la notoriété du village, le Jardin des Fontaines Pétrifiantes voit le jour en 1994 après trois ans de travaux.

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Ce jardin est établi au sein d’un cadre unique en France, enserré entre l’Isère et une falaise d’où coulent des cascades et cascatelles dont l’eau au fil des temps a creusé des gours (petits bassins).

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Depuis presque mille ans, ces mystérieuses sources ont la particularité de recouvrir d’une pellicule de cristaux de calcite tous les objets, mousses, végétaux situés sur leur passage pour former une curieuse roche : le tuf.

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Autour de cette roche une combinaison harmonieuse et originale, plus de 1800 espèces de fleurs et de formes végétales vous invite pour un véritable tour du monde botanique où se côtoient plantes exotiques, méditerranéennes, aquatiques et tropicales.

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Ici chaque courbe, relief a été dessiné et pensé, les milliers de fleurs, arbustes, arbres qui jalonnent le parcours choisis et implantés suivant une harmonie très précise.

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Dans ce jardin chaque courbe, chaque relief ont été pensés, dessinés, structurés, ainsi que le choix des couleurs, des matériaux et des plantes. 400 tonnes de bois, 5000 tonnes de matériaux divers, 18000 plantes, arbres et arbustes.

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Cet univers de couleur et de verdure nous emmène à la découverte de plantes du monde entier: Amérique du Sud, Afrique, Asie, ceci en raison d’un micro-climat exceptionnel, plantes exotiques, méditerranéennes, aquatiques, tropicales, se marient harmonieusement avec les rocailles pour offrir un enchantement floral tout au long de la visite.

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D’étonnantes compositions, qui sont autant de clins d’œils aux visiteurs, ponctuent ce lieu apaisant et intimiste. Que vous soyez passionné de botanique, esthète, poète, amateur de jardin, ou simple curieux, ne manquez pas cette invitation au voyage dans le doux murmure des sources à l’instant magique où l’eau devient pierre.

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Le long des allées, venez flâner parmi les Hibiscus, le Ginkgo Biloba… bercé par le ruissellement des eaux dans un milieu calme et serein, unique en France. Une symphonie florale, végétale, rythmée par l’eau, d’abord discrète en de larges bassins calmes pour terminer en gerbe d’écume cascadante.

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Découverte de l’intimité de ce paradis minéral où la nature n’est pas domptée par le jardinier, mais revisitée par sa pensée créatrice, avec pour seul but, la protection du manteau végétal de la terre.
Harmonie de l’eau, des fleurs, du bois et de la roche.

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Éléments remarquables : Fontaine, Cascade, Cours d’eau, Plan d’eau
Éléments végétaux : Arbres remarquables, Arbustes, Plantes vivaces, Fleurs annuelles,
Arbres remarquables : Gingko Biloba, Taxodium Distichum, Liriodendron, Tulipifera, Liquidambar Styraciflua, Amelanchier, Fagus Sylvatica-Pendula
Arbustes : Lagerstroemia Indica, Justicia Brandegeeana, Callistemon Citrinus, Brugmansia, Cassia
Plantes vivaces : Cuphea Ignea, Fuchsia, Gunnera Manicaa, Guzmania…
Fleurs annuelles : Dimorphotheca, Diascia, Impatiens, Nemesia..

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184 Impasse des Tufières
38840 La Sône
Téléphone : 04 76 64 43 42
Web : http://www.jardin-des-fontaines.com
Mail : jardin-fontaines@wanadoo.fr

Plan d'accès détaillé

Balade sur le plateau du Peuil

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Voici une balade familiale qui surplombe l’agglomération grenobloise et la ville de Claix, sur le plateau en balcon au pied des falaises du Moucherotte et du Pic Saint-Michel.

Monter par la route étroite du Peuil, jusqu’à une aire de stationnement aménagée à l’intersection de la route qui mène à la tourbière du Peuil.

La tourbière du Peuil

Dès la fin de l’été, prenez garde de ne point écraser quelques colchiques sous vos roues, ils poussent en abondance en bordure de la route.

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Montez par la route goudronnée qui part en face de l’aire de stationnement.

Peuil

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Vous n’avez aucune chance de manquer le début du chemin qui est très bien indiqué.

La tourbière du Peuil

En été, dès le début du chemin, vous serez accueillis par des Carlines acaules, plante emblématique des alpages.

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Les papillons vous accompagneront, nombreux et variés pendant toute la balade, il faut dire qu’il y a une telle abondance et variété de fleurs, qu’ils ont de bonne raison de se plaire dans ce milieu.

Peuil

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Le chemin, très bien signalé et avec, par endroit, des aménagements mis en place par le Conseil Général de l’Isère propriétaire de la tourbière, va vous mener entre des prairies pâturées par des troupeaux de brebis gardés par une charmante bergère tout en surplombant la tourbière dont l’accès est rigoureusement interdit.

Peuil

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Peuil

Puis, à mesure que les prairies laissent leur place aux arbres, les lisières abondent de la Grande Gentiane Jaune.

Arrivé à une barrière en bois, l’itinéraire bifurque sur la droite, dans un chemin sous les bois qui commence par monter un peu, et où l’on remarquera ces arbres qui ont eu l’étrange idée de pousser sur des pierres.

Peuil

Peuil

Ces bois sont, en automne, très fréquentés pas les mycophages et les mycologues.

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Nous ne saurions présumer si les mangeurs de champignons remplissent leurs poêles avec d’abondantes réponse (même si nous le savions, nous ne le dirions pas), mais les amateurs de mycologie savante passent vraiment du bon temps, loupe à la main, dans ces bois.

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Peuil

Peuil

Parfois quelques rochers viennent nous rappeler que nous sommes juste en dessous d’une imposante falaise.

Peuil

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Le sentier s’élargit de nouveau en chemins utilisés par les agriculteurs, entourées de chênes et de hêtres avec un sol couvert de fougères.

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Puis on retrouve les pâturages et, en lisière, de nombreux oiseaux à observer avec beaucoup de patience si vous êtes discrets.

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Puis l’itinéraire bifurque sur la droite et revient vers notre point de départ en passant devant l’entré de la tourbière.

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Sur le chemin du retour, ne manquez pas de faire une halte à la croix de bois, pour jouir de la vue sur la vallée et les montagnes des massifs de Belledone et de l’Oisan.

Peuil

Peuil

Plus bas, ne manquez pas l’unique panorama sur le fort de Comboire, bâti sur le rocher dont il est possible de faire le tour, lors d’un circuit que nous vous ferons découvrir bientôt.

Fort de Comboire

Cette balade est accessible par le réseau Tag :

A votre arrivée à l’arrêt « Col de Comboire » suivez les indications « Tourbière du Peuil » que vous atteindrez environs 2 h 30 mn plus tard. Pendant l’ascension, d’un dénivelé de 740 mètres, un paysage de plus en plus panoramique vous permettra d’admirer la chaîne de Belledonne, qui, suivant les conditions de lumière, vous semblera être à portée de main.
Il est possible de redescendre sur Allières, en passant près de la cascade de la Pissarde pour rejoindre la Mairie de Claix.

Tourbiere du Peuil

La tourbière du Peuil

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Située au pied des falaises du Vercors à 970 mètres d’altitude, la tourbière du Peuil est l’une des rares zones humides du massif ainsi que l’une des dernières tourbières  d’altitude à sphaigne en Isère. Elle fait partie des 11  espaces naturels sensibles (ENS) du Conseil Général de l’Isère qui en est propriétaire et en assure la gestion.

La tourbière du Peuil

Respectez scrupuleusement les consignes affichées un peu partout sur le site. De plus, de votre discrétion dépendra la quantité de choses que vous pourrez observer. Pensez à vous équiper de jumelles et d’un téléobjectif pour votre appareil photo.

La tourbière du Peuil

Il s’agit là d’une des rares zones humides du massif : essentiellement calcaire, il n’est pas de nature à favoriser ce genre de lieux. Le site contient un précieux écosystème avec des espèces végétales et animales rares.

Site unique dans le massif du Vercors, la tourbière du Peuil se situe à 966 m d’altitude, sur la commune de Claix qu’elle surplombe sur 40 hectares, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble. Sa situation originale, en balcon sur les falaises du Moucherotte et du Pic Saint-Michel, est due à une suite d’événements géomorphologiques. La base de ce balcon est un morceau de falaise qui s’est décroché. La moraine présente en bordure de la tourbière a été déposée par le glacier du Drac lors des dernières glaciations. Cette moraine a formé une barrière imperméable délimitant en aval une zone légèrement creusée que des argiles de lessivage ont colmatées. Une zone humide s’est ensuite installée lors du retrait glaciaire et a évolué en tourbière.

Cette tourbière mixte présente plusieurs faciès de végétation correspondant aux différents stades d’évolution de ce type de milieu : de la prairie humide à touradons de Molinie bleue, jusqu’à la tourbière bombée à sphaignes en passant par le bas-marais alcalin à Laîche de Davall.

La tourbière est surplombée par des prairies sèches à orchidées pâturées par des moutons sur la moraine latérale et entourée par la hêtraie-sapinière exploitée pour son bois. C’est aussi une particularité géologique qui mérite quelques explications. En effet, le Vercors laisse passer au travers de ses galeries creusées dans le calcaire toute l’eau qu’il reçoit… sauf à la Tourbière du Peuil !

Il en résulte une faune et une flore tout à fait particulières ainsi qu’une tourbière, créée par les dépôts d’argile qui ont étanché le fond de cet ancien lac et par les dépôts successifs de matières organiques et végétales.

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil, a été classée Espace Naturel Sensible pour en assurer la protection. Si vous voulez en savoir plus, je vous propose de lire l’étude pour le Plan de gestion de la tourbière du Peuil.

Les milieux tourbeux hébergent une flore rare et spécialisée à ce type de milieu comme notamment la fragile Droséra à feuilles rondes, la Grassette à grandes fleurs ou encore le Séneçon de Suisse. La tourbière joue également un rôle important comme lieu de reproduction pour les amphibiens et les libellules et sert de territoire de chasse au Faucon pèlerin et à différentes espèces de chauves-souris dont le Grand Murin.

Flore : parmi les 200 espèces, 9 espèces patrimoniales protégées
Ail anguleux (Allium angulosum) protégée
Drosera à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) protégée
Grassette à grandes fleurs (Pinguicula grandiflora) protégée
Jonc aplati (Juncus anceps) protégée
Orchis de Traunsteiner (Dactylorhiza traunsteineri) protégée
Pigamon simple (Thalictrum simplex) protégée
Pyrole intermédiaire (Pyrola media) protégée
Pyrole à feuilles rondes (Pyrola rotundifolia) protégée
Séneçon suisse (Thephroseris helenitis) protégée

Faune : 4 espèces d’oiseaux (Pic noir (Dryocopus martius) protégé, Pie grièche écorcheur (Lanius collurio) protégé, Faucon pèlerin, Faucon crécerelle) 10 espèces de mammifères (Grand murin (Myotis myotis) protégé, Martre, Écureuil roux, Chamois…) 3 espèces d’amphibiens (Triton palmé (Triturus helveticus) protégé, Crapaud commun, Grenouille rousse) 2 espèces de reptiles (Lézard vert, Couleuvre à collier (Natrix natrix) protégée) de nombreux papillons, dont le Grand Sylvain (Limenitis populi) protégé, 3 espèces d’odonates (Libellules) :
Leste dryade (Lestes dryas) protégée
Leste fiancé (Lestes sponsa) protégée
Sympetrum à ailes jaune (Sympetrum flaveolum) protégée
Habitats : 10 habitats patrimoniaux (forêt de bouleaux, tourbière boisée, buttes de sphaigne brunes, Hêtraies, tourbière basse à Laîche de davalle….)

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

En été, des visites de la tourbière sont organisées avec des guides-nature les mercredis et samedis. Des animations gratuites ont lieu les dimanches à 9h00 et les mardis soir. Jean-Yves Esnault, géologue naturaliste, est présent un jeudi par mois à 9h00. L’inscription est obligatoire en mairie au 04 76 98 45 73.

Sinon, vous pouvez visiter librement cet espace, en utilisant les 3 topo-guides qui sont à votre disposition dans « la boite aux lettres » à l’entrée du site.

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil La tourbière du Peuil 050
La tourbière du Peuil La tourbière du Peuil
La tourbière du Peuil La tourbière du Peuil

Pensez à stationner votre véhicule sur l’espace ombragé prévu à cet effet le long de la route du Peuil et non dans le chemin devant l’entrée du sentier de la tourbière. Ces chemins sont fréquentés par des agriculteurs qui vivent sur ce territoire, entretiennent le paysage et les chemins et ont besoin de circuler avec des engins agricoles ou leur bétail. Leur présence nous permet, entre autres, d’avoir accès à ce lieu exceptionnel toute l’année.

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil

La tourbière du Peuil est accessible par le réseau Tag :

A votre arrivée à l’arrêt « Col de Comboire » suivez les indications « Tourbière du Peuil » que vous atteindrez environs 2 h 30 mn plus tard. Pendant l’ascension, d’un dénivelé de 740 mètres, un paysage de plus en plus panoramique vous permettra d’admirer la chaîne de Belledonne, qui, suivant les conditions de lumière, vous semblera être à portée de main.
Il est possible de redescendre sur Allières, en passant près de la cascade de la Pissarde pour rejoindre la Mairie de Claix.

Tourbiere du Peuil

Barrage et lac de Monteynard-Avignonet

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Le lac de Monteynard-Avignonet est une retenue d’eau artificielle sur le Drac alimentant une centrale hydro-électrique EDF.

La Société Grenobloise de Force et Lumière a été fondée pour exploiter une chute d’eau issue de Monteynard-Avignonet obtenue via une autorisation par le Préfet de l’Isère en date du 24 juillet 1897.

Dés le début du XXème siècle, quelques centrales turbinent l’eau du Drac et ses affluents. Il faudra cependant attendre 1930 avant que le parcours de ce torrent des Alpes ne soit considéré sous un angle industriel nouveau, les gorges profondes qu’il traverse offrant un site favorable à l’implantation en cascade de 4 grands barrages et aménagements hydroélectriques.

Construction du barrage de Monteynard-Avignonet

Le barrage de Monteynard, mis en service en 1962, poursuit vers l’aval l’équipement du Drac commencé avec la construction du barrage du Sautet (1935), suivie des réalisations successives des chutes de Cordéac (1946) et de Saint-Pierre-Cognet (1957).

Fortement équipé pour mettre à tout instant sur le réseau Très Haute Tension (THT) une puissance de pointe de 360 MW, Monteynard est complété à l’aval par l’aménagement de Saint-Georges-de-Commiers (1962) (barrage de Notre-Dame-de-Commiers et centrales de Saint-Georges-de-Commiers et Champ II). Le Drac est ensuite équipé d’aménagements au fil de l’eau jusqu’à sa confluence avec l’Isère : la centrale de Pont-de-Claix associée au barrage du Saut du Moine, les centrales de Drac Inférieur et de Saint-Égrève.

Barrage de Monteynard-Avignonet

Les travaux d’infrastructure ont été conséquents, car le fond de la gorge étroite et profonde était difficilement accessible et contenait des rochers instables. La configuration particulière du site nécessita la construction d’une voûte épaisse de 455 000 m3 de béton pour permettre de loger l’usine au pied du barrage. Deux évacuateurs de crue sont incorporés à l’ouvrage. Quatre prises d’eau sont disposées sur le parement amont et alimentent à travers quatre conduites forcées verticales noyées dans le béton, les quatre groupes de production sous une chute de 127 m.

Barrage de Monteynard

La centrale est mise en service en avril 1962 et la première mise en eau totale est réalisée en avril 1963. À sa construction, Monteynard-Avignonet était le deuxième plus grand barrage artificiel de France, après celui de Serre-Ponçon.

Barrage de Monteynard

Le lac du Monteynard est surplombé par des terrains instables, un glissement de terrain a eu lieu le 7 mars 1981 à la combe d’Harmaliere, un autre à la combe du Mas pourrait concerner 3 à 5 millions de mètres cubes. La brutalité et l’imminence d’un risque de glissement sont toutefois sujettes à débat: un mouvement de grande ampleur est considéré comme peu probable selon les services de l’état, mais une procédure d’expropriation et d’expulsion des habitations situées dans la combe du Mas est néanmoins en cours.

Nouvellement réhabilité par EDF, le belvédère d’Avignonet offre une vue imprenable sur le barrage de Monteynard-Avignonet, les eaux turquoises du lac et au-delà, sur les massifs environnants. A proximité du belvédère EDF, une aire de pique-nique jouxte la petite chapelle d’Avignonet.

Chapelle d'Avignonet

En amont d’un sentier qui descends vers le lac, la chapelle fut bâtie au XIXème siècle sur les ruines de l’ancienne église paroissiale du XVIIème, alors bordée d’un cimetière et d’un presbytère.

Chapelle d'Avignonet

Au moyen-âge, un donjon féodal couronnait le sommet du rocher situé au nord-est de la chapelle et dominant le barrage. Ce mol ou molard est encore, aujourd’hui, appelé le Château.

Molard du Château

Le lac du Monteynard est situé à environ 500 mètres d’altitude, à 25 kilomètres au sud de Grenoble, et à 10 kilomètres de La Mure. Il s’étend sur une dizaine de kilomètres de longueur, et a une largeur moyenne de 300 mètres, avec une profondeur maximum de 115 mètres.

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La superficie du lac est de 6,60 km2 (657 hectares). Le lac est délimité par les canyons du Drac et de l’Ébron. Il sépare les vallées du Trièves et de la Matheysine.

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Le lac est surplombé par le petit train de La Mure.

Petit train de La Mure

Le circuit passerelles vers l’aventure.

Boucler (ou presque) le tour du Monteynard est désormais possible grâce à deux passerelles himalayennes qui ont été récemment construites. L’une se trouve sur le Drac, l’autre sur l’Ebron. Une troisième passerelle, qui traverserait le lac en largeur, est en projet.

Passerelle himalayenne de l'Ebron

Passerelle himalayenne du Drac

Ce lac est souvent venté c’est pourquoi il est très apprécié des pratiquants des sports de glisse aquatique.

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C’est également un site de pêche important, car il possède une grande richesse piscicole (grande variété d’espèces).

Le Syndicat Intercommunal du lac de Monteynard-Avignonet, créé à la mise en eau du barrage en 1963, regroupe 10 communes riveraines.

Une croisière à bord de la Mira est le meilleur moyen de découvrir ce site unique en France, de jour comme de nuit.

Croisière sur le lac de Monteynard-Avignonet

 Belvédère d’Avignonet

Accès par Sinard puis suivre barrage de Monteynard – belvédère d’Avignonet.
Accès libre et gratuit.
Parking à proximité réservé aux personnes handicapées.
Ce site est aménagé pour les personnes à mobilité réduite et déficients visuels (mal et non voyants). Il est unique dans sa façon de traiter les déficiences et offre une mixité des publics dans un cadre exceptionnel.

Autres visiteurs : 1er parking indiqué à droite de la route d’accès obligatoire.

Accès :

Treffort (canton de Monestier de Clermont)
Port et Plages 800 places de parking
Cinq parkings payants (800 places) tous les jours de mai à septembre

Mayres-Savel (canton de la Mure)
Plage 150 places de parking (Camping sauvage interdit)
Payant les week-ends et les jours fériés du 1er juin au 30 septembre (gratuit en semaine).

Réserve Naturelle de l’Étang de Haute-Jarrie

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À deux pas de Grenoble en direction de Belledonne, la réserve naturelle de l’étang de Haute-Jarrie se situe sur le plateau de Champagnier. Occupant 10 hectares, elle est constituée d’un petit lac naturel d’origine glaciaire, d’îlots boisés, d’une roselière et de prairies humides périphériques.

Étang de Haute-Jarrie

La Réserve Naturelle Régionale de l’Etang de Jarrie abrite un écosystème fragile. Elle regroupe roselière dense, prairies humides et îles boisées. Un observatoire permet d’en découvrir la faune qui y vit : elle représente quelque cent cinquante espèces recensées dont 35 espèces d’oiseaux inscrites sur la liste rouge des espèces menacées, 18 espèces étant considérées en danger, vulnérables ou rares, au niveau national, notamment le Butor Blongios (en voie de disparition) et la Marouette Poussin (espèce très rare). Au-dessus ou dans les prairies attenantes, on peut découvrir des libellules et des papillons très rares.

Étang de Haute-Jarrie

L’étang a été formé lors du recul des glaciers. Il est exploité dès le Moyen-age pour la pêche. Les prairies sont pâturées et fauchées pour la litière. Au XXème siècle, il est abandonné, devient une décharge et commence à se combler. Dans les années 1970, les naturalistes interviennent pour demander sa protection.
La commune, consciente de la richesse de la biodiversité de l’étang et de sa fragilité, a protégé le site dès 1984 en tant que Réserve Naturelle Volontaire, devenue en 2005, Réserve Naturelle Régionale.
Ces classements ont permis de préserver et d’étudier la faune et la flore de cet espace humide, fragile dans le cadre de plans de gestion quinquennal.

Étang de Haute-Jarrie

Eaux libres, roselières à phragmite, à massette et à scirpe se partagent 6 hectares. Elles forment une mosaïque fine et complexe de plans d’eau et de chenaux de profondeur variable, et de zones d’hélophytes qui s’exondent plus ou moins aux basses eaux. Des îles et des digues nées de dépôts de curage fournissent un boisement dense et envahissant.

Étang de Haute-Jarrie

La réserve naturelle se répartit entre :
. plusieurs poches d’eau stagnantes, de superficie variable, en communication entre elles, qui couvrent environ 2 hectares,
. des formations herbacées hydrophiles : roselières, typhaies, cariçaies, scirpaies, sur une superficie d’environ 2,5 hectares, jouant un rôle important pour l’avifaune
. des taillis et boisements humides, en bordure de chenaux,
. des îlots boisés non humides installés sur des digues ou des produits de curage,
. une bande non hydromorphe constituée de prairies et de boisements arborés ou arbustifs, au sud/sud-est. La partie sud a longtemps servi de décharge et compte certainement dans son soubassement des dépôts non identifiés.
C’est le seul étang du plateau (hormis les plans d’eau artificiels du golf de Bresson), et l’un des rares plans d’eau naturels de l’agglomération grenobloise. Il est remarquable pour sa richesse avifaunistique et pour le cadre paysager agricole ouvert cadré par les massifs environnants.

Étang de Haute-Jarrie

L’étang de Haute-Jarrie est installé sur le plateau agricole de Champagnier, entre les massifs du Vercors, de Belledonne et de Chartreuse. Ce site constitue un havre de paix naturel et rare. Il allie un réseau de canaux où l’eau circule librement, à des roselières denses, des prairies humides périphériques et des îles boisées. Portés par les mélodies des grenouilles et des crapauds, vous pourrez y observer les oiseaux…

Étang de Haute-Jarrie

Un observatoire permet aux visiteurs d’observer la faune qui y niche en particulier les espèces protégées et rares parmi lesquelles des oiseaux nicheurs prestigieux : le Blongios nain, la petite Rousserolle turdoïde ou encore le Héron pourpré. Situé dans l’axe du Grésivaudan, l’étang est également une halte régulière pour de nombreux migrateurs et hivernants : Sarcelle d’été, Bécassine des marais, Busards, Grande aigrette, Guifette moustac. Les prairies humides périphériques hébergent la discrète Gratiole officinale protégée au plan national, la Germandrée d’eau et le Pigamon simple. Dans l’eau libre, flotte la Petite utriculaire. On trouve aussi sur le site 8 espèces d’amphibiens et reptiles dont la Couleuvre verte et jaune et le Crapaud commun.
Le site est cependant également inintéressant pour de nombreux insectes : 4 espèces de libellule d’intérêt patrimonial dont la Cordulie à taches jaunes (Somatochlora flavomaculata) récemment observée et 3 espèces protégées de papillons inféodées aux marais et prairies humides, présentes dans la zone périphérique : le Cuivré des marais (Thersamolycaena dispar), le Sphinx de l’Épilobe (Proserpinus proserpina), et l’Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria).

La faune piscicole est peu diversifiée (Brêmes, Carpes, Tanches, Gardons, Perches et Brochets).

Étang de Haute-Jarrie

Lieu idéal de promenades éducatives en famille dans un cadre naturel protégé à la rencontre d’oiseaux migrateurs, d’espèces prestigieuses…
Une signalétique d’information vous renseigne sur place sur les milieux, les plantes et les espèces.
Un observatoire permet aux visiteurs d’observer la faune qui y niche.
Ouvert au public toute l’année.Une partie seulement des berges est accessible.
Accueil de scolaires, enseignants auprès du Conseil général de l’Isère via la politique « En chemin vers les Espaces Naturels Sensibles »
Parking gratuit à proximité. Chiens interdits. Une partie seulement des berges est accessible.
Sentiers balisés aux environs sur le plateau de Champagnier.

Étang de Haute-Jarrie

Quand observer ?
En automne pour les oiseaux migrateurs.
En hiver pour les Canards et les Bruants.
Au printemps pour toutes les espèces de migrateurs passant par l’Isère.

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Liste des 54 espèces notées par le CORA durant l’été 2005 :

Bergeronette grise
Blongios nain
Bruant des roseaux
Buse variable
Canard colvert
Chardonneret élégant
Choucas des tours
Corneille noire
Coucou gris
Epervier d’Europe
Etourneau sansonet
Faucon crécerelle
Fauvette à tête noire
Foulque macroule
Fauvette des jardins
Gallinule poule d’eau
Gobemouche gris
Gobemouche noir
Grimpereau des jardins
Héron cendré
Héron pourpré
Hirondelle rustique
Hypolaïs polyglotte
Loriot d’Europe
Martin pêcheur d’Europe
Martinet noir
Merle noir
Mésange à longue queue
Mésange bleue
Mésange charbonnière
Milan noir
Moineau domestique
Pinson des arbres
Pic épeiche
Pic épeichette
Pic vert
Pie grièche
Pie bavarde
Pouillot véloce
Pouillot fitis
Râle d’eau
Rouge gorge familier
Rossignol philomèle
Rousserolle effarvate
Rousserolle turdoïde
Sarcelle d’été
Serin cini
Sitelle torchepot
Tarier des prés
Torcol fourmilier
Tourterelle des bois
Tourterelle turque
Troglodyte mignon
Verdier d’Europe
On peut y ajouter le Roitelet huppé, le Tarin des aulnes, le Grèbe castagneux…

La Tour-sans-Venin 7eme merveille du Dauphiné

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A proximité de Grenoble et des communes de Fontaine, Seyssins et sur la route de Saint Nizier du Moucherotte, la Tour sans venin est un lieu chargé d’histoire puisque ce pan de muraille restant sur un promontoire à flanc de montagne sur les contreforts du massif du Vercors à 666m d’altitude serait un vestige du donjon de l’ancien château fort de Pariset existant au XIème siècle.

La Tour-sans-Venin

Le peu de témoignages relatifs à ce lieu millénaire n’autorise que des hypothèse. Le Chevalier Guillaume aurait été le premier propriétaire du château ?

Pour d’autres historiens, la fondation du château est attribuée à Rolland, le neveu de Charlemagne, venu faire le siège à Grenoble. En 1339, la forteresse appartenait à François de Parizet.

De nombreuse légendes courent sur cette tour, lieu de guérison contre les morsures de serpents avec une présence de la plante vipérine ou temple élevé pour la déesse Isis qui protégeait dit-on des serpents suite a la découverte en 1656 près de la chapelle d’une pierre portant des inscriptions romaine (Isidi matri Sex Claudius Valerianus Aram cum ornamentis Ut voverat) qui signifie (A Isis mère, Sextius Claudius Valeriannus a dédié cet autel avec ses ornements..).

La Tour-sans-Venin

La légende d’Isis

Bien avant le moyen-âge, près de cet endroit, les paysans du Vercors tentaient de cultiver cette terre peu fertile. Mais le travail était très difficile et la récolte maigre, sur les contreforts du massif.  Pour implorer les dieux, le responsable du village fit construire une stèle en l’honneur d’Isis. Déesse bien connue qui avait le don de ressusciter les morts dans certains pays, et, dans d’autres contrées, était l’image de la Terre-Mère et de la Fertilité. La terre fut un peu plus fertile et vers le XIIIème siècle, un seigneur s’établit en ce lieu prospère et désormais « sacré ». Un château fut construit, et il devint au XIXème siècle l’une des 7 merveilles du Dauphiné.

Isis était la déesse de la santé et de la nature aux pouvoirs de guérisseuse, elle est souvent représentée avec une queue de poisson, qui devient parfois queue de serpent.

La légende de la terre Sainte

Pour solliciter ses seigneurs à partir en croisade, le Dauphin promit d’accorder des terres aux courageux. Le seigneur de Pariset sut quelles terres lui seraient données. C’était un bel endroit pour un château mais, infesté de serpents.
A la fin de sa croisade victorieuse, il rapporta un sac de terre ramassée auprès du Saint-Sépulcre. Se souvenant du jardin d’Eden, il se dit que le Diable, caché en animal rampant, hantait son lieu et que seul, de la terre « sainte » pouvait l’en chasser.
De retour, il répandit le contenu du sac ramené de Palestine et le miracle opéra.  Il débarrassa l’endroit des reptiles vénéneux qui l’infestaient. Un fabuleux château vit le jour dans ce lieu anciennement maudit.

Dans une autre version de cette même légende, ce serait Roland, le neveu de Charlemagne qui y aurait répandu un sac de terre de Paris, répulsif pour bêtes rampantes.

La légende du seigneur pacifiste

Le seigneur de Pariset n’était point belliqueux, il trouvait toujours un arrangement pour ne point user de la violence. Ce n’était pas un homme de lâcheté ou de non courage, mais il avait tant vu de guerres et de morts qu’il prit le parti de trouver le compromis salutaire pour tous.  Les gens disaient de lui, qu’il était sans agression donc San Venin dans ses propos.

 La légende de la guérisseuse

Il y a bien longtemps de cela, une femme du village prétendait guérir des morsures de serpent, vil animal très nombreux sur les pierres chaudes du Vercors.  Et il est vrai que tous les paysans qui se faisaient piquer lors des fauchages, ou tous les enfants qui se faisaient mordre en ramassant des baies des hautes herbes infectées de cet animal vénéneux, étaient soignés dans le plus grand secret par cette femme aux cheveux crépus et mal peignés.
Elle vivait loin du village, près d’une terrasse dans les contreforts du Vercors. Avec ses secrets et son éloignement, le mot de SORCIERE fut invoqué. Une femme qui se cache pour soigner de la piqûre du Diable a recours à la magie noire.
Ne voulant pas être traduite en justice, avec la mort comme sanction, elle révéla son secret.
La sauvageonne avait découvert que les serpents ne venaient jamais près d’un à-pic. Un jour qu’elle s’était fait mordre par cet animal du diable, elle mit sur sa blessure, un mélange de terre et d’herbe du lieu, et point de fièvre elle eut.
Depuis ce jour, elle devint la guérisseuse officielle du village et cette terre prit le nom de Sans Venin.

Claude Muller, qui est l’auteur de superbes travaux, nous apprend qu’au XIIème siècle déjà, Gervais de Tilbury (orthographié parfois Tilisbery) écrivait que « si on prend de la terre du château de Pariset en quelque lieu que ce soit, et qu’on la mette en poudre, cette poudre fait aussitôt fuir la peste des animaux nuisibles« .

Si les premières traces écrites de la tour et de son présumé château remontent à plus de 800 ans, les premières descriptions formelles datent du XVIème siècle. Symphorien Champier, « docteur en la science esculapienne » (c’est-à-dire médecin), rédigea un bon nombre d’ouvrages et d’opuscules dont l’un chante la gloire de son célèbre et preulx cousin  le chevalier Bayard ; au travers de cette œuvre il en profita pour vanter la beauté du Dauphiné et dresser une liste des lieux uniques de la région. Parmi « quatre choses singulières, lesquelles n’estoient semblables en nul lieu du monde« , il insère, déjà, la Tour-sans-Venin et il rajoute dans sa description : « ... la seconde singularité de notre pays en Dauphiné est la tour sans venin ; sur près dudict Grenoble, environ le milieu de la montagne, de la rivière de l’Isère et du Drapt. En lasquelle beste venimeuse ne peult vivre, car incontinent que l’on a bouté dedans, elle meurt…« 

Denis Salvaing de Boissieu, premier président de la chambre des comptes de Grenoble, la signala également parmi ce qu’il appela les « sept merveilles du Dauphiné« , excusez du peu.

Encore mieux, en 1661, la plume de Nicolas Chorier la classe désormais en première position des sept merveilles, même s’il la dépeint déjà en déliquescence : « Elle était carrée autrefois, écrit-il, et il n’en reste plus qu’une muraille ». Puis, il revient sur la « particularité » du lieu « Une longue expérience a enseigné que les animaux venimeux n’y naissent, et que même ils n’osent l’aborder. On n’y voit ny serpent ny crapaux, ny lézards, jusques aux araignées qui y trouvent une mort certaine si on les y porte d’ailleurs« .

À croire que cette tour a toujours été ainsi en ruine, quand au château de Pariset…

Le problème est épineux : pas de traces du château de Pariset dans les archives. Rien n’indique que la Tour-sans-Venin en soit réellement le vestige.

Alfred Bougy fit en peine perdue des recherches sur la question, pour conclure en 1837 dans ce qui fut le premier journal illustré, l’Album du Dauphiné : « Nous ne connaissons rien de positif sur les premiers temps de la Tour-sans-Venin, car il paraît que sa fondation remonte à une haute Antiquité, qu’elle est complètement effacée des livres et de la mémoire des hommes. La tradition populaire même, qui ordinairement raconte sur notre vieille France tant de chroniques et de légendes, où quelques faits historiques se trouvent délayés dans les rêveries superstitieuses de nos pères, la tradition qui ne nous dit pas un mot sur l’origine de la tour, est d’une grande stérilité dans les indices ultérieurs qu’à grand-peine elle nous transmet... ».

Mais il ajoute : « Nous savons qu’il a existé une ancienne et noble famille qui portait le nom du pays et qui s’est éteinte à un certain Didier de Pariset. Nous ajouterons que, comme il n’y a eu dans cette paroisse aucune demeure seigneuriale, si ce n’est la tour dont nous nous occupons, il est naturel de penser qu’elle était la résidence de cette famille« .

La Tour-sans-Venin

La Tour-sans-Venin

La Tour-sans-Venin

 Depuis le promontoire du site, s’ouvre un vaste panorama sur les vallées du Drac et de l’Isère et sur toute l’agglomération grenobloise. Par temps clair, la vue s’étend même jusqu’au Mont-Blanc. Le lever du soleil y est un spectacle saisissant.

La Tour-sans-Venin

La Tour-sans-Venin

Au pied de l’ancienne tour, le promeneur pourra découvrir une petite chapelle romane datée du XIIIème siècle aux toitures couvertes de tuiles canal et aux charmes quasi méditerranéens.

La Tour-sans-Venin

La Tour-sans-Venin

Située au pied de la Tour-sans-Venin, la grotte des Sarrasins comporte un porche immense pouvant abriter un village entier. Des tessons de céramique, des ossements humains et de la vaisselle ont été découverts lors des fouilles et sondages réalisés en 1889, puis en 1965. Le site a révélé une occupation continue du Néolithique jusqu’à la période médiévale.

La Tour-sans-Venin

Depuis la Tour-sans-Venin, des chemins permettent de descendre vers le désert J-J. Rousseau et le désert de l’Écureuil. Un autre chemin redescend vers Sassenage ou vers Fontaine, et permet la ballade des six fermes.

 Les 7 merveilles du Dauphiné :

La Pierre Percée à Pierre Châtel 38119
La Tour-sans-Venin à Seyssinet Pariset 38170
Le Mont Aiguille dans le Trièves
Les Grottes de la Balmes d’Isle de Crémieu
Les Cuves de Sassenage à Sassenage 38360
Le Pont de Claix à Claix 38640
La Fontaine Ardente Hameau de La Pierre (Le Gua) 38450

Source :

Richard Monvoisin : La Tour-sans-Venin, Une histoire qui ne manque pas de piquant

Bibliographie :

Batfroi Séverin, (1981). Histoire secrète des Alpes, Albin Michel , pp 46-48.
Bougy Alfred in Cassien V. et Debelle A., (1837). Album du Dauphiné, Grenoble, Prudhomme.
Chorier Nicolas, (1661-1672). Histoire du Dauphiné, Valence, Chenevrier.
Champier Symphorien, (1525). La vie de Bayard, Les gestes ensemble la vie du preulx Chevalier Bayard, Lyon Réed. Préface Crouzet, coll: Acteurs de l’histoire. 1992.
De Boissieu Denis Salvaing, (1656), Septem Miracula Delphinatus.3⁄4Guy-Allard, (1684). Dictionnaire historique, chronologique, géographique du Dauphiné.
Muller Claude, (2003).Les Mystères du Dauphiné, Histoires insolites, étranges, criminelles et extraordinaires, De Borée Editions..
Pilot de Thorey Emmanuel, (1884). Les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, in Bulletin de la Société des Statistiques de l’Isère, 12.
Rivière-Sestier Madelaine, (1970). Au fil de l’Alpe, Didier et Richard. 3⁄4Vidman. L. & Turcan R. (1992), Les cultes orientaux dans le monde romain, Paris, p 100-104.

Les Vouillants

Désert de l’Écureuil

Publié le Mis à jour le

Sur le territoire de la commune de Seyssinet-Pariset (Isère), accrochée au flanc est du Vercors, dans la banlieue grenobloise, un ensemble de sillons retient l’attention.
Les plus bas d’entre eux sont bien connus, ce sont ceux de la Combe Vallier, du Désert de l’Ecureuil et du Désert de Jean-Jacques Rousseau (déjà évoqué comme promenade).

Nous vous proposons donc de partir depuis le célèbre Pré Fauré, bien connu des étudiants grenoblois qui viennent y faire des grillades et des choses  dont on ne peut parler ici…

Pré Fauré

C’est également le point de départ de plusieurs autres balades, comme le tour des six fermes, ou une étape sur le chemin qui conduit du Prisme, à Fontaine, jusqu’à la Tour sans Venin, lieu aux multiples légendes de notre région (des lieux et des balades que vous pourrez découvrir bientôt dans ce blog).

Pré Fauré

Si vous commencez la balade depuis cet endroit, vous pouvez laisser votre véhicule sur le parking.

Dans la multitude de chemins qui partent de l’endroit, vous retrouverez facilement votre route, signalée « Désert de l’Écureuil » au panneau « Attention au Feu » positionné juste au début.

Pré Fauré

La balade se fait par un bon chemin, sous les châtaigniers. A la bonne saison prévoir de la place dans le sac à dos pour faire une petite récolte.

Désert de l'Ecureuil

Il est possible d’observer de nombreuses plantes de la forêt de feuillus : géraniums, fougères, tussilages…

Désert de l'Ecureuil

Dans la châtaigneraie, les arbres poussent le plus souvent en cépée : ils ont été coupés au ras du sol et sont ensuite repartis en formant de touffes de plusieurs troncs.

Désert de l'Ecureuil

Il est possible de s’enfoncer dans le sous bois, très propre. Les arbres sont alors prétextes à des jeux pour les enfants, plus ou moins grands… certains creux entre les tronc ont été transformés en cabanes magiques propices aux plus belles aventures pour les plus petits de nos aventuriers.

Désert de l'Ecureuil

Désert de l'Ecureuil

Des panneaux racontent la faune locale sauvage…

Désert de l'Ecureuil

… dont on peut parfois rencontrer quelques exemplaires vivement colorés. Situé dans la proche banlieue juste au dessus de Grenoble, le massif est très fréquenté par les sportifs urbains qui trouvent là un bol d’air pur et un peu de tranquillité, tout près de la ville.

Désert de l'Ecureuil

On considère classiquement ces sillons comme creusés lors des phases de décrue glaciaire, car l’étagement de leurs altitudes, de 350 à 460 m, les positionne très en dessous du niveau de la surface du glacier würmien (1150 mètres sur la cuvette grenobloise).

Mais au-dessus de cet ensemble, existe un ultime sillon rocheux, celui du ruisseau du Bouteillard, particulièrement remarquable, car large par endroits de 600 mètres environ, ce qui en fait le plus important de tous les sillons rocheux que nous avons rencontrés, même si ce n’est pas le plus spectaculaire, encombré qu’il est par les dépôts glaciaires.

Désert de l'Ecureuil

Près de ce panneau, dans le virage, on peut commencer à voir le bassin grenoblois en dessous de nous : avec en face de nous le Casque de Néron, et facile à repérer le cercle blanc du synchrotron.

Désert de l'Ecureuil

Désert de l'Ecureuil

Un autre point de vue nous permet de voir, d’en haut, la faille du désert de l’écureuil.

Désert de l'Ecureuil

Par endroit, le chemin est bordé de tapis de fraises de bois… les gourmands apprécieront.

Désert de l'Ecureuil

Les panneaux de signalisation indiquent les directions pour chaque intersection. Les itinéraires sont variés dans toute cette partie du massif, gérés par l’Agglo.

Désert de l'Ecureuil

Le chemin, confortable, continue sous la forêt de feuillus (noisetiers, érables, etc.).

Désert de l'Ecureuil

Désert de l'Ecureuil

Sur votre gauche vous trouverez la trace d’un sentier qui conduit sur un replat en contrebas. Faites attention avec les enfants, car nous sommes juste en surplomb de la route qui passe dix mètres en dessous de nous. D’ici, on peu voir l’ensemble de ce que l’on appelle l’Y grenoblois (le confluent du Drac et de l’Isère), avec en face de nous les massifs de Chartreuse, de Belledonne et de l’Oisans.

Désert de l'Ecureuil

Désert de l'Ecureuil

Vous trouverez dans ce secteur beaucoup d’arbustes porteurs de jolies baies, rouges, violettes ou noires… qui donnent envie de les croquer, c’est sûr, mais, dans ce cas, nous devons vous conter la mésaventure survenue à Jean-Jacques Rousseau qui, lorsqu’il est venu se promener dans ce secteur, semblait encore bien néophyte en botanique.

Désert de l'Ecureuil

« Durant mon séjour à Grenoble je faisais souvent de petites herborisations hors de la ville avec le sieur Bovier avocat de ce pays-là, non pas qu’il aimât ni sût la botanique, mais parce que s’étant fait mon garde de la manche, il se faisait, autant que la chose étoit possible, une loi de ne pas me quitter d’un pas. Un jour nous nous promenions le long de l’Isère dans un lieu tout plein de saules épineux. Je vis sur ces arbrisseaux des fruits mûrs j’eus la curiosité d’en goûter et, leur trouvant une petite acidité très-agréable, je me mis à manger de ces grains pour me rafraîchir ; le sieur Bovier se tenoit à côté de moi sans m’imiter et sans rien dire. Un de ses amis survint, qui me voyant picorer ces grains me dit : eh ! monsieur, que faites-vous là ? Ignorez-vous que ce fruit empoisonne ? Ce fruit empoisonne, m’écriai-je tout surpris. Sans doute, reprit-il, et tout le monde fait si bien cela, que personne dans le pays ne s’avise d’en goûter. » Je regardai le sieur Bovier et je lui dis : « Pourquoi donc ne m’avertissiez-vous pas ? — Ah ! monsieur me répondit-il d’un ton respectueux, je n’osais pas prendre cette liberté. » Je me mis à rire de cette humilité dauphinoise, en discontinuant néanmoins ma petite collation. J’étois persuadé, comme je le suis encore, que toute production naturelle agréable au goût ne peut être nuisible au corps ou ne l’est du moins que par son excès. Cependant j’avoue que je m’écoutai un peu tout le reste de la journée : mais j’en fus quitte pour un peu d’inquiétude, je soupai très-bien, dormis mieux, et me levai le matin en parfaite santé, après avoir avalé la veille quinze ou vingt grains de ce terrible Hippophage, qui empoisonne à très-petite dose, à ce que tout le monde me dit à Grenoble le lendemain. Cette aventure me parut si plaisante que je ne me la rappelle jamais sans rire de la singulière discrétion de M. l’avocat Bovier.« 

Les Rêveries du Promeneur solitaire (Septième promenade)

Le chemin continue à présent juste au dessus de la route qu’il longe quelques centaines de mètres.

Désert de l'Ecureuil

Puis il redescend vers le site aménagé des Vouillants

Désert de l'Ecureuil

… où vous pourrez vous restaurer sur les tables de pique-nique (dans cet espace les feux sont tolérés), ou repartir à votre point de départ par le désert J-J Rousseau que nous avons déjà décrit.

Désert de l'Ecureuil

Les Vouillants