Belledonne

Vallée de l’Eau d’Olle et Lac du Verney en automne

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Lac du Verney 005

Cette vallée, qui porte le nom du torrent qui la creuse, est encaissée entre ses flancs montagneux. La vallée de l’Eau d’Olle appartient à une longue succession des vallées qui marquent les flancs est des chaînes de la Lauzière (Savoie) et de Belledonne jusqu’au Taillefer.

Oz 001

La vallée de l’Eau Dolle, l’une des plus boisées de l’Oisans, a été profondément modifiée par la construction des deux retenues hydroélectriques du Verney et de Grand’Maison, cette dernière étant la plus grande d’Europe.

Allemond 001

Ils représentent des marqueurs paysagers forts et des ouvrages d’arts plutôt réussis sur le plan architectural.

Allemond - L'église 001

Mais ils ont aussi engendré des équipements moins esthétiques, dizaines de pylônes électriques qui hérissent toutes les pentes de leurs pics élancés. Pas une image sans pylône. La vallée de l’Eau Dolle, bascule entre paysages naturels et paysage de grands aménagements. Des efforts ont toutefois été faits pour intégrer les barrages dans le paysage et valoriser ce patrimoine industriel par la création d’un musée.

Allemond - La fonderie

Ce territoire a finalement trouvé un certain équilibre, entre fonds de vallée aménagés et hauteurs naturelles. Mais celui-ci est menacé par l’installation de récents équipements au col du Glandon, 2 téléskis viennent encore casser l’image de l’alpage. Destinés à relier les stations savoyardes entre elle, leur utilité à moyen terme est discutable : l’enneigement à 2000 mètres n’est pas assuré, leur fréquentation non plus. Ces transformations pourraient faire basculer cette unité paysagère.

Lac du Verney 001

Le Lac du Verney entre Belledonne et Grande rousses propose de nombreuses activités nautiques l’été et est le départ de jolies randonnées familiales ou plus sportives.

Lac du Verney 007

Lac du Verney 003

Lac du Verney 002

Le lac du Verney s’étend sur une superficie de 75 ha à 725 mètres d’altitude et a une profondeur variable.

Barrage du Verney 001

Le barrage du Verney a été construit et exploité à ses débuts par la Société hydroélectrique de l’Eau d’Olle, fondée à Lancey en 1907 par Maurice Bergès, fils d’Aristide Bergès, maire de Villard-Bonnot, conseiller général, industriel et actif dans l’éclairage de la vallée du Grésivaudan. Le barrage, d’une puissance de plus de 16 000 CV, sera à l’origine de la construction dès 1909 de la première ligne à haute tension de 60 000 volts entre Grenoble et Saint-Chamond, l’un des premiers grands équipements électriques du pays.
Le barrage que l’on peut voir de nos jours à été construit par EDF entre 1979 et 1984.
Ce barrage forme avec la centrale hydro-électrique de l’Eau d’Olles et le barrage de Grand’Maison l’ensemble hydro-électrique du vallon de l’Eau d’Olle.
Puissance : 1800 MW

Barage du Verney 002

Le jour : l’eau descend
L’eau issue de la retenue supérieure (1698m) transite par une conduite forcée vers la centrale 930 mètres en aval où se trouvent des Turbines Francis puis se déverse dans a retenue inférieure (cote 769m).
Les Turbines Pelton sont utilisées en appoint pour le démarrage matinal ou les pics de consommation (plus rapides à lancer).
Ainsi, lorsque la demande est forte, le barrage vient en complément des centrales nucléaires françaises.

La nuit : l’eau remonte
L’eau est pompée de la retenue inférieure vers la retenue supérieure, par les mêmes turbines Francis (réversibles) et via la conduite forcée.
Les Turbines Pelton sont utilisées pour aider au démarrage des turbines Francis en mode pompe le soir venu.
Ainsi, lorsque la demande est faible le fait de pomper l’eau vers la retenue supérieure permet de stocker l’énergie surproduite par les centrales nucléaires.

Barrage de Grand'Maison - Document ERDF 001

Le Musée EDF Hydrélec ; depuis fin 2011 le musée vivait une situation de fermeture exceptionnelle. Tout fut mis en oeuvre pour rouvrir sur un musée finement rénové, doté d’un parcours sur l’hydroélectricité à forte valeur scientifique. La fermeture est un temps fort de réflexion sur le sens même du musée, sa fonction, sa place en Oisans et en France..
Le parcours de visite de l’exposition permanente permettait d’aborder les différents angles du sujet de l’hydroélectricité : patrimoine, sciences physiques, technologie, sciences de la vie et de la Terre. Tout au long de l’année, des expositions temporaires complémentaient ce circuit. De nombreux thèmes étaient abordés :
L’histoire de l’usage de l’eau en tant que force motrice
Les inventions majeures en électricité et hydroélectricité
Le développement industriel autour de l’hydroélectricité
Les premières centrales hydroélectriques
L’évolution des modes de production en France
Le rôle des lacs et des barrages dans la vie économique et quotidienne
L’hydroélectricité, une énergie renouvelable
Le fonctionnement d’une centrale
La station de pompage de Grand’Maison, l’aménagement hydroélectrique le plus puissant de France
Les différents types de barrages et de turbines
La transformation d’énergie
Le cycle de l’eau
La production d’électricité.

Sa réouverture est donc la possibilité d’un plaisir renouvelé pour découvrir l’histoire de la houille blanche, chère au patrimoine industriel de la région, et l’occasion de venir retrouver cette vallée sculptée par la nature et apprivoisée par l’homme.

Lac du Verney 002

Il est possible de se balader à pieds ou en VTT sur les bords du lac.

Lac du Verney 003

Préférez la rive gauche…

Au départ d’Allemont,  une boucle autour du lac du Verney ne nécessite pas de gros efforts et permet de pédaler dans le cadre enchanteur de la vallée de l’Eau d’Olle. Blottie entre le massif de Belledonne et  celui des Grandes Rousses cette vallée s’élève  vers les cols du Glandon et de la Croix de Fer. La petite route adossée à Belledonne (D43) en direction d’Allemont est un magnifique belvédère tourné vers les Grandes Rousses.

 Lac du Verney 006

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Vallée de l’Eau d’Olle et Lac de Grand’Maison

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Lac de Grand'Maison 009

Cette vallée, qui porte le nom du torrent qui la creuse, est encaissée entre ses flancs montagneux. La vallée de l’Eau d’Olle appartient à une longue succession des vallées qui marquent les flancs est des chaînes de la Lauzière (Savoie) et de Belledonne jusqu’au Taillefer.

Lac de Grand'Maison 001

La départementale 526 traverse cette longue vallée depuis le col du Glandon jusqu’à Allemond et son barrage, et passe le barrage du lac de Grand’ Maison. La route s’élève ensuite pour gagner le col du Glandon, jolie récompense à un peu plus de 1900 mètres. La vue sur les massifs de Belledonne et des Arves et la vision du Mont Blanc nous rappelle que les grands sommets alpins sont touts proches.

Après les pentes boisées, pénètre dans un royaume de rocaille où les moutons paissent. Après l’alternance d’ombre et de lumière qui avait rythmé le parcours, après la vallée enserrée et de ses flancs boisés, la respiration est salutaire, dans un paysage naturel grand ouvert.

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Le plus grand des barrages de cette vallée est celui du lac de Grand’ Maison, situé entre les massifs de Belledonne et des Grandes Rousses, sous le col du Glandon. Il s’étend sur les communes de Vaujany dans le département de l’Isère (pour la majeure partie du lac) et de Saint-Colomban-des-Villards dans le département de la Savoie. Le lac est donc à la frontière du département, en amont de la vallée de la Romanche.

les Grandes Rousses vues depuis le barrage de Grand'Maison
les Grandes Rousses vues depuis le barrage de Grand’Maison

Grand’Maison est l’un des derniers nés des grands barrages en Europe.

Barrage de Grand'Maison - Document ERDF 001

Débutée en 1978, la construction a été achevée en 1985 et la mise en service a eu lieu fin 1987. Barrage de type poids, en terre et enrochements, construit selon la même conception que les barrages du Mont Cenis et de Serre-Ponçon, avec un noyau vertical étanche large de plus de 100 m à sa base, il est implanté à 1695 m d’altitude. Il mesure 550 m de long et 140 m de haut (160 m sur fondation), et peut stocker jusqu’à 140 millions de m³ d’eau, dont une centaine résulte de la fonte annuelle des neiges.

Lac de Grand'Maison 002

D’abord barrière visuelle imposante, il se laisse découvrir à la faveur d’une montée en lacets. L’artificialité de la retenue d’eau est alors évidente, puis se fait oublier lorsque la vision depuis un balcon plonge dans les eaux pures du lac.

La retenue formée en altitude par le barrage de Grand’Maison constitue le réservoir supérieur, relié par des conduites à la retenue du Verney, 900 m plus bas, qui représente le réservoir inférieur avec une retenue de 15 millions de m³ d’eau. La centrale de Grand’Maison est composée de 2 usines qui totalisent 12 groupes, soit 1800 MW disponibles en 3 minutes seulement. La première usine, extérieure, est dotée de 4 groupes turbines et l’autre, souterraine, est implantée 70 m plus bas, avec 8 groupes dits « réversibles », qui fonctionnent à la fois comme turbines et comme pompes.

Barrage de Grand'Maison - Document ERDF 002

Selon ERDF : « Les carrières exploitées durant la construction ont été réhabilitées et sont aujourd’hui complètement intégrées dans la végétation locale. L‘ensemble contribue au développement du tourisme, des stations de montagne et des activités sportives dans la région. La création de la retenue aval a permis le développement de la base nautique du lac du Verney. Chaque heure de fonctionnement à pleine charge de la centrale de Grand’Maison permet d’économiser 142 tonnes d’équivalent pétrole et d’éviter l’émission dans l’atmosphère de 990 tonnes de CO2.« 

Peu visibles en fond de vallon, la pierre apparait en larges coulées sur les flancs de montagne. Avec l’altitude, les alpages se dessinent. La naturalité de ce territoire est renforcée par une très faible densité humaine ; moins de 800 habitants à Allemond et quelques touts petits hameaux, tous en versant sud.

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La brusque apparition des barrages dans ce cadre naturel, imposants témoins du travail de l’homme, finirait presque par rassurer !

Si leur raison d’être se justifie (l’histoire de la maîtrise de l’eau, une exploitation illustrée par le musée Hydrelec d’Allemond), leur inscription dans le paysage peut être discutable. Néanmoins, ces deux ouvrages ont visiblement été l’objet d’une attention particulière ; celui d’Allemond a bénéficié d’un traitement paysager gazonné, celui de Grand Maison d’un parement de pierres. Leur artificialité est cependant apparente, marnages visibles, équipements annexes…

Lac de Grand'Maison 003

Signes de modernité dans un paysage naturel peu peuplé, qui lui profitent aussi visiblement car l’habitat est bien entretenu, les granges sont restaurées, l’habitat traditionnel savoyard maintenu. En revanche, l’activité agricole est quasi inexistante et le pastoralisme ne se découvre pas avant le lac de Grand Maison puis les zones d’alpage.

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Réserve Naturelle de l’Étang de Haute-Jarrie

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À deux pas de Grenoble en direction de Belledonne, la réserve naturelle de l’étang de Haute-Jarrie se situe sur le plateau de Champagnier. Occupant 10 hectares, elle est constituée d’un petit lac naturel d’origine glaciaire, d’îlots boisés, d’une roselière et de prairies humides périphériques.

Étang de Haute-Jarrie

La Réserve Naturelle Régionale de l’Etang de Jarrie abrite un écosystème fragile. Elle regroupe roselière dense, prairies humides et îles boisées. Un observatoire permet d’en découvrir la faune qui y vit : elle représente quelque cent cinquante espèces recensées dont 35 espèces d’oiseaux inscrites sur la liste rouge des espèces menacées, 18 espèces étant considérées en danger, vulnérables ou rares, au niveau national, notamment le Butor Blongios (en voie de disparition) et la Marouette Poussin (espèce très rare). Au-dessus ou dans les prairies attenantes, on peut découvrir des libellules et des papillons très rares.

Étang de Haute-Jarrie

L’étang a été formé lors du recul des glaciers. Il est exploité dès le Moyen-age pour la pêche. Les prairies sont pâturées et fauchées pour la litière. Au XXème siècle, il est abandonné, devient une décharge et commence à se combler. Dans les années 1970, les naturalistes interviennent pour demander sa protection.
La commune, consciente de la richesse de la biodiversité de l’étang et de sa fragilité, a protégé le site dès 1984 en tant que Réserve Naturelle Volontaire, devenue en 2005, Réserve Naturelle Régionale.
Ces classements ont permis de préserver et d’étudier la faune et la flore de cet espace humide, fragile dans le cadre de plans de gestion quinquennal.

Étang de Haute-Jarrie

Eaux libres, roselières à phragmite, à massette et à scirpe se partagent 6 hectares. Elles forment une mosaïque fine et complexe de plans d’eau et de chenaux de profondeur variable, et de zones d’hélophytes qui s’exondent plus ou moins aux basses eaux. Des îles et des digues nées de dépôts de curage fournissent un boisement dense et envahissant.

Étang de Haute-Jarrie

La réserve naturelle se répartit entre :
. plusieurs poches d’eau stagnantes, de superficie variable, en communication entre elles, qui couvrent environ 2 hectares,
. des formations herbacées hydrophiles : roselières, typhaies, cariçaies, scirpaies, sur une superficie d’environ 2,5 hectares, jouant un rôle important pour l’avifaune
. des taillis et boisements humides, en bordure de chenaux,
. des îlots boisés non humides installés sur des digues ou des produits de curage,
. une bande non hydromorphe constituée de prairies et de boisements arborés ou arbustifs, au sud/sud-est. La partie sud a longtemps servi de décharge et compte certainement dans son soubassement des dépôts non identifiés.
C’est le seul étang du plateau (hormis les plans d’eau artificiels du golf de Bresson), et l’un des rares plans d’eau naturels de l’agglomération grenobloise. Il est remarquable pour sa richesse avifaunistique et pour le cadre paysager agricole ouvert cadré par les massifs environnants.

Étang de Haute-Jarrie

L’étang de Haute-Jarrie est installé sur le plateau agricole de Champagnier, entre les massifs du Vercors, de Belledonne et de Chartreuse. Ce site constitue un havre de paix naturel et rare. Il allie un réseau de canaux où l’eau circule librement, à des roselières denses, des prairies humides périphériques et des îles boisées. Portés par les mélodies des grenouilles et des crapauds, vous pourrez y observer les oiseaux…

Étang de Haute-Jarrie

Un observatoire permet aux visiteurs d’observer la faune qui y niche en particulier les espèces protégées et rares parmi lesquelles des oiseaux nicheurs prestigieux : le Blongios nain, la petite Rousserolle turdoïde ou encore le Héron pourpré. Situé dans l’axe du Grésivaudan, l’étang est également une halte régulière pour de nombreux migrateurs et hivernants : Sarcelle d’été, Bécassine des marais, Busards, Grande aigrette, Guifette moustac. Les prairies humides périphériques hébergent la discrète Gratiole officinale protégée au plan national, la Germandrée d’eau et le Pigamon simple. Dans l’eau libre, flotte la Petite utriculaire. On trouve aussi sur le site 8 espèces d’amphibiens et reptiles dont la Couleuvre verte et jaune et le Crapaud commun.
Le site est cependant également inintéressant pour de nombreux insectes : 4 espèces de libellule d’intérêt patrimonial dont la Cordulie à taches jaunes (Somatochlora flavomaculata) récemment observée et 3 espèces protégées de papillons inféodées aux marais et prairies humides, présentes dans la zone périphérique : le Cuivré des marais (Thersamolycaena dispar), le Sphinx de l’Épilobe (Proserpinus proserpina), et l’Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria).

La faune piscicole est peu diversifiée (Brêmes, Carpes, Tanches, Gardons, Perches et Brochets).

Étang de Haute-Jarrie

Lieu idéal de promenades éducatives en famille dans un cadre naturel protégé à la rencontre d’oiseaux migrateurs, d’espèces prestigieuses…
Une signalétique d’information vous renseigne sur place sur les milieux, les plantes et les espèces.
Un observatoire permet aux visiteurs d’observer la faune qui y niche.
Ouvert au public toute l’année.Une partie seulement des berges est accessible.
Accueil de scolaires, enseignants auprès du Conseil général de l’Isère via la politique « En chemin vers les Espaces Naturels Sensibles »
Parking gratuit à proximité. Chiens interdits. Une partie seulement des berges est accessible.
Sentiers balisés aux environs sur le plateau de Champagnier.

Étang de Haute-Jarrie

Quand observer ?
En automne pour les oiseaux migrateurs.
En hiver pour les Canards et les Bruants.
Au printemps pour toutes les espèces de migrateurs passant par l’Isère.

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Étang de Haute-Jarrie

Liste des 54 espèces notées par le CORA durant l’été 2005 :

Bergeronette grise
Blongios nain
Bruant des roseaux
Buse variable
Canard colvert
Chardonneret élégant
Choucas des tours
Corneille noire
Coucou gris
Epervier d’Europe
Etourneau sansonet
Faucon crécerelle
Fauvette à tête noire
Foulque macroule
Fauvette des jardins
Gallinule poule d’eau
Gobemouche gris
Gobemouche noir
Grimpereau des jardins
Héron cendré
Héron pourpré
Hirondelle rustique
Hypolaïs polyglotte
Loriot d’Europe
Martin pêcheur d’Europe
Martinet noir
Merle noir
Mésange à longue queue
Mésange bleue
Mésange charbonnière
Milan noir
Moineau domestique
Pinson des arbres
Pic épeiche
Pic épeichette
Pic vert
Pie grièche
Pie bavarde
Pouillot véloce
Pouillot fitis
Râle d’eau
Rouge gorge familier
Rossignol philomèle
Rousserolle effarvate
Rousserolle turdoïde
Sarcelle d’été
Serin cini
Sitelle torchepot
Tarier des prés
Torcol fourmilier
Tourterelle des bois
Tourterelle turque
Troglodyte mignon
Verdier d’Europe
On peut y ajouter le Roitelet huppé, le Tarin des aulnes, le Grèbe castagneux…

Réserve Naturelle du Lac Luitel

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Luitel, altitude 1262 mètres

La Réserve naturelle nationale du Lac Luitel  est située à 25 kilomètres de Grenoble sur la commune de Séchilienne à une altitude de 1250 mètres. C’est la première réserve naturelle nationale créée en France, le 15 mars 1961. Elle occupe une surface de 17 ha et protège les tourbières et la flore originale du pourtour du lac Luitel.

 Le lac Luitel occupe une dé­pres­sion en­gen­drée jadis par le gla­cier de la Romanche, ancien glacier de Belledonne qui a rejoint celui de la vallée de l’Isère. Occupant initialement toute la surface du lac, les zones d’eau libres tendent à se réduire par progression des radeaux végétaux en périphérie. Les sphaignes avancent ainsi vers le centre du lac puis la matière organique s’accumule et forme un sol flottant où les arbres s’implantent. Lors de leur développement, ils finissent par basculer ou s’enfoncer lorsque le système aérien exerce trop de pression sur le sol. Cette évolution naturelle tend vers une fermeture du plan d’eau.

La tourbière du lac Luitel comprend deux systèmes tourbeux : le lac-tourbière caractérisé par des radeaux flottants et la tourbière du col, partiellement boisée par des pins à crochets. On y trouve tous les stades d’évolution écologique de ces milieux à sphaignes.

Ce paysage nordique constitue un refuge pour des espèces reliques des périodes glaciaires. On y trouve les petites pousses du lycopode des tourbières, la scheuchzérie des marais, les plantes carnivores comme le rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), la grassette (Pinguicula vilgaris) ou l’aquatique petite utriculaire (Utricularia minor) et la canneberge (Vaccinium macrocarpon) qui ne pousse naturellement qu’ici en Isère. En tout, 255 espèce de plantes ont été répertoriées sur le site.

Dix sept espèces de libellules sont présentes sur le site dont certaines sont inféodées aux tourbières : cordulies alpestre et arctique, leucorrhine douteuse.

Le site est géré par l’ONF qui assure différentes missions : accueil du public, aménagement du site, études et suivis scientifiques. Des sorties sont organisées régulièrement.

Il est formellement interdit de s’aventurer dans le milieu très fragile de la tourbière.

Le site est très bien aménagé et permet de découvrir, en famille, ce biotope si particulier ainsi que sa flore et sa faune.

Un premier sentier vous permet de surplomber le lac et d’avoir ainsi une vision globale.

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Lac Luitel

Puis, un bon chemin à fleur d’eau fait le tour du lac et revient par la route d’accès au parking.

Lac Luitel Lac Luitel 025

Lac Luitel

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Lac Luitel

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Lac Luitel

Lac Luitel

Enfin, un cheminement de caillebotis en bois, sur pilotis, traverse la tourbière de l’autre côté de la route.

Lac Luitel

Lac Luitel

Plusieurs sentiers de randonnée passent par ce site. Un chemin balisé permet de rejoindre la chartreuse et la forêt de Premol.

Forêt de Prémol

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Le site de la Forêt Domaniale de Premol est situé sur la route de Chamrousse station de ski près de Grenoble. Il y a deux routes pour monter à Chamrousse. Après avoir traversé Uriage (station thermale ) prendre la route via Vaulnaveys le Haut pour monter sur Chamrousse. À peu près à mi-chemin vous trouverez sur votre droite le site de Premol avec un grand espace de parking.

Forêt de Premol

Vous trouverez à cet endroit de nombreux lieux pique-nique ainsi qu’un chemin d’environ 1 km aménagé par l’ONF pour les personnes handicapées, les poussettes… Promenade très agréable agrémentée de sculptures taillées dans les arbres abattus pour réaliser le circuit. Initiative très intéressante de l’ONF que nous voudrions voir dans de nombreux lieux.

Forêt de Premol

Découvrez les restes de l’ancienne Chartreuse de Prémol, fondée en 1234 par Béatrix de Montferrat (épouse du Dauphin Guigues André), plusieurs fois éprouvée par des incendies (notamment en 1467 et 1707), détruite durant la Révolution Française. Après que la Chartreuse fut désertée en 1791, les paysans des environs se ruèrent à l’assaut des bâtiments pour les piller et les démanteler. La Chartreuse de Prémol et ses terrains furent inscrits comme site naturel le 2 décembre 1943.

Forêt de Premol

La gravure, reproduite ci-dessous, est un document authentique extrait de l’Album du Dauphiné de 1835 (le 1er guide touristique du Dauphiné). Voici le descriptif qu’en donnait le guide Joanne de 1872 :

Prémol (on peut trouver des rafraîchissements et au besoin un gîte pour la nuit chez le garde), ancienne chartreuse dont il ne reste plus qu’une grande porte avec deux pavillons habités par des gardes forestiers, et quelques ruines dans un massif de sapins. Des sentiers, ménagés au milieu des sapins, conduisent aux parties les plus intéressantes des ruines. On remarque surtout une grande porte romane en tuf, haute de 6 à 8 mètres et une fenêtre en ogive trifoliée. L’intérieur de l’église est envahi par une végétation vigoureuse qui en cache peu à peu les débris.

Gravure de la chartreuse de Premol

La grande maison forestière (appelée Porterie) occupait une partie des anciens bâtiments conventuels de la Chartreuse de Prémol. Avant la Seconde Guerre Mondiale, on y trouvait des vivres, du lait et des rafraîchissements. L’hospitalité pouvait y être offerte à condition d’être muni d’une autorisation de l’Inspecteur des Eaux et Forêts à Grenoble !
Malheureusement, le bâtiment fut par la suite abandonné, vandalisé et dévasté par un incendie en 1989.

Les restes de Béatrix de Montferrat seraient encore présents, là où était érigée l’église.

Forêt de Premol

Le domaine de la Chartreuse s’étendait sur 397 hectares, et les bâtiments allaient de la Porterie à l’actuelle petite maison forestière.

Il faut remonter au XIIème siècle, époque où il y avait des droits d’usage sur la forêt. Pour se chauffer, pour construire, les gens avaient besoin de bois et ils avaient obtenu l’usage d’aller se servir chez le seigneur du lieu. A la Révolution, ce qui était la propriété des Chartreux, est devenu la forêt domaniale de Prémol (c’est à dire propriété de l’État). D’autres forêts sont devenues propriété des communes avec deux cas de figures : certaines sont devenues propriété spécifique de la commune où elles sont situées. C’est la cas de la forêt communale de Vaulnaveys le Haut (d’une csuperficie d’environ 81 hectares). Dans d’autres forêts, il y avait des droits d’usage de plusieurs communautés villageoises : les gens avaient l’habitude d’amener leurs vaches pour paître, d’emmener leurs porcs pour manger les faines, de ramasser du bois. Celle-ci sont restées  » indivises ».

C’est ainsi qu’est née la forêt « indivis » d’une surface d’environ 420 hectares, située sur la commune de Vaulnaveys-le-Haut mais propriété de manière indivise des communes de Brié, Herbeys, Vaulnaveys le Haut, Vaulnaveys le Bas.

A partir de ce lieu aménagé partent plusieurs sentiers de randonnée pédestre pour découvrir cette partie de montagne très fréquentée par les grenoblois toute l’année.

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

Forêt de Premol

La flore est variée en toutes saison, on peut notamment y voir la Grande gentiane à fleurs jaune dont les racines sont utilisée pour la fabrication de divers élixirs et alcools.

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