Chartreuse

L’Eglise de Saint-Hugues-de-Chartreuse

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Saint-Hugues-de-Chartreuse est un petit hameau situé au cœur du massif de Chartreuse, à vingt-cinq kilomètres de Grenoble. Unique en son genre, son église est une attraction singulière pour les amateurs d’art et de théologie.

Commencée en 1952, en marge du renouveau de l’art sacré par un jeune artiste inconnu de 25 ans, Jean-Marie Pirot, plus connu sous le nom d’Arcabas.

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L’église, de style néo-roman, est construite par les Chartreux en 1860. En 1952, quand Arcabas arrive à Saint-Hugues, le bâtiment subit les dommages de l’humidité : charpente et toiture sont en réfection.

L’artiste propose de décorer gratuitement l’intérieur de l’église. Une aventure artistique de trente-huit ans va ainsi démarrer.

Cette l’église est entièrement ceinturée de peintures monumentales se développant sur trois registres superposés de dominante rouge et or, où sont représentés entre autres sujets, la Cène, la Résurrection, Adam et Eve, Saint Bruno, la loi de Moïse, le Psaume 150.

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Le petit registre inférieur (Prédelle) exprime avec plus de cinquante œuvres, la vision du monde de l’artiste à travers les textes sacrés en une pédagogie biblique spontanée, poétique plutôt qu’exhaustive.

Vitraux, tabernacle et autel sculptés, incrustations dans le sol, portes cloutées parachèvent cet ouvrage réalisé en trente trois années d’enthousiasme créateur dans l’art et la foi révélant un lieu pastoral inspiré, à l’usage des croyants autant que des laïcs.

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C’est ce que font ressortir avec force la composition architectonique de caractère majestueux et unitaire, le rythme et la symétrie, le chromatisme jubilatoire, plaçant ainsi l’église de Saint-Hugues-de-Chartreuse parmi les réalisations les plus ardentes mais aussi les plus abouties de l’art sacré contemporain.

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C’est la plus importante œuvre monumentale du peintre. Elle a fait l’objet d’une donation au Département de l’Isère en 1984. Église et musée, Saint-Hugues-de-Chartreuse constitue une réalité multiple : église paroissiale et résidence d’une centaine d’œuvres. La cohabitation est naturelle.

Le lieu, une œuvre d’orfèvrerie, étrange et rare, accueille chaque année des milliers de visiteurs (entrée libre sauf pendant les offices religieux).

Visiter le site Internet.

Pour aller plus loin :

Arcabas : Saint-Hugues-de-Chartreuse et autres œuvres de François Boespflug

Arcabas

Relié: 207 pages
Editeur : Conservation du Patrimoine en Isère Musée Dauphinois (1 septembre 2008)
Langue : Français
ISBN-10: 2355670110
ISBN-13: 978-2355670114

Le marais des Sagnes

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C’est le plus grand marais d’altitude du Parc de Chartreuse. Il est compose de trois milieux naturels : prairies humides à orchidées, hautes herbes refuges roselières et boisements éparses de saules cendrés.

Marais des Sagnes

Situé à une quinzaine de kilomètres au nord de l’agglomération grenobloise, dans le massif de la Chartreuse, le marais des Sagnes se situe sur la commune du Sappey-en-Chartreuse, à l’ouest du bourg.

Marais des Sagnes

A une altitude de 1000 mètres, le marais est enchâssé entre les hameaux des Sagnes au nord et des Beauches au sud. Le marais des Sagnes est traversé par le ruisseau de l’Achard (également nommé ruisseau des Sagnes), lui-même affluent du ruisseau de la Vence.

Marais des Sagnes

La commune du Sappey-en-Chartreuse occupe un val peu allongé évidé dans des marnes de Narbonne, au cœur du synclinal du Sappey (Réf. cit. http://www.geol-alpes.com, Maurice Gidon, 1998-2006).
Le cœur de cette dépression est ainsi formé, d’une part de marnes de Narbonne et, d’autre part, d’alluvions fluvio-glaciaires d’obturation (formées, en grande partie, des produits de l’érosion des marnes).
Ceux-ci ont rempli la dépression au Würmien. La présence du marais des Sagnes résulte de l’accumulation de matériaux sédimentaires fins.
Ceux-ci ont en quelque sorte étanchéifié le sol, ce qui a permis à la zone humide de s’installer.

Marais des Sagnes

Deux thèses s’affrontent pour expliquer la formation du marais. Toutefois, l’une d’elles, celle d’une coulée de boue issue des pentes de Chamechaude, reste le plus probable et est actuellement acceptée :
– Le premier scénario met en cause une coulée boueuse issue des marnes du versant sud de Chamechaude. Celle-là se serait écoulée en direction du Sud-Ouest, pour venir s’appuyer sur le versant est de l’Ecoutoux. Le ruisseau des Sagnes, ainsi barré, aurait permis la naissance d’un plan d’eau dans le val du Sappey, en amont du barrage. Il se serait ensuite comblé de matériaux argileux, issus de l’érosion du bassin versant. Ce scénario, à l’heure actuelle, reste le plus plausible.
– La deuxième hypothèse, qui met également en scène un lac comblé par des éléments issus de l’érosion, s’attache à décrire l’origine différente de celui-ci. Ce lac se serait également formé en amont d’un barrage, mais celui-ci serait issu d’une formation morainique apportée par une langue glaciaire du glacier de l’Isère, remontant jusque là à l’époque Würmienne.

Marais des Sagnes

Le marais des Sagnes est situé un peu à l’écart du bourg dans un vallon sous le hameau des Sagnes.
Le site occupe une superficie de 25 ha 05 a 93 ca 250.593 mètres carrés).

Marais des Sagnes

Autrefois, le marais était entretenu par la fauche destinée à la litière des bêtes.
Ce bas marais alcalin reste exploité par des agriculteurs locaux, pour la fauche et le pâturage de bovins. En hiver, dès que l’enneigement est suffisant, une piste de ski de fond traverse le site. Au Nord du marais, un sentier traverse une partie de la roselière et longe une haie pour rejoindre un affût de bois, construit là en 2003 pour faciliter l’observation de la faune et plus particulièrement des chevreuils du coteau voisin.

Marais des Sagnes

En hiver, lorsque le niveau d’enneigement est suffisant, une piste de ski nordique traverse la marais de part en part.

Marais des Sagnes

Le marais offre une mosaïque de milieux humides : roselières, prairies à orchidées et saulaies à forte valeur biologique. Le site s’insère à la lisière des versants forestiers de l’Ecoutoux dans un paysage agricole traditionnel de moyenne montagne. Le marais est le refuge de nombreux espèces de mammifères, d’amphibiens et d’oiseaux, comme le Chevreuil ou la Bécassine des marais. Il abrite aussi des plantes protégées comme par exemple le Séneçon des marais ou la très belle orchidée, l’Orchis de traunsteiner.

Marais des Sagnes

Sortir de Grenoble direction La Tronche. A La Tronche prendre la D512 via Corenc direction le Sappey en Chartreuse. Entrer dans Le Sappey en Chartreuse. Stationner votre véhicule sur la place du village, puis prendre la route suivante sur la gauche indiquant « Les Sagnes ».

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Suivre cette indication jusqu’au panneau qui indique le début du sentier de découverte.

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Jusqu’à la cabane en bois du poste d’observation, le bon chemin est accessible à tous.

Marais des Sagnes

On peut poursuivre la balade par un sentier moins bien marqué, qui vous mènera au cœur du marais et observer, avec discrétion la faune et la flore spécifique de ce lieu.

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Vers la lisière des arbres, une trace moins nette permet d’accéder au point le bas des prairies humides.
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On peut continuer le chemin sous les bois, derrière les habitations, et déboucher en face de l’aire de pique-nique pour le retour sur la place du village.

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Cascade de la Gorge

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Dans son écrin de pins noirs d’Autriche, plantés pour lutter contre l’érosion, la gorge demeure toujours verte. C’est une chute de plusieurs dizaines de mètres qui affiche un débit impressionnant lors de la fonte des neiges.

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On peut se garer devant la mairie de La Terrasse, et de là, rejoindre le ruisseau de La Terrasse 200 mètres à droite en passant derrière la maison de retraite. Le chemin de la Gorge démarre de l’autre côté de la route devant un groupe d’immeubles puis franchit un petit pont.

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Le chemin ensuite monte paisiblement au bord du ruisseau de La Terrasse et atteint le pont de la Gorge à 360 mètres d’altitude en une grosse demi-heure environs. Quelques maisons abandonnées il y a quelque années ont retrouvé un propriétaire. L’entretien de ces lieux embellit encore le site, sur le parcours la cascade de la Terrasse est visible sous différents aspects et, suivant le débit des eaux donne un spectacle grandiose, un sentier part à votre droite et plonge vers le lit du ruisseau pour le longer jusqu’au village en passant par les anciens moulins dont les ruines sous les feuilles et la végétation, cachent les anciennes chambres à eau, on aperçoit encore le canal qui amenait l’eau aux différents moulins qui se suivaient, un seul bâtiment reste visible et sert d’habitation, dans la cour les meules de pierres énormes, servent de décoration et restent les témoins d’un passé pas très lointain.

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Posez-vous quelques temps sur un banc en bord de ruisseau et cherchez les traces d’un passé révolu…

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Au pied de la cascade, un petit pont enjambe le torrent, au-dessus, on peut gravir quelques rochers et monter dans le dédale de pierres que l’eau s’amuse à contourner, à sauter, à caresser accompagnée d’une symphonie de murmures légers, parfois féeriques ou assourdissants, prudence quand même car les plus beaux sites sont parfois dangereux à approcher.

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En hiver ou au printemps, après les pluies, le chemin est glissant.

Pour les enfants, la présence de nombreuses salamandres dans ce milieu très humide, sera une découverte supplémentaire, surtout avant l’été.

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En remontant le torrent en rive droite, après avoir franchi le pont de la Gorge, on atteint en 15 min la deuxième chute après avoir franchi une passerelle constituée de trois troncs. En traversant devant la chute, on trouve un sentier rive gauche qui monte en lacets et rejoint un autre sentier balisé en jaune. Le suivre à gauche jusqu’aux Ebavous – 570 m juste en dessous la D29 (route de Le Touvet à St Hilaire) pour rejoindre la rue de l’Orme. Un des plus jolis chemin de la commune, la source thermale dont les vertus étaient reconnues, était située dans le ravin des Combettes dans lequel coule le ruisseau du Glésy, qui descend en cascade alimenté par les eaux de la montagne de l’Aulp du seuil et de saint Michel, il rejoint l’Isère en traversant le village, bordé au sud et au nord par des éboulis, des forêts de sapins et d’autres broussailles agréable à regarder lors de promenades sur les sentiers qui le serpentent.

Plus facile : A l’entrée dans La Terrasse, avant le centre, au niveau d’une fontaine, s’engager dans la route du hameau de Montabon. Le chemin se trouve 1 km plus haut dans une épingle près d’un poteau portant un balisage bleu et orange, juste avant les ruines du château de Montabon. Un large chemin part sur la gauche au fond du vallon. On accède au ruisseau en 10 min. La première chute est alors juste au-dessus du petit pont (la Gorge – 360 m).

Atelier des Dauphins - Maquette du château de La Terrasse en 1339
Atelier des Dauphins – Maquette du château de La Terrasse en 1339

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En s’élevant à gauche du pont la Gorge, en direction de La Côte, par le sentier étroit qui grimpe en lacets serrés et qui mène à St Hilaire du Touvet et au Château du Carré, ainsi qu’à la cascade du Glésy, on aura de jolis points de vue sur la cascade et sur la vallée en dessous de nous.

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Mais cette partie ne peut se faire avec des enfants car le sentier est étroit et la pente au dessus du ravin abrupte. On atteint la D29 après être passé au dessus de la combe Barbouse. Après avoir emprunté la route en descendant, sur une centaine de mètres, on trouve sur la gauche un chemin agricole qui descends a travers bois et prairies. Le chemin, bien tracé passe parfois entre des anciennes métairies transformées en résidences secondaires.

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Cette descente offre de superbes points de vues sur la vallée du Grésivaudan.

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De nombreuses balades, avec toutes les variantes possibles, sont possibles dans ce secteur qui compte de nombreuses cascades, hélas, les chemin ne sont pas bien indiqués sur les cartes IGN ce qui rends ces randonnées accessibles uniquement à des personnes équipées et averties.

Boucle de la cascade de la Terrasse

Localisation :
Entre le Touvet et Crolles, le village de La Terrasse se trouve un peu au-dessus de la Route Nationale 90.
Altitude départ : 250 m (ou 360 m depuis Montabon).
Altitude arrivée : 400 m environ à la deuxième chute.
Durée : 30 min depuis le village de La Terrasse sinon à peine 15 min par la route.
Dénivelée : 150 m depuis La Terrasse au 50 m depuis la route.
Difficulté : Très facile et familiale jusqu’au pont de la Gorge.
La promenade, dite des deux cascades, la Gorge + Glésy par Montabon, est un peu longue mais ne présente pas de difficulté particulière.
La randonnée par la combe Barbouse est plus technique.
Balisage : Rencontre jaune du PNR Chartreuse.

Légende de la montagne Saint-​Eynard

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Cette légende est tirée de Sous le signe des Dau­phins livre écrit par Paul Ber­ret, éditions Didier et Richard, à Gre­noble.

Sous le signe des Dauphins

Selon la légende, St Eynard, compagnon de St Bruno, fut le co-fondateur des Chartreuses par le monde. Il mourut à 126 ans.

Montagne Saint-Ainard

Sachez d’abord que jadis, Dieu, la Vierge et les saints fai­saient sur la voûte céleste de longues pro­me­nades. Quand ils arri­vaient au-​dessus de cette val­lée, c’était pour leurs yeux un émerveillement.
Ils aper­ce­vaient les Sept-​Laux, les crêtes du Bel­le­donne toutes blanches de neige… Au soleil levant, le mas­sif de la Char­treuse et le gla­cier lilial du Mont-​Blanc.
À leurs pieds, l’Isère cou­lait avec ses flots argen­tés à tra­vers des clai­rières bor­dées de chênes, de châ­tai­gniers et de peu­pliers… Saint Pierre s’asseyait pour mieux voir ; la Vierge Marie joi­gnait les mains d’admiration… Dieu souriait…
Mon Dieu ! dit un jour la Vierge Marie, pour­quoi les bords de cette rivière, ces forêts et ces pâtu­rages sont-​ils inha­bi­tés ! Les hommes y seraient si heureux !
— Il n’y a pas de mai­sons, dit saint Pierre, un peu bourru. Et com­ment diable ! voulez-​vous que les pauvres humains trans­portent des maté­riaux dans ces montagnes ?…
— Eh bien ! saint Pierre, dit le Père Éter­nel, tu vas tout de suite en apporter.
— Oh ! dit saint Pierre, des chan­tiers du Para­dis à cette val­lée, le tra­jet est long. Des mai­sons, c’est lourd. Je ne suis plus jeune… Que saint Eynard s’en charge !…

Montagne Saint-Ainard 1

Voilà donc saint Eynard, muni d’un grand sac et qui puise inlas­sa­ble­ment dans les docks du ciel ; châteaux-​forts à tou­relles, don­jons cré­ne­lés, manoirs, chau­mières au toit de paille, clo­chers aux cam­pa­niles aigus s’entassent… Saint Eynard… charge le sac sur ses épaules ; il part.
Mais la route est longue, la charge lourde, la cha­leur accablante.
Il arrive, fourbu et assoiffé, à la crête de la mon­tagne qui porte son nom. Il avise un ruis­seau qui bruit entre les sapins ; il boit, se repose, contemple la val­lée et, rafraî­chi, dou­ce­ment las, les membres éten­dus, saint Eynard s’endort, avec le grand sac à son côté…
Alors, le diable, suivi d’une légion de dia­blo­tins… s’approche à pas de loup et, sournoisement :
Fils de Samaël, dit Luci­fer, découds-​moi sans bruit le des­sous de ce sac.
Le dia­blo­tin ne se fit pas prier.
Alors, ce fut un écrou­le­ment for­mi­dable. Tous les édifices du sac glis­sèrent les uns sur les autres, rou­lèrent en bas pêle-​mêle, bon­dis­sant çà et là, écar­tés par les rocs qu’ils ren­con­traient et allèrent se poser sur les pentes, au hasard de leur chute. Un cas­tel s’accrocha le pre­mier sur l’escarpement des Cor­beaux ; un don­jon s’implanta plus bas, pour deve­nir la Tour des Chiens ; l’église de Corenc dégrin­gola plus loin avec une dizaine de chau­mières ; un château-​fort se fixa sur la ter­rasse de Bouquéron.
… La Tronche se peu­pla de quelques maçon­ne­ries qui déva­lèrent en s’ébréchant…

Les dia­blo­tins se tor­daient les côtes et saint Eynard dor­mait tou­jours. Pour l’éveiller et jouir de son mécompte, Satan dut l’égratigner du bout de la griffe de son aile de chauve-​souris.
Saint Eynard se frotta les yeux… Tout effaré, il contem­plait son sac éven­tré et le désastre de la vallée.
Il n’osa pas ren­trer au Paradis…
Il est arrivé sûre­ment quelque mal­heur, dit la Vierge Marie, il est trois heures du matin et saint Eynard n’est pas rentré.
Alors, com­pa­tis­sante, par la nuit bleue constel­lée d’étoiles, elle par­tit avec un cor­tège d’anges pour l’aller chercher.
Quand elle arriva, le soleil se levait et tein­tait de rose les mai­sons éparses. Saint Eynard raconta son aven­ture en pleurant.
Mais la Vierge Marie regarda et dit :
Comme c’est plus joli ainsi !

Et, pour que ce fût encore plus beau, de sa main, elle fit éclore dans les prai­ries, autour des mai­sons, des anco­lies, des nar­cisses, des ané­mones et des sabots de la Vierge.

***

S’il fut un spécialiste de l’œuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861-1943) n’en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois. Il publia, en 1937, cette suite de « Au pays des brûleurs de loups« , recueil qui connut, tout au long de la première moitié du XXème siècle, un succès constant. Alors n’hésitez pas à vous laisser entraîner dans ces légendes et récits historiques qui, dune façon ou d’une autre, vous amènerons dans une meilleure connaissance du passé du Dauphiné, proche ou lointain.
Du clin d’œil à Victor Hugo avec le manuscrit « perdu » du mariage de Mandrin, en passant par la légende des trois pucelles, la mystérieuse et horrible disparition de Lucie de Précomtal, l’idylle avortée d’un certain sous-lieutenant Bonaparte avec Mlle du Colombier ou encore l’histoire de l’ensevelie de la Tour de Brandes… Une galerie de portraits et d’évènements qui vous laisseront tour à tour songeur, étonné, compatissant, triste ou joyeux !

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Le Funiculaire de Saint-Hilaire du Touvet

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Le Funiculaire de Saint-Hilaire du Touvet est aujourd’hui l’un des plus anciens chemins de fer touristiques des Alpes Françaises.

Le Funiculaire de St. Hilaire du Touvet 000

Au début des années 1920, le funiculaire est construit par la Caisse Syndicale d’Assurance Mutuelles des Forges de France, pour acheminer le matériel nécessaire à la construction des Établissements de Cure du Plateau des Petites Roches, puis desservir le sanatorium. Il est mis en service le 19 juillet 1924. Le funiculaire assure un trafic touristique permettant la visite du plateau, le transport des marchandises sur le plateau, notamment les matériaux de constructions des bâtiments des sanatoriums, et également une desserte quotidienne de ces établissements et du plateau.

Le développement de l’automobile a fortement concurrencé le funiculaire à partir des années 1930. Le trafic diminue et l’exploitation est abandonnée en 1972.

En 1973, la société des Chemins de Fer Touristiques et de Montagne (CFTM) reprend l’exploitation jusqu’en 1977.

Depuis une régie municipale assure le service. Le trafic touristique a été développé grâce à une bonne publicité et l’essor des parapentes qui utilisent le funiculaire pour remonter, notamment durant la Coupe Icare au mois de septembre.

Aujourd’hui, il vous propose une promenade pittoresque et originale le long des abruptes de Chartreuse… Une promenade aux charmes rétro qui vous conduit, en 20 minutes, de la gare inférieure de Montfort (dans la vallée du Grésivaudan) à la gare supérieure, située sur le plateau des Petites Roches.

Le Funiculaire de Saint-Hilaire du Touvet 012

Saint-Hilaire…
c’est d’abord un panorama exceptionnel sur tout un horizon de sommets : Vercors, Belledonne, Mont-Blanc
Mais c’est aussi une escale privilégiée, au sein du Parc Naturel Régional de Chartreuse

Gare du Funiculaire du Touvet

La ligne à voie métrique a une longueur de 1,4 km. Elle a son origine dans la vallée du Grésivaudan, à Montfort, a une altitude de 251 m sur la commune de Lumbin, puis s’élève rapidement sous le tunnel, jusqu’au plateau des Petites Roches, après avoir traversé un tunnel de 130 m de long.

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La gare supérieure est située à l’altitude de 967 mètres.

Le funiculaire, en s’élevant, passe à proximité de la cascade de l’Oule que l’on peut aller admirer à pieds, depuis le bas de la falaise, ou depuis le haut, ou par une via ferrata.

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Les deux voitures sont tractées par un unique câble. La machinerie actionnant ce câble se trouve à la station supérieure. Elle a été livrée par la firme suisse Von Roll. La voie étant unique, les voitures se croisent sur un évitement Abt situé au milieu de la ligne qui sert aussi de station facultative.

Le Funiculaire de Saint-Hilaire du Touvet 011

Le funiculaire c’est aussi :
– 700 mètre de dénivelée,
– la pente la plus forte d’Europe (83% maxi.),
– le tunnel le plus incliné du monde en transport de passagers.

Plus d’infos :
Si vous désirez plus d’informations concernant notamment les tarifs, les jours et horaires d’ouverture, vous pouvez consulter le site du funiculaire.
Jérôme Camand, Le funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet, dans Petits trains de France, Sélection du Reader’s Digest, 2002 (ISBN 2-7098-1324-6), pp. 144-145
Patrick Bouillin, Dominique Allemand, Le tramway Grenoble-Chapareillan et le funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet

P Boulin & D Allemand

Funiculaire : Tél. 04 76 08 00 02
Office du Tourisme : Tél. 04 76 08 33 99 – Fax 04 76 97 20 56

Le Funiculaire de Saint-Hilaire du Touvet

Musée de la Grande Chartreuse

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Discours de Dom Marcellin lors de l’inauguration du Musée de la Grande Chartreuse

Monastère de la Grande Chartreuse, mai 2010. Le père supérieur, appelé Prieur, Dom Marcellin s’exprime lors de l’inauguration du musée de la Correrie rénovée et comprenant les anciennes cartes restaurées, datées du XVIIème, des monastères cartusiens.

La visite de la Correrie, ancienne dépendance des moines Chartreux, vous permettra de mieux comprendre le mystère de l’Ordre des Chartreux, leur 900 ans d’Histoire, leur mode de vie.

Au cœur du massif de la Chartreuse, à seulement 2 km du célèbre monastère fondé par Saint Bruno en 1084, le musée vous ouvre les portes vers l’aventure intérieure et spirituelle des moines chartreux, leur vocation à la solitude et leur mode de vie. Le réaménagement complet du musée, achevé en mars 2012, permet de découvrir le mystère de l’Ordre des Chartreux. Grâce aux nombreux documents, objets de la vie courante, gravures mais aussi aux films et aux témoignages inédits vous pourrez découvrir le monastère comme si vous y étiez.
Langues parlées : Anglais, Allemand, Italien Polonais…

Correrie 001

Tarifs:

Du 01/03 au 16/03/14
Adulte : 8,50 € (Plein tarif audio-guide inclus)
Enfant : 3,90 € (Plein tarif de 7 à 18 ans)

Du 05/04 au 02/11/14
Groupe adulte : 6,50 € (audio guide inclus à partir de 20 personnes)
Groupe enfant : 3,50 € (De 7 à 18 ans)
Adulte : 8,50 € (Plein tarif audio-guide inclus)
Enfant : 3,90 € (Plein tarif de 7 à 18 ans)

Dates d’ouverture :

Du 1er au 16 mars de 13h30 à 18h00

Du 05/04 au 02/11/14 : ouvert tous les jours (ouvert de Pâques à la Toussaint pour les individuels
Avril-octobre-novembre du lundi au vendredi de13h30 à 18h et les week-end de 10h à 18h
De mai à Septembre
Tous les jours de 10h à 18h30
et toute l’année pour les groupes sur réservation).

Accès :

Attention ! Itinéraire par St Laurent du Pont, via la D520B, impraticable pour les autocars à deux étages en raison des tunnels. Depuis Grenoble, passer par le Col de Porte D512.

 

Musée de la Grande Chartreuse
La Correrie
SAINT-PIERRE-DE-CHARTREUSE

Tél : +33476886045

Site web : http://www.musee-grande-chartreuse.fr

Cascade de l’Oule

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La cascade de l’Oule doit son nom à l’ancien français ole qui signifiait marmite. En effet, les ménagères venaient autrefois laver leur linge « à l’Oule », au pied des cascades. Quant à la cascade supérieure, elle se nomme cascade des Gandins, du nom du ruisseau et du hameau du Plateau.

La cascade de l’Oule 003

La randonnée démarre au niveau de la gare du funiculaire, près du ruisseau de Montfort.

Gare du Funiculaire du Touvet

Nommé chemin du Pal de fer, le sentier passe près des réservoirs d’eau avant de monter aux ruines de Château Robert du XIIIème siècle où vécut la Dauphine Béatrix de Faucigny en des temps de lutte entre Maison de Savoie et Dauphinois.

Le sentier continue au-dessus en s’élevant dans la forêt avant de franchir le ruisseau sous les cascades. Il traverse les rails du funiculaire  avant de gagner le Plateau des Petites Roches, la gare d’arrivée et le hameau de Les Gaudes, qui dépends de Saint-Hilaire-du-Touvet, à 950 m.

La cascade de l’Oule 002

Si vous êtes fâché avec la marche, n’hésitez pas, empruntez le funiculaire, c’est le plus pentu d’Europe !

Si vous avez envie de plus d’émotion, empruntez la via ferrata :

Partageant une des plus belle vue des Alpes, faisant face à chaine de Belledonne, comme un trait entre le Mont Blanc et le Vercors, ce parcours en bordure du plateau des petites roches de Chartreuse et de la vallée du Grésivaudan, vous permettra d’évaluer l’ambiance régnant dans les temps reculées où des femmes venais au pied de la grande cascade pour laver leur linge en parcourant la vire suivie maintenant par la via ferrata, mais aussi, les barreaux permettant aux maquisards de rejoindre leur cache d’arme… Des verticales aux vires horizontales, tous les ingrédients d’une belle via ferrata sont réunit.

La cascade de l’Oule 005

Cette Via ferrata peut se gravir selon 3 itinéraires.
Le parcours des lavandières intégral : De difficulté moyenne c’est un itinéraire qui comporte des passages vertigineux mais sans difficultés majeures. Durée de 3h à 4h.

Parcours des Lavandières intermédiaire : Cet itinéraire est de difficulté moyenne. Il permet une découverte de l’activité en douceur tout en profitant de points de vue magnifiques. Durée : 2h30 à 3h.

Parcours du Grand dièdre : Ce parcours, réservé aux sportifs aguerris possédants quelques notions d’escalade, permet, tout en restant dans un cadre grandiose, d’évoluer dans un falaise très raide en passant des surplomb qui risque de vous laisser des souvenirs impérissables … pour vos bras ! C’est la via ferrata la plus difficile de la région. Durée 4h.

Sinon, le dernier loup du plateau fut tué sur le chemin du Pal du Fer le 30 janvier 1840. Cependant, il se peut qu’ils soient déjà revenu !

Quand vous serez au pied de la falaise et que vous comprendrez ce qui vous attends, vous vous souviendrez que nous vous avons prévenu : c’est une randonnée longue et physique, qui exige que vous soyez bien équipé.

– Départ : Parking du funiculaire – Montfort
– Lieu arrivée : Pal de Fer – hameau des Gaudes
– Altitude départ : 250 m
– Altitude arrivée : 950 m
– Dénivelée : 700 m
– Durée montée : 2 heures
– Durée totale : 3 h 30 minimum
– Balisage : rectangle jaune du PNR Chartreuse
– Difficulté : caractère montagnard et dénivelé important.

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